27 déc. 2009

Quand la Peinture Peint



Quand Bram Van Velde chassa du revers de la main A.B à qui on allait le présenter en fut déconcerté,qu'était ce vieux monsieur pour agir d'une manière si peu accueillante si rébarbative?
Et bien ce peintre qui n'a jamais eu que son génie et sur le très très tard une reconnaissance...dont j'imagine abandonné à lui-même depuis toujours sachant que la gloire est chose d'un autre ordre qu'une éphémère présence dans les livres,ou un choix tout aléatoire du présent...cet homme peintre devait en avoir soupé du tout un chacun arrivant en meute parce qu'on leur disait d'arriver là où on avait débusqué un gibier haut tout en couleur...et pas de la peinture.
La Solitude de la peinture la solitude de l'être au monde. Petite bouée portée à l'Errance pour ceux qui sans secours abandonnés là en un lieu terrifiant sans défense autre que le sans valeur,le Rien le non né alors chance désespérée et non inespérée en compagne se fait Voir.Cette main qui repousse...qu'un signe de plus un geste de plus dans l'univers des signes de leur monde à eux,la peinture et B.V.V

"Fraudant le bon sens,
j'accélère ma vie et d'un
tour de phrase je bondis
dans le simultané"*



"Je n'ai plus d'imagination
ni de souvenirs forcément
je regarde finir le monde"**



"Toute sa mort
regardait la vie
éternelle Beauté
par lui sans Grâce
ravagée"***


*Gatien Lapointe
**Marie Uguay
***Marcelle Després

Renaicendre




Oui quelle suprise...et oui peu... quelques mutants,pas pour longtemps,la brise brise,la chaleur chauffe,le gel g.. on connaît la suite?
Pas si sûr,les uns auront leur coupole d'or,les autres des restes de terre,oh! fuyants docteurs Mabuse,les autres désertant la mémoire, et les artistes satisfaits,qu'un sans corps amusant des transparences, d'idées bien fixées,celà aussi est bien compris.Et dans le brassage comme un tsunami à la énième extradimension là tout Paris, New-York,Berlin,Istamboul...peuvent bien techniquement illuminer des tas de gens,se baigner dans la mer...bon ceci aussi c'est compris..."on est pas là pour se faire emmerder"...Flux. Allons.La vie est bébelle...

Moment-là
de tant d'escapades
sifflantes filantes,
mémoire immémoriale
composite tant et
plus trop de mains
froides à géométrie
invariable,que boum
primaire serti
du code à perruche
sur les croix.

Rose croix ,rouge,
noire,jaune,bleue,
Toutes à croire.
Une direction
À plusieurs unités
toutes directives
Sens unique pour
Rose des vents
incubées,cucurachat.

Si l'on veut.
Tympan qu'Oeil
alvéole à mouches
le Céleste méprisé
Qu'Aboum Incas
ensablement
des groins l'air
Rien.

Si géguerrrre
erre..mondial
invisiblement
làlalanaguère.
Là la Note
sur le
point
nil
ni
a

Bien sûr Personne
pour,(feuille qui tombe..)
BoomBloom.La Joie
Le Livre secrétaire
fidélio-comique
Game stellaire hier.
Magnat dans son bain
de creton sifflant
l'air de Rien
Le laisser venir
à moi vos petits.
....

La neige si belle
tombe en fondant
sur mon système
immunitaire
et la feuille
en papier roule
roucoule le silence
matière des plûmes
roches coeur
rire inscrit
ici d'ailleurs.

26 déc. 2009

Apnée



Conduire? Qui conduit?
Vraiment?

Trou du mourir
sans fin

Chemin de l'air
seul de l'erre.

Dieu... mon dieu.
Le mien, mon Dieu
Dieu!Quatre.
Haine!Scission,
Dieu mort!
Mort mots.
Néant,zéro!
Votre Dieu.

Penser? À quoi?
Voilà...( )

Savoir que la cage
est dans l'oiseau.
L'oiseau est la cage
L'oeil prend, garde.

La Grande douleur
de la Fin éclaire
la Beauté du monde,
invisible.

L'Art se Doit!

L'Attente terrifiante
infinie dans le
plus jamais!

Montée à l'hélium
ne pas monter!...
comme un Gréco!

Un souffle une terre
et plouf!

Vivant jusqu'à
la mort, l'Art
un supplice.

Toujours un Camp
Sans le Vrai Dieu
Est infini.


Faire Voir,
chauffer l'Enfer,
étincelles de la Nuit

Comme une outre
l'outrage au désert

Rouge tes lèvres
beurrées de la mer,
notre mère Rouge.
Tes Enfants
les miens.

La musique toujours
sans erreur sur Le Désir

La peinture n'est pas
ce que l'on croit
ni ce que l'on voit.
Rebellion d'Amour.

