20 août 2011

Quelque Part En Vérité


VERTÈBRES EN CIEL

Un fou rire
intérieur
portant
un regard
détaché
sur les
pesanteurs
d'une
histoire
a qui
il faudra bien
enlever
la majuscule
et rayer
les syllables

En l'an de Grâce
d'Élévation
légère
Beauté
d'embellie
inépuisable
Esprit
On dirait
de la rosée
des roses
à l'Apothéose
de l'autre
côté des couleurs
en forme
d'Éternel
retour
chez-soi
'Au-dessus
de nulle part
Ah,la balle
qu'on lance
n'emplit-elle
les mains
du pur poids
du retour...'*

Oui quelque part
ICI,ce chemin
a l'odeur
de muguet
des lilas
ou au temps
des cerises
on peut voir
qu'on est LÀ
JUSTE LÀ
a ces signes
en Vérité

Et dans
la mémoire
des liquides
des vapeurs
des bruines
et des embruns
de l'air
des temps jadis
ces pétroglyphes
de l'invisible
fidèles et sûrs
pareils aux échos
des lointains
espaces
blottis en d'infimes
autant
que dans l'immense
ces coussins
des vertèbres
en colonne du temps
infini sans fin
des jours
qui commencent.

Rilke*

Apnée D'Imagos


TENIR JONAS (en l'an de grâce...)

En quelles eaux
quelles mers?
À quelle
profondeur
trouver
l'Océan
de son JE
des songes
des formes
des naĩvetés
d'Amour
épiphanique
Souffle
de lumière
du consenti
d'oxygène
des abysses
jusqu'aux
nuages légers
Pas rouges
pas noirs
pas gris
des misères
codées
sous les boues
les vases
chromosomes
de morts
Mais celui
des grandes
voilures

Cétacés
bien assez
l'ingérence
d'arnachage
des marqués
aux massacres
des tatoués
de concentration
toujours les mêmes
Mais les leurres
d'asphyxies
d'eau courante
chimie
des consentants
aux mers mortes
à l'assèchement
des larmes
devant les os
de tous
les rivages
des assassinés
des eaux
du ciel
et de la terre.

Mais l'Océan
ce Je de tous
les je
ce Sel des jours
d'Offrande
'Tout paraît
familier,
les saluts
qui s'échangent
au passage
Paraissent venir
d'amis tous
les visages
semblent changés'*
Mais les frayères
de ce qui tue
Est bien gênant
ce qui Est Sera
des Frayeurs
Et qui sait si
ce qui sauve
Je sera LÀ

Höderlin

19 août 2011

Sans Lieu


UN RIEN DE PEINTURE 'Dans quel néant est-elle cristalisée,l'origine?'*

Et suivra
que des larmes
au même trou
sous un couvert
poétique
ces éclairs
en pantalon
ces étoiles
dont il
avait besoin
Encor et encor
frères humains
camarades
ne tirez pas!
Patience
dans le Corps
Terre céleste
L'étendue
des coeurs
noyés du sang
des ailes
assassinées
des sbires
à suppôt
frappants
à la petite
monnaie toutes
les semances
de lumière
tire sur sa FIN
le vide désir
a atteint
sa monstruosité
infinie.

Rien !Que peut
le jour
dans ses nuits
de croque
monsieur
dévorant
la douleur
des innocents
Non!Rien...
Alors
...'la langue
est vendue
aucun nom
ne vient plus
vers nous...'**
La langue
mordue
roulée
appeurée
fatiguée
destituée
de guerres
lasses
de lâches
assassinats
coupés
à son germe
d'Amouir
LÀ RIEN!
Têtes Mortes
Sam têtes
étêtées
NON!!!

Laissons...
le cortège
danse mon corps
à corps
portons-nous
nos bras
le corps
ensemble
sans sacre
sans Sacré
sans dieux
nous Dieu
jusqu'à nous
reprenons
le chemin
PAS D'ICI
LÀ ICI MÊME
ensemble.

