11 févr. 2012

Ici Éternel Le Ment


L'ENVOÛTEMENT D'ULYSSE

Taque le I
rouge chaperon
file la fille
en bande
sonore
les sirènes
Oh mère!
De la défroque
l'orgie à vendre
le vent
l'eau
la neige
l'air
et les songes
captés d'Histoire
pogné terre
sans horizon
invention
futile
noeud d'hémorroïdes
à l'usine
des peinéloupes
en nus descendant
les marches
aux pas pas l'Un
après l'autre
et le mot dit
entre les griffes
de Delacroix
ou la grande
séduction d'Arp
aux dents du bifteck
du soir.
Aragon signant
finalement
les libérations
de cinq heures
aux portes
du Ciel

'J'ai besoin d'être
attendri
comme un steak
de léopard
fuir dans les trapèzes
mordre l'écuyère
au talon
étouffé sous le mensonge
de la couleur*
comme tu meurs
la vie
sous le feu
des branches
aux corps
d'Hans Bellmer
gros ragoût
de milliard
d'étêtés
pour la reine
aux lions
histoire de dents
dedans Adam.
Néant sous le ciel
saigné bleu
de qualité a-1
'Une vie terrible
aussi celle des mains'**
à la cochonnerie
des entrailles
sans les fruits
de la fliction
imposable
rien dans les poches
rien pour rien.

Parchemins
d'éternel le ment
au début
comme à la fin
encerclés de mystères
auréolés du jour
et de la nuit
contine

Vanier*
Joyce**

5 févr. 2012

Le Rire Des Larmes




What are you
doing now?
Les montagnes
des escaliers
interminables
jusqu'aux cruels
reliefs de Matisse
What are you doing
now?
Des barbelées
elle termine
sa journée
de pompes funèbres
à sa cage
en cueillera
sa pitance
sur l'harmonium
des chants fous
appelant
les milles
petits tableaux
facecieux de la fin
d'Ensor amenant
avec eux le monde
et son alzheimer
Où suis-je?
D'où viens-je?
où vais-je?
What are you
doing now?
Coincé sans choix
c'est le suicide
une dette une maladie
un non-sens
mal compris
sans retour...
la vie exige
son dû..
et le dernier souffle
What are you doing
now? Plus effroyable
que l'homme...
là où l'horreur
ne peut plus
se dire
après les poètes
et les dieux
après bien après
...que le ciel
et ses coulées
de boues de feux
aient tout emporté
dans le rêve de Dürer
la solitude
de la souffrance
des Éternelles
So what? What are you
doing now?
'Je prend la longue
route qui conduit
à la ville lointaine'
Il y a de cela aussi
Le Mont Fuji trois
petits signes oiseaux
et up...
En fait tant et tant
de tout...
Rien en réalité
Vers le rire
des larmes au matin

Hiroshige*

3 févr. 2012

Tombe Dans L'Oeil


L'Art A Vue L'Oeil

Et l'Oeil
éclata
d'univers
bouleversant
la solitude
désespérée
de sa nuit
d'éclosion
Là et pas là
pas là là
rien de personnes
sans pommes
ni fleurettes
Rossinante
au chômage
d'imaginaire
cabré de raison
en mode
tyran tirant
vers l'Un
de la disparition
des bulles d'air
des souffles
courts...
Alors
dessine-moi
un Paradis...
Sors-moi
de l'Enfer
du sort
du sommeil
de rien pantoute
Là où c'est Ça
exactement!
Porte de lumière
sol si la
petite musique
de Nuit
pour que ma joie
demeure
en cage d'univers
poussières
d'innocences
champs de blé
aux corbeaux
'...you are what goes
through your mind...'*
Allons in the night
froid tête brûlée
laissez passer
mère rouge
splendeurs
et beautés
pas d'ici
juste là
Oh!derrières
d'intelligences
white is white
miss Socialitée
pimbêche
d'abattage
Tout nu
pis dans bouette
à faire manger
le marécage
la bitte
sous le bras
en ratatine
ordures
pissant
dans la boulée
en prétentaine
vers Caboum.

