24 juil. 2010

Tribut


SUR LE BORD DU DÉSERT
Cellule d'Ailes
notre lumière
sous le couvert
du ciel
bien attaché
Chaque départ
le dernier
De l'Hôtel
de l'Univers
l'errance
misa ailleurs
pour plus de clarté
Dépiégé
et horriblement
blessé de la semelle
à l'esprit s'est fait
piégé elle n'était
plus d'ici
La jambe fut coupée
ainsi que le nom.

A la fin
tout savoir
éparpilla
nos moissons
d'amour
Un feu étrange
un éclair réel
sévère arracha
la cellule
la remit au néant
Sur l'entour
des débris
est-ce elle
règnant seule
comme la vénus
sait-elle encor?

Par un oubli
de cratère
de cendres
je sais qu'elle
passe et souffle
à l'intérieur
du sensible.

Cela s'est fait
sur et dans la mer
l'éternité retrouvé
en l'immensité
de son esprit
elle revoila ses secrets
Son absence
à jamais crevée
du temps d'ici.
Toutes les aurores
gisent gelées
en pragmatiques
échouages aveugles
et sourds
au don d'amour
de la bonté.

Crée Tel D'Amérique


MUSEMUESIQUE
Quand acte
pour un tri-tri
seul seul
sans rase-mottes
et loin des têtes
Des grelots
de patates
dans l'audience
discutent
une clée
devant porter
l'avenir de l'hymne
à la Mutation
moléculaire
de plus personne
dans les instruments
à vent.

AU QUOTIDIEN
Les chanceux
portent le gros lot
à l'infant
une mine personnelle
à l'entre deux
du futur aménagement
pour le nouveau
dictat des heures
Pas de doute
la béate beauté
du supermarché
du médicament
de l'huile à moteur
ronronne l'effrayant.

NOMS PROPRES NOMS SALES
Clovis Marcus Tiouette
devançant d'un cran
la roulette des artificiers
d'anglais de Durham
ou du jardin de Métis
des mains faisant tempête
aux souffles qui courent
le miroir aux alouettes
pour se nourrir de Riel
et du Millet des muses
à lierre sauvage
du réchauffement du chaudron
des fauche-routes
sur le dos des pauvres
de Vincent ou de Victor
dormant tous sous la chaise
du père Nimot fils
de feu le silence Zéronimot.

23 juil. 2010

Le Pacte



BRAQUEURS
Des espaces
toute peur
dedans
Potentats
en guide
michemin
des élévations
de braqueurs
massent
les rêves

DE LA NATURE
Des mots bruissent
l'enclos
de la catastrophe
où Dieu mort
rien n'est permis
Des fusillés
du coeur
surveillent
la durée
d'une chandelle
Tandis
que d'engourdies
dans le bocal
surveillent
les baleines
jaune Achab
monte la table.

LE PIPO
Tous sans exception
ayant voté
l'euthanasie
pour tous
globalitairement
car toutes choses
étant inutiles
que les solos étant
dans la Cène
dans le Gange
dans les golfes clairs...
Que ça fausse la rote
il en restera
bien quelque chose...

ART-UN
Car croyant en l'idole
le sens de l'art
fût de prendre
Troia pour
ne pas se faire
taxer et mettre
sur pied une génétique
picturale aimantée
vers le port
des attachés attitrés
Car il faut
trouver le nord
pour ne pas perdre
la carte des affaires.

22 juil. 2010

Natum Climax

OBSÈQUES

Pas de vent
Ni l'enfer
des enfers
Un balançement
de songes d'oiseaux
d'y voir un labeur
qui vole
et une cage si petite
qu'il n'y en a
pas...
Le mot cage
on s'en câlisse
inutile
comme la moelle
dans les os.

Le vieux chemin
brisé
par la liberté
d'esclave
des racines
aux étoiles
et puis l'univers
"Gastribig
aboulouc nouf
geûleurr
naumanamanamanamouère
agulztri stubglèpct
olstromstim ulzz..."*
Alors marcher
l'espace
neuf
parce
qu'il le faut...

Plus sage
par un long
sans savoir
surtout
qu'il sourit
que nous
formons une amitié
L'abîme s'ouvre
étourdissant
de néant
rassurant
aussitôt
par de petits
points
de lumière
l'indice que je
suis bien sur la terre.

C.Gauvreau*

21 juil. 2010

De Rien L'Air



SACCADE

Fugace
kaléidoscopique
d'un instant
l'autre
l'évanouit
nombre d'or
à zéro
voir
Voir
un froid
stellaire
le fouilli
Tenir
n'étant pas
Temps mort...
de glace.

Je pense donc...
je suis mort.
Ne pas penser
vivre vrai...
Agit-erre
l'émerveillement
l'admiré
contemplation.
Et quand
comment
où?
Effleure
l'arrive...
au moment
clic
soudoyé
de la vie...
rayer
avant...
L'enfermement
l'affairement
sérieux
Un ludique...

Trop vrai
trop beau
pour être
vrai...
mon corps
et mon esprit
ranci
désaccordé.
Où a-t-on terré
la terre?
Écourtée
de par tous.