Suied*
Noël**

La Vraie Vie


ESCAPADE 'Les gens vivent hors d'eux-mêmes comme des squatters;ou en eux-mêmes comme des troglodytes.Ceux qui ne vivent pas au fil de la réalité se noient dans les profondeurs, et ceux qui vivent à la surface vivent platement à la manière des crêpes.'*

...un deltaplane
en plongée
sans rendez-vous
avec la mer
ralenti
par un bouchon
entre ciel
et terre
un vent
de liberté
qui se prend
dans ses cordes
Ils ont beau sacrer
sans mettre le prix
d'un boeing
la queue
risque de plus
en plus
de se prendre
dans le zippers
du goulot de sortie

Xram
ou le métro
sans la chaîne
mais lié
à la Trom
par son paquet
de viande
pauvre
et pauvreté
à fourrer
le gars O-Tra
d'à côté
par derrière
chez lui
en contrebande
de la réalité
à étreindre
par vie à gras
à répéter
d'en sortir
de l'Enfer
du Pet du Dieu
de messieurs
les Momos.

Sottises
des mots
de ceux-ci
par l'autre
de l'autre
de même
que le vecteur
Silence
coconne
même et surtout
si c'est
de la cochonnerie
dite par Marie-Ange
ou Antonin Artaud
Ni d'Avant
Ni d'Après
Bloqué
dans l'Oeil
du Cri.
Cela ressemble
à l'Enfer.

En fait l'Art
est le spectacle
qui bouffe
les lamentations
des tortures
infinies
dans le feu
des feux
des grands brûlés
du Soleil
à l'Arcane
Merdrerie
de la Beauté
du Ciel
Ici programmé
à tuer
assassiner
faire souffrir
enfin
DÉTRUIRE.
Ce que nous faisons
avec le plus grand
des bonheurs
Naturels.

La Part de vie
maudite
c'est l'Éternité
des condamnés
d'un jugement
par la NAture
des natures
bioconstituées
pour anéantir
l'Enfer d'être né
dans une âme
et un corps
à faire disparaître
à tout jamais.
'Seul un Dieu
peut encore nous
sauver'**
Faut bien essayer
quelque
chose plutôt
que rien.
Avec sept ou huit
milliards
de faim de loup.

Alors s'assire
sur son tas
brûlé d'Amour
des secrets
LÀ BIEN LÀ
cachés
Bien cachés
ce que Klee
tente de préciser
en le disant;
le RENDRE VISIBLE
...mais quoi?
comment?
Tant que le POURQUOI
n'est pas LÀ
Alors,les marquises
la plage le bbq
les Moumouques
le bien le mal
paradis enfer
et Alafrime BOUM-BOUM.

Dotremont*
Heidegger**

18 août 2011

Bal Des Vies Perd


Un vent vire
au froid
au glacial
Âmes gelées
L'Époque
glacière
prend l'air
d'aller
Toutes
lumières
éteintes
et fracas
des débâcles
et brûlures
du diable
Le dernier
bruit
Un Silence
assourdissant.

Tout était permis
le Dieu Mort
'Nulle part
il n'y aura,
bien-aimée,
qu'en nous
même de monde'*
milliard
d'entités
comme autant
de poussières
en poudreuse
en des espaces
de vies
inconnues
des dieux.

Le pain et le vin
gisent gelés
et de pierres
les espoirs
solitaires
embrasés
C'est la Fin
telle qu'annonçée
Organique
géométrique
exclue
et concept
et percept
des blancs
dans le creux
des mains raides
et blanchies.

Impossible
et pourtant
de partout
ont fusé
les signes
les cris
qu'avons-nous
fait
de nos vies
du Paradis
de la Nature
gâchée
méprisée
et trahie
Et pourquoi
encor des mots
morts après
la Fin
Qui sommes-nous
après tout?

Où suis-je?
Où vais-je?
Est-il
encor possible
d'être posthume
Est-il encor
quelques feuilles
quelques oiseaux
quelques
qu'émerveillement?
Qu'était le Monde
a-t-il seulement
existé?
La Nature et la nature
innommée
et l'Homme
insuffisant
diklarber
tramastake
derbilum.

Rilke*