Tableau sanguinaire
tableau,
accroché le demeurant
si le sang est réel.

Le Propice,fait
défait le Monde.

La Liberté;
libre de choisir
ses Douleurs.

Le dernier mot,
à peine, pas,
ceci.


Malévich ayant
touché Dieu
devin Plouk.

Austère et orgueuilleux
le noir Seul Noir.
Dictat et Cerf Oeil.
Fifrement applat.


Boussole ou pas
le temps aide
élimine tout.
Splendeur assasine
De la Mort.

L'Art sans la vie?
L'Art on s'en fout!
La vie?

Matisse a fait du
Voleur un Hédoniste
Règnant sur le ciel
de vos pommes de terre.

Enfin écoeuré
de ce tourne en rond
il prit
la place de l'étoile
et s'y retrouva.
Il était une fois...

Deuil d'Amour


Ou des amuseurs
encartent le
couloir de la mort
pour un dollar
et du fermé
font rigolade
Éteignoir au noir

Qu'un crissement
strident une attente
idiote
Une force plombe
la Nature Morte
humaine,
au centrifuge
de son malstrom.
de son Enfer simoniaque.

Les mots des cris
sa fin du Monde
Tant d'Horreur
encore là dedans
que Ça, poids plûme
à la dent dure
corps bandé de Morts
sans amour
machine écervelée
Patience!Fin...
Vent,Seul,Silence
Odyssée Novalis
moi moi moi,

Pas une fin
de non reçevoir
des murs de rien
cauchemar de moi
de vous les camps
d'Homère à Joyce
Entre deux plaquettes
de verre dévoration
Dieu de sciences
dire le grabataire
Pour rien pour rien!

25 déc. 2009

Blanc-Beck


L'éblouissement
édenté du firmament
par les yeux
troués des cages
porte bien là
le pourquoi du comment
il peut attendre.

Un seul fait:
Terreur du Vivant.
Sans hauteur
que largeur
les géométries
du Fra Angélico
seul vrai à croire
qu'en peinture...
Quand Dieu.

Voir voir encore,
voix des yeux
des communicants
au lointain
du passe-trou
en poudrerie
des peurs, cris
Oh que oui
rater quoi?

Risible le meilleur
'Angélus Novus'
Klee et l'Enfer,
des enfants...
Suppliciés,
tous sacrifiés,
pillés volés
attendants
béquettes béquettants.

Vilains cailloux
pommes d'errelande,
mouches à jument
sur les ailes
visuelles,va, va.
ouvertes ou fermées
trappe à rien...
erreur Horreur!!!
Ah!les belles lettres.
Voyous pilleurs!

Mouches à mouches.
Mort Morts
Vos chemins retors
Vampires des pierres.
Viandes refroidies.
Lardées de Bacon.
Ceci aussi vrai
Que Mort se Doit.
Pareil à un coin
dans la glace.

Musique Music.


De pâles papiers délavés déchiquetés là dans l'eau le sel la glace fondue,la sloch,la gadoue,de la ville,une agitation a eu lieu.Des habitudes,à chaque année au solstice on nous ressort ce conte...Les vendeurs du temple ont la part du loup...Gros party en l'honneur des dividendes sous les palmiers dans la fête orgiaque d'une revenante d'un pauvre innocent qui par ses crucificateurs...Bon allons vieille peau.
..."Malévich aime poser,c'est évident sur toutes les photos que Golo a pu voir de lui,depuis celle de la gare de Vitebsk jusqu'à celle où il git
décharné sur son lit de mort,veillé par ses tableaux"*...Fin des icônes début d'un tourne en rond dans la fosse à Babel...comme tout se tient...Abélio, Malévich petite perçée après l'éteignoir de l'histoire de compte de sous pour de riches mourirs.
Traversée du mouroir,depuis les Esprits partis sortis,la question qui fait reste;Le Sens.Comment recréer du Sens...
Dieu mort,bien Mort,l'homme évanescent, nu,au carbone 14 et L'art et la technique...des enfants pas forts.Imaginons plutôt le sourire de Zoran Music,et son "il y en aura d'autres après nous".Ce monsieur ayant tout vu de la terreur,s'engage en une seule voie l'unique synthèse du temps portée jusqu'à sa mort.
À moins de voir pour ne rien voir comme les dernières secondes avant et pour jamais plus ce monde,ce monsieur est le dernier grand maître de cette effrayante histoire
d'étêtés à croix de brigands à pétards, ici juste là dans un au-delà dans dessous des sous-sols.Ne pas voir autre chose...à moins que à moins que comme dit le philosophe,l'Apocalypse pas celle des mécréants celle du plus grand que ces virus mangeurs de mouches mangeant des mouches...
Leroi, Eugène montre bien à quel point la vision d'un visionnaire et la quête d'une figure ayant eu lieu n'a pas la même portée sur l'appel de ce "Peuple Qui Manque" tellement signifié par toute la peinture,la musique la poésie en particulier,tout ce qui se présente après et bien Malraux parlait d'un musée imaginaire disons plutôt
un musée néanterre.
De Music à ce qui Est Réellement pour les uns la Mort de l'Art,pour les autres
Rien dire pour rien, plus de Guide Michelin Rien c'est à Voir!

