18 févr. 2011

Table Paradise


POUR CINQ

...au choix du jour
au goût du chef
spécial midi
en plein jour
la nuit
avec ou sans service
Le Mort
passe la commande
à la Table Paradise
avec ou sans organes
sauce aux pas
au mérite de sa loi
fais ce que dois
la rescousse
n'a pas de limite.
De la source à la mer
le sang coule à flot.
Et y a pas que taureaux
dans les plats...
Là par exemple
une poule un oeuf
en rabin béni
l'enterrement
philosophique
Et ici nul
et sans abri
un neuf au ciel
d'une marelle
pour un peintre
plongeur
au restant
de la nuit

L'Empirée
biocéleste
par terre
saignée
cancérigée
al dente
la niaise
a bon dos
messieur
les commissures
de la prochaine
revoyure
la table est mise
prenez note
de sa dernière
éviction

...si c'était
dans le silence
coloré
d'objection
d'homme à pomme
avec dans le dos
le froid
qui vient
de l'ombre
à ténèbre
des morts
devançés
des cents soleils
d'initiés
roulant
lumière
en la patience
de l'azur
suivant les bêtes
exauçées de l'arche
des martyres
vert Paradis...

Perles-Mêles


PAR BLEU (A Nimot)

Un coup de rosie
rossa rouge rouge
rosée
au maquis
d'entéléchie
par temps
d'excroissance
forme caduque
dans le bleu
du ciel
d'outrage
excédentaire

Firedart
primes
des fragellos
druides
de botte à Castello
insertitanium
branle bas
attique
des quêteux
sang pour sang
jusqu'au dernier
ravi encor
vinfallot
de la dernière
cuvée
d'oseille
alougrille
au pied grandpa
siffle le vent.

Le sol en gandole
à la tête
de l'arrière train
des snappers
monétaires
régurgitent
des diarrhées
de coffre-forts
sur des soleils
à radiation
au doigt dans l'oeil
stocké
au parti-pris
de la montée
des terreurs
et des malpris
monnaies de mères
mortes ou papa
va régler Ça.

Lorsalum
quinkarna
bouquenrose
jeub tandas
par capots
sirlas beums
achmidral
pasplirentille
xing jarbang
maïo niaise
tentri
plurabilles
d'ondémat
justoryou
kanpluire
en deoux
avec vous
can cueur
est nous

17 févr. 2011

Têt-Erre


SÉISMAGRAPHE "...n'endort ni les regrets ni les frayeurs ni les dégoûts..."*

Ça brague
fichus
fraischier
saccages
p'tit bout
d'épave
encor...
un flushing
...vive le vent
divers...
qu'un solstice
de croix
atomique
en bambettas
sismiques
sur squelettes
drappés
de multitudes
hérissées
et en clous
cruxifiés

Partir de bien
avant avant
du moins ici
de tant sans
temps
où c'était
à reprendre
ton aile
brisée cou serré
ton coeur niaisé
tes larmes cachées
Argos bien aimé
en la frayeur
et les coups de pieds
sale destin
d'obéir
pour être tué
et d'Homère
dans un livre
abandonné.
Ta chaîne
ton collier
paille et poutre
des maîtres
serviles
et éborgnés

Jamais arrivé
pas parti
au couloir
insensé
des libertés
cadenassées
de nihilisme
démocratique
volcan
d'éruption cutanée
servant le murmure
de la Mort
ce grand officier
Voyez comment
s'ennivre l'immonde
en son esprit
immolé
Attendre encor
et toujours
la vrai Vie tant aimée...

Miloz*

16 févr. 2011

Corpsbeille


DORTDOGME

Des tribus
de Trailafs
de pierres
à fils
des Redasters
suffixes
trier crier
Mauve
et Vincent
des sorciers
Rufnosce
des îles
lumières
de Le Duc
carcans
siffleux
d'automatiques
Qu'importe
à Pousse
et autres
textes
du parc
des Pacages
Le retors
du même
mousfonfons
des Farcrilles
bas de falaise
à corpsbeille
des baisons
bisons.