Un instant
de trilliard
de n'importe
quoi...
un doigt signe
dans le sable
toute la sagesse
d'exister
Une pluie fine
odeur de flore
aux champignons
garnis
d'envoûtés
se noie
sans parapluie
dans son lit d'eau
qu'elle tente
de percée
sans queue ni tête
pour le plaisir
de la chose.
Voir a vu l'ours
la charrue
avant les boeufs
et la pierre
qui roule
sans s'emmerder
des mesures
à l'anglaise
des cliques
et des claques
des wawarons
studieux
dans le déluge
des maîtres
du tripot
de mademoiselle
la mort.
'Certainly
resistence
is in your
mind,to the thing
you have to do'*

Résistance
à quoi?
Dormir alors
sur un banc de parc
marquant l'erreur
du lieu en fin
de sa négligence
maison baril
ou bouche de chaleur
un crachat
ou pièce de monnaie
et le soleil
d'Héraclite
reprit au roi
de tous les droits
La djob ton cul
nantit comblé
éthique
de la bonne
conscience
Allez multipliez-
vous...
coupez la branche
où vous êtes assis
les feuilles
se ramassent
à la pelle
toujours
Faire semblant
que s'est intéressant
en attente de la fin
de l'Histoire
de Dieu.

Martin A*

29 janv. 2012

Temps Noir D'Éblouie


RAYURE DE VIVANCE (par l'Un parfait)

Figé
en sa géométrie
de mouvance
un forclos
réglait
le sort
Toute
l'éternité
jamais
toujours
pareille
concluait
le roulement
du néant
de l'existence
un puit
sans fond
à la lumière
de l'oeil
Sanctus
...'La nuit
retombe
de bien haut...'*
au Camp
last call
du train
train
pour TOUS
en Fin...

Temps ratatinant
la pauvre
éclaircie
à bout d'enfer
de te manger
mon enfant
sans imagination
à corps
d'orifices
où s'infiltre
le TOUT
dedans dehors
marchants
de bétails
de fidèles
insuffisant
temps blacknoir
de la disparition
du Dieu
de l'Homme
des pierres
sine nomine
d'écoeurement
sanguinaire.

'Alors va! avance
sans armes le long
de la vie
ne crains rien'**
Et combien
en restera-t'il
de poètes
et où sont-ils
à présent
en ce monde
évanoui?
Discrets
écouter voir...
De toujours
eux les IL Y A
parmi la foule
des Jobs
des Séraphins
des mangeurs
de balustre
des...
condamnés
de condamner
au Paradis
de l'Un à un
de l'autre
et Dieu
emporte tout
sur son passage
quand l'art
tire le diable
par la queue.

Ciel ou Enfer
extase ou misère
la Création
en fait son affaire
quelque chose
comme la mouche
sur le cheval
du cocher
elle étant
dans la calèche
pour un ptit tour
du bloc
puis revenir
à Saïs...

Debord*
Hölderlin**

28 janv. 2012

Passé Date


SOUS SILENCE DE TEMPS MORT.'le monde dans lequel je m'étais fourvoyé n'avait pas changé d'un coup mais progressivement.'*

Sans crier gare
l'autre côté
du dire
se mit en place
sifflant
l'air du temps
acide rauque
raclant le fond
engourdi
d'un déraillant
soupir
d'étoufferie
Mise en terre
du génome
de pas moi
mais l'autre.
Désosser
poudre d'os
poussières
débris
scories
rognures
...du temps
d'un infini
liant étouffant
la naïveté
du vivre
d'aimer
jusqu'au bord
de la falaise
d'où éblouie
l'on disparaisse
dans le jamais plus

Eruatonim
de l'autre côté
du Rien
de l'entassement
d'où s'écoule
le sang
cette nourriture
des dieux
aux encans
sévères
des arènes
quotidiennes
que fait voir
Francis Bacon
sans fil d'Ariane
dans le Camp
des viandes
tauromachiques
englouties
par la splendeur
de ses tableaux
de lumière

Fruits
des feuilles
des branches
d'oasis
le sablier cassé
d'incrédulité
l'Éternité
a repris
du désert
vers le Paradis
tout rouge
du petit homme
des jours
au lourd
tombeau
de Lâcheté

Dürrenmatt*