*Juliette Kahane
"La Fabrique"

24 déc. 2009

Poétrie


Les Grands vents grands déluges,détritus et tout le bataclan qui de la Fin des temps de la réalité à grand déploiement sur nos écrans. La Mort qu'est-ce que c'est quand on est mort?
Une Fin de rigodon.Et puis ça se vend bien!Fuite de Vérité toute pareille à celle de la pensée; un universel tralala..Les invités doivent quitter par noms et numéros la liste est longue mais le numéro est court.Terminer Bacon,derniers lambeaux liquidés!après celui du "traité des sensations"* et la levée de fonds pour sauver les derniers mensonges à semences.Giacometti bien branché et bon Voyant a très tôt fait d'y ramasser poussières et têtes sachant que les corps évaporés ne tenaient plus qu'à une tige..Restera quelques in-sectes rapidement à l'insectarium sans sens sent le bon sang et hop!
L'acte mystérieux du désespoir des lignes et des couleurs,décochées en larguant d'étroites platitudes comme autant de ruptures.La Nuit des Signes."Quest-ce qui est préférable:un bonheur vulgaire ou des souffrances élevées?"**La nuance ayant capitulée disparue alors de but en blanc du paradis à l'enfer en deux temps deux mouvements,autant dire qu'il n'y a rien eu,un lieu Irrespirable.
Un lapon, un lapin...coléoptère un coloc erre , un mirage faisant du rase motte,furtif et ni vu ni connu.La Nature aidant d'une douce pluie à un séisme engloutissant toutes rêveries.
Simultanément spectateur et acteur, le sol la tête en une mouvance sans le fleuve D'Héraclite.Annihilation simultanée...."Cette opération résulte de l'imagination qui présente à l'esprit des signes dont on n'avait point encore l'usage,et de l'attention qui les lie avec les idées.."* Et des pensées pour les glaces à Daudelin,son Embacle à Paris...sculpture monumental de plus en plus vrai pour là bas et moins pour ici.Quelque chose comme Miro meurt un 25 décembre,alors qu'au même moment boules et sapins par les fenêtres cassées retournent à l'hiver.Une Traversée
sans la Barque à Charron.Un paquebot à Placebos pour un quatuor de la fin des temps de Messiean.
..."Marcelle figure initiatique s'il en est.Elle occupera une place névralgique dans l'ensemble de l'oeuvre de Michel Beaulieu d'abord comme une montagne de silence,pour faire l'impasse,taire et se taire à soi la vision de la douleur absolue et l'énivitable conscience coupable"**...Et le grand poète traversa sa barque et l'inverse... Beaulieu par L'Aile Salée D'Amour.
L'immense table est mise,les pièces de l'appartement semblent habitées d'une, de présence invisible on pourrait croire que quelque chose a lieu...ou aura lieu?...
Et finalement rien n'aura Lieu.








*Condillac
**Dostoievski
*Condillac
**G.Cloutier-in Trivialités.

23 déc. 2009

Au Commencement Vient.





millions de fois
Non!à toutes formes
de destructions
sur du mort bien Mort.
L'urgence est là,
à ce qui se présente
au désert nouveau
Commencement de Terre
devant en loques
ruines en avant
l'arrière.

Non jamais Oui!
Combien qu'importe!
Tout n'a été
que sang que scélérates
appartenances
Marchés de dupes
rumeurs tractations
qu'unijambistes
olympiades.
histoires d'idiots.

mains sales,fissurées
éboueuses brûlées
rancies,rentières.
escargots à tombeaux
Des crémations à sang
blanc de poussières
Lacher vos "poltrons chier"*
pas d'attendeux à bombes
mais débutants d'Omonde.
Attention on y Est Pas.

Pas de révolution
ni que morts marchands
de mots que syllabes.
que glossalies
A-BLANC.Invisible
à jamais Mort.
Il y a eu Progrom
Atomiques techniques
perma frost des esprits
Et nuptial d'Éblouis
Ici un deux cinq peuples.
Bien ailleurs ici là!

L'infusion du monde
Nature nature clôt
l'Affaire.
Retour au magma.
Dieu,la Nature,
les mots.
Effarante vision
trilogie à Mort!