Autoroute
à potence
s'engorge
l'ogre
à mise
de fonds
sans boeuf
sans dieux
goulag
à goudron
pour tant
de leurres
de reprises
funéraires
faux en rire
comme en estimés
armés
en lots
symptômes
à la sainte table
à dix sections
garde-chiasmes

Tripoter
des décombres
aux valises
urgentes
où souffles courts
têtes à trappes
sur un seuil
comme sur un fil
de catastrophes
encor une fois
ce sera les douches
le bonheur des plages
la samba
les médailles
on jouera Mozart
et l'éternel retour
ce sera alors
sans fin...

14 févr. 2011

Fin Début


RACONTÂGE "Le sens de l'homme est le non sens"*

La fin avait
commençé
dès le début
la suite
mit fin
à ce qui va suivre
Au huitième jour
au recommençement
l'ordre fut donné
d'étouffer l'affaire
après tout
ce n'était rien
qu'un rêve
appelé réalité
quelque chose
de sang histoire
offrandes pyramidales
aux dieux aux voisins
raisins...etc

Opium pain beurre
moutarde
aux premiers jours
vinrent ensuite...
la semaine prochaine
le mois et leurre
Tout est en place
pour le début
comme à la fin.
L'art de raconter
par les Dyeux
un possiblement
faux comme à la fin
le début interchangeable
au besoin.
Dépendant des poissons
de la marre à wawarons

A la fabrique
des croyances
il s'agit
de commencer.
Mais d'où vient
le commencement
de la fin?
Le début du début
début...
Au début il faut
commencer
et oser finir
infiniment...
ou couper court.
Encor laisser
aller la fable...
jusqu'à la découverte
du pot aux roses.

Cela n'explique
pas d'où vient
le début?
Le début de la fin?
Début de quoi?
Fin de quoi?
De l'histoire...
de celui qui raconte
Moise Homer Héraclite
Hölderlin Lévinas
Artaud Leroi Jones
la liste est sans
début ni fin.
Alors peut-on
commencer
ou recommencer
Qui veut commencer?
Ou finir?
"Il suffit que l'artiste
fasse le choix d'un sujet
pour que celui-ci
n'appartienne
plus à la nature"

Bataille*
Goethe**

12 févr. 2011

Signes D'Yeux


MONT-CHOISI "La Fontaine peignant la belette ne pouvant sortir du grenier"*

Tout se passe
un geste
signe
un
deux
cinq
rythmes
au sol du pied
en cadence
pour son peuple
Paul agrippe
une mouvance
ose un sens
de rêves
tourne
virevolte
expulse
scribe
l'acte
en monde
l'immonde
en un ouvert
d'enclos
libre
silence
beauté
bonté
ou pas
part d'yeux
d'admire
tenir Là.

Impossible
mais si...
ce Rien
nouveau
Seul solo
en son
espace
infiniment
chez lui
en son d'yeux
rougis
d'avoir
débourbé
les jaunes
les rouges
les bleus
oubliés
là juste Là
sur le Mont-
Ténèbre.

Hofmannsthal*

Tantrille


PHARROLES DE DRUI

Greulle
servant
l'altitude
d'une
jaunesse
déferlanguie
doutant
vantrabilisée
omis un gramme
décrié des papis
russes
Cribabillant
lulukanti
sertolleur
pensatraire
qu'odder
à ce piuir.

Quartulle
des cibiens
concompris
desbargrug
francfrefi
keril passcartil
précis deistandis
noémains
coeukantrar
cant écroux
somtiter
que hior
plus farouc
raquer
à stampir
un verra

Allison
ber et oual
rentre haquin
horenbous
Qu'un pasypas
denmarque
un borduas
saloup
mieux et fraitral
rembir derviens
là bie à stenteur
plir à fleuve
d'amourasse
au libeau
du rent
qui vient
à Rouche
là ici oui
juste ici
où tout est perdu.