28 janv. 2012

Passé Date


SOUS SILENCE DE TEMPS MORT.'le monde dans lequel je m'étais fourvoyé n'avait pas changé d'un coup mais progressivement.'*

Sans crier gare
l'autre côté
du dire
se mit en place
sifflant
l'air du temps
acide rauque
raclant le fond
engourdi
d'un déraillant
soupir
d'étoufferie
Mise en terre
du génome
de pas moi
mais l'autre.
Désosser
poudre d'os
poussières
débris
scories
rognures
...du temps
d'un infini
liant étouffant
la naïveté
du vivre
d'aimer
jusqu'au bord
de la falaise
d'où éblouie
l'on disparaisse
dans le jamais plus

Eruatonim
de l'autre côté
du Rien
de l'entassement
d'où s'écoule
le sang
cette nourriture
des dieux
aux encans
sévères
des arènes
quotidiennes
que fait voir
Francis Bacon
sans fil d'Ariane
dans le Camp
des viandes
tauromachiques
englouties
par la splendeur
de ses tableaux
de lumière

Fruits
des feuilles
des branches
d'oasis
le sablier cassé
d'incrédulité
l'Éternité
a repris
du désert
vers le Paradis
tout rouge
du petit homme
des jours
au lourd
tombeau
de Lâcheté

Dürrenmatt*

27 janv. 2012

Guerre En Nombre


DE L'ALLÈGEMENT DE L'IMAGINAIRE

Cinq
des quatre
jeudi
Milliard
de deux par deux
14183945
20123456789
pour cent
zéro
huis clos
d'Otto Dix
au million
d'Un conte
dont on a
perdu la trace.

Elle fut
au rang
des premières
à embrasser
l'infini
insomniaque
pour un bout
de pain
mal rompu
laissant échapper
la levure
du sens
dans l'oeil
imbécile
du Tout
où l'Esprit
canonisa
Sainte-Ariane
du Troupeau
Horaire

Compacté asphyxié
retenir son souffle
augmenter le nombre
tenir invisible
dans le vide
d'un échec et mat
d'une fontaine
de R.Mutt.

'Dans mon inconscient
ce sont les autres
que j'entends'*
Il prit le chemin
qui l'avait porté
jusqu'ici découvrit
l'Amérique les myrtilles
la poudre d'os
les mouches moutardes
le professeur Bobus
et lui-même son hôte
à la file indienne.

La mort vivante
par la vie morte
achevait la fin
d'extermination
de l'insaisissable
euthanasie monde
Une biosphère
obéissait
à l'aveuglant
déterminisme
eucomomique
sans queue
ni tête
pendant qu'un Dieu
pissait en sifflant
à la fin des Jours.

Pierres de plumes
par vent céleste
rougeoyant
le festin
d'infini
Vertigineux
constat
sommant la naïve
imagination
à s'embellir
du sacrifice
de sa condition
d'imbécile heureux
attaché
sur l'épave
des significations
tristes.

Artaud*

5 janv. 2012

Un Cri


SEUIL (Anonymement divine la mort règle le nombre le multiplie par un a l'infini)

L'échourie
traversant
l'ombre
d'illusion
Mise en scène
fantoche
dans le silence
éternel
de signes
célibataires
étoilant
le cul
de l'univers
Inutile
prétention
d'incontinence
sur le parquet
de l'éternité

Un cri...
vivant
de par le monde
celui de Munch
danse noire
avec le coup
porté des affres
a fric
Lumière
éteinte
et tam tam
blousé
sur fond
de canisses
aux restes
de nos frères
déguisés
en bleu blanc
rouge
bonbon caramel
eskimo chocolat
euthanasiant
quelque chose
pour Rien

De la peinture
de Silence
par la nuit
des temps
vampirisés
par l'iconologie
de la terreur
Étincelles
du bonheur
de vivre
en l'éteignoir
ravageur
du quotidien
bariolé
d'apocalypse
monétaire

Le Cri
de Guernica
dans Les Désastres
De La Guerre
où à L'Origine
Du Monde
comme à sa fin
on retrouve
cette
Figure With Meat
du Grand Inquisiteur
homme ou dieu
pantois
d'avoir vaincu
a jamais
la pauvreté
des chairs
rougies
des économies
burlesques
qui mènent à l'Un
de l'Extermination
de l'Émotion

2 janv. 2012

Là L'Orage


HYMNE AU VENT QU'IL FAIT 'Écrire est rechercher la chance'*

Le pouvoir
de la mort
sur la pacotille
humaine
à qui elle donne
la Politique
de détruire
l'Art seul
jeu sérieux
qui le distrait
de sa mégafin
le tenant
par une incomplétude
d'existence
de non résonance
au plus que parfait

Corps secs
salivant
le dernier
désert
du mot
de la langue
écologisée
d'un grain
d'économie
au vent
étoiles
électrifiées
sur la grouille
des chercheurs
d'oseilles
méprisant
le feu
des milles
chandelles
de Vincent

Camouflet
d'un cri
dans l'oeil
d'une taupe
au sous-sol
du temps
d'enchères
de l'haleine
cellulosique
du castor
aux huiles
d'ingénierie
des fleuves
et des marées
grimpantes
sur la terre
endormie

Au devant
des derrières
là où règnent
les pompiers
de tous les siècles
héritiers
de l'écho
de berceuses
autrefois
résistants
aux verroux
totalitaires
là monnaie
de croques-morts
assis
sur les genoux
d'un pape de Bacon

Bataille*

8 déc. 2011

Un Conte En Banque



Des cris des cris
des cris
Munch voyez-vous
de la mort
et des niaiseries
Zède lui cri Le Cri
en l'effondrement
Monde
Terriblement
Seul LUI
En un imbroglio
cortège mortel
sous le diktat
d'un cerveau
Univers encor
plus SEUL
criant Dieu
pour le clouté
lui craché dsus
lui percé le coeur
Talisman
à prier de nous aider
dans le gouffre
infini des mensonges
assassins
Oignon Dieu
banques
et banquerouttes
Rien des salauds
truands,tous ce que
vous voulez
Que du mensonge
des chiffres
de Un au zéro
de la matière
initial
un conte en banque
un conte tour
un conte courant
un conte dieu
invention
de solitude...
L'art rien.

Regardez bien...
c'est Tout.
Règne les Animaux
en leurs suffisances
de triste joie
d'élection
où ils passent
en la mer des larmes
de devoir
tout quittés
par des mains
maladroites
imbéciles
de les avoir
maltraités
assassinés
pour un conte
humain d'égarés
en mal de banque
Rien...
Au bout du conte
que du saccage
a compter.