Entrée du Christ
Oh! Dépotoir!
Oh!"hypocrites
lecteurs"**
mains pourries
ferment le cercueil
Alpha et Oméga.

*Artaud
**Baudelaire

Plus que Noir



La traversée du noir d'Alain Lestié,ses "causa pictura" toute française,évidemment que Degas les fusains,disparaissant s'évanouissant,bois brûlé,cendres...traînent là de l'autre côté de l'image des images noires tableaux noirs et Bordeaux...Goya?...on intuitionne cela, simple mais pensable...De l'autre côté l'anticip-action de la poursuite de la peinture après bien après la fin qui n'était pas une fin on le voit bien là ici déjà par lui le français qui pense en guerrier de la mort, poursuite sourde à l'encombrement du trop d'épanchement sans maîtrise des têtes affolées dans les urgences,les estropiés des tombes,ce monsieur laboure l'outre-vie aperçue après de terribles désespérances de la boîte "cracker jack" des couleurs...mystérieusement rationnelles se donnant pour ne pas périr abscons.
Enfant du solide fils du construit du pas rien,vieille âme vue d'ici, trop vieille d'expérience pour ne pas penser que trop c'est comme pas assez... et l'embarquement pour le grand risque, penser bien penser, de là ses signes plus; des codes jeunes d'une jouvance d'éternité.Ici on peut dire de l'autre côté les couleurs,du moins ce n'est pas sans esprit phoenix.C'est plus que;il y à quelque chose,c'est de la peinture...après la mue après un apprêt de la vivance par l'autre bord donné.Le coloriste est passé par le cimetière emportant sa tombe noire des couleurs,un peintre de la leçon silencieuse... l'autre de la peinture, cendres bien protégés bien cultivés,voyant le souffle de la mort apprivoisable et peignable.

22 déc. 2009

Images





Oui pourquoi tant d'objets,tant de tableaux sculptures dessins...? tant et tant...y en a partout dans chaque pièce garde-robe," le moindre petit recoin,"ça me sort par les oreilles"...Pourquoi pour voir si on peut voir...bien voir en être assuré...D'abord sauter le mur...de soi, long ardu et terrifiant périple...ensuite des autres, l'autre mur.Conscient de la valeur du corps,(monnaie vivante)les codes,et le tralala mère, père,de la trinité du saint-office de la collaboration,au cycle des masques,de la réalité comme accord de principe des mises à morts non seulement (des suicidés de la société)mais de toutes les mises au monde changées en pucerons pour des fourmis à concentration, concentrationnaire.
Et du "show must go one" SPECTRACTE.
Pourquoi tant d'art...
Entrer dans le détail est inutile.

L'objet là
En pleine lumière
Seul
Sans besoin
La nuit
transfigure
Les éternités



Papiers toiles
Rouge des massacres
Nature des mers
mal dans la baleine
Et firmament des spermes
à la lune à mars...

Sciences toujours
étêtées une formule;
quadrille et formol
Alpha d'Omerta
Allez au wagon!
À l'Acte-Lier
À L'atelier!


Ode À Lapointe
Ode À Whitman
de petites
"Feuilles d'herbes"
au St-Laurent
des glaces à papier
Contre rage
possesif atôme
d'Amérisque

Pendant qu'Ariane
s'envoie en l'air
par un coup
de roulette russe
grosses bottes
à merde
"Rangers" de poussières
Pourquoi des objets?
Des poètes?

Au temps d'Hokusai
la petite ligne
le trait oiseau
trait trait quotidien
Et Masson laborieux
pour l'image immobile
rêver rêvante Réel.

21 déc. 2009

Gris-Gris Paparadis



Qu'en pense un jaune
mal venu mal vêtu
Si on fait la danse
dans l'ensemble?

Qu'un bleu délire
d'avoir à naître
sans être vu
à Pompéi ou
sur une tapisserie?

Cela suffirait
s'il n'y manquait
le rouge pour
l'enfer du vert
Rabattu ou délavé
cela tout mêlé
gris-gris paradis.

Savoir faire avec
en autant qu'on y
respire du mort vivant
que vivant mort.
La parodie ici oui
mais avec Juan Gris.

Apostasie



Voiliers d'oiseaux
parkés compilés
d'en-dessous
Dernier chant des sables
suite au miroir
d'alouettes
Ton trou d'ozone


Pellicules des mortels
par urnes cassées
asphyxiés raidies
des progroms
du ciel et de la terre
humain trop de mains
à charrue

Douchés d'ultratviolets
Oublies d'épitaphes
sans cercueils
Des couleurs encore...
Des bleus des jaunes
et qu'importe les
ocres séchés de vos coeurs

Responsable d'Amour
pas dressé,
même bien mort.
Que tableau
cent tableaux...
La terre n'est pas
si haute et pleine
d'espace encore