La poésie mène
la Vie à bout
de mort
Poésie ayant
L'Air de
poésie
pour de vrai!
Pas
un style
un concept
une forme...
Triste
qu'écrite
décrite

Être
deux cotés
où on meurt
de se rire
Ne sait
le cimetière
moins
le cercueil.
Des poètes
de cimes
seule sens
sang sans
simplement
absous
plombés...
Un Monde
sans poésie
sans monde?
Dissolution
des matières
chaosmordes.

Pain noir
du mot
Vie
urgence
effroi...
à la criée
des numéros...
Temps...
n'est pas
ne peut naître...
le monde
un pas.
D'appât.

Spectre En Un Acte


SANS DESSOUS DES MORTS

Quand des branches
sans feuilles
comme un ennui
qu'un trait
tiré sur les rêves
et qu'un silence
mord la terre
redevenue plate
d'outrages
blanchis
d'obscures
consentements
totalisant
minoritaire
majoritaire
en un désir
d'en finir
avec le vivant
Qu'un vacuum
vous tire
l'érection
sans suite
tombant en poudre
d'os
Que l'effroi
le vertige
l'innommable
auront terminé
leurs besognes
d'enfourchés
et le last call
de Lascault
retrouvé
son chaosmos
bien compris
des morts
et désensiler
du nihilisme
savant des pas
au derrière
que la pression
en soit une
de contemplation
amourachée
d'amour
qu'un surf
au levant
d'un précis
sans abri
que protéger
des ablations
par saut
dans le vide
des idées.
Que comme au ciel
ici juste là
peut-être
aurons-nous raison
de naître
et tambouriner
lazarus.



20 juil. 2010

Du Dedans Des Portes


POUR BRÛLER

Des vases
incommunicants
des peurs
d'autres
un rien
et plusieurs
encor
Un nuage
de sang
des maigres
de fumée
d'eux
De la suie
des cendres
les nôtres

Pour
rien...
de la trahison
du silence
sur ce qui vient
toujours
hors du cycle
des morts
et de l'onanisme
cosmique

Murmures
venant
des murs
de pierres
de toiles
venus
d'où...
Des bouchées
des nettoyages
je suis
sain d'esprit
je suis
Saint-Esprit
dit l'oreille
affolée
ou juste
le fait d'être
là sans
justifications...
économiques.

Du sismique
quelque chose
de très grand
la fragilité
des animaux
à cela qui est
nous...cherchant
la possibilité
de naître vivant.
Jamais sortie
de nos suies
des grottes
à celle des camps
et de celui où
nous sommes.
Bien enclos
dans le tombeau
du grand froid.

18 juil. 2010

Au Sortir La Nuit


D'OÙ VIENT LE RÊVE

L'absolu
la nuit
fait sortir
à peu près
tout le dilué
du sang faux
erre
des silhouettes
des jeux
et le plus
sérieusement
du monde.
Par la suite
toutes caresses
portes qui ouvrent
à des visions
du jour
digne de ceux
qui en ont terminé
avec l'apparence
au détail.

De sublimes
manifestations
encouragées
par la loi
sur le goût lacté
de l'agit-terre
des amitiés
montent
à l'internationale
des bals sans
la colère
des ayants droits
S'enclanche
là en fin
la fête retenue
depuis le début
des mépris
qui se passaient
à la table des festifs
héritiers
de deux
ou trois comptables
qui mettent
les émotions
au nombre
pour se faire
la passe de l'histoire.

Du vent frette
ravigorant
les aunes
des bords de rivières
asséchées de marchandises
depuis les mangeurs
de poumons
des poulamons.
Mue d'enthousiasme
sans précédent
le lit de l'eau
se remit
à sa juste signifiance.
Un temps retrouvé
sans dépendance
qu'un pas de deux
pour la danse.

De Beaux Oiseaux


DES MOTS DES CHAMPS DES OISEAUX

Le mot silence
qui n'est pas
un mot dit Bataille
s'envole sous
les plumes
légères
de Saint-François
et Robert Stroud
mots cloîtrés
mots d'incarcérés
des oiseaux
dans la grande
cage du Dieu
et de l'homme...

Liberté
conditionnelle
piégée...
par papeterie
des grands
secrets
pour l'a genous...
coupant du semblable
par les deux états
d'eau bénite
et de sueur

Mais n'est-ce-pas
la poésie
qui dit vrai...
que la mort
ne soit
pas la mort
mais du capital
bon qu'à
couper les ailes
de ce qui
n'est qu'initiatique
ici là juste là...
Quelque chose
avant d'être
un chiffre
une monnaie
des prières...
comme
du mal foutu
du titubant
de l'apeuré
du trébuchement
une faiblesse
un rien à mener
quelque part...
hors le rugueux
l'exécrable
cage où on
arrache
l'avoir du coeur?

Faire un champs
pour un chant
qu'un chat
dégénéré
apprenne
en volant
dans le plus
haut des si
que ses griffes
ferment la partition
de la souris
qui s'inquiète.
de ne plus voir
de carnage
à sa portée.

Qu'un saint
en cueillant
l'attention
des oiseaux
du paradis
en détourne
le repas
en faim diocèse
pour un coloque
d'une vérité
où il y a d'la joie
sans de pavanne
en fa dièse
Alors on peut
s'envoler...
avec un Rien.