2 juil. 2011

La Danse De Sortie


DANSE (Désormais même rien est quelque chose)*

Au temps jadis
rien etait
quelque chose
plutôt que rien.
Et que compter
sur un brin
d'herbe
d'amour
le fer à repasser
Résidu
en particules
fragmentées
et des cornes
muses en brasser
des murets
de fraises
Des hymnes
gazouillés
à faire peur
aux brindilles
de foin poqué
des passants
sorties
Mais
des fisselles
marquaient
leurs yeux.

Ni lourd
ni léger
ce qui tombait
criait
vive le vent
Des rires
des hoquets
des sons stridents
s'entendaient
entre le marteau
et le cheval
de foi
Bébelles
disaient
les canards
et les sarcelles
fais vite
disaient
le froid.

Précisément
il n'y avait
point de serrures
que murs de portes
de peurs
De grosses têtes
cordaient
du brin de scie
cherchant
les sous bois
Très attentifs
d'autres
sans perruques
frottaient
deux pierres
des spécialistes
un de Pluton
l'autre de Platon
flamèches
qu'ils croyèrent
musicales...
qu'étincelles
venant de la grotte.

Tout en ryhme
sans analogie
possible
avec la fin
de l'histoire
ce fou danse
s'enfonçant
dans la chorégraphie
du solide au feu
de l'air
s'enfante
syncopé de joie
une élévation
prend l'air
son corps vole
en lui
Nijinski

Sloterdijk*

1 juil. 2011

Cricri Du Ciel


PASSE TÊTE

Avant
comme après
l'art
prend
sa liberté
à bout de doigts
à bout de dois
Avant d'être
un métier
une technique
un style
un souffle
du vent
un climat
peu beaucoup
tenant à rien
de Rien...

En temps
de dissolution
à l'ardoise
du sang
des semblables
d'incontrôlables
tremblements
vertiges
de vérités
qui nous regardent
gèlent la colonne
et culbutent
en l'éther
...
où Tout se retrouve
en Rien
et revient
lontemps après
que les poètes
ont disparu
lalala...
LÀ.

Terre le passage
d'erre d'air
où s'enterre
la vie des morts
l'avis la vis
du vis à vis
de jenous
un brin de pas
en train de pas
à pas LE BEL
AUJOURD'HUI
par vos cricri
et crie encor
d'en cyanure
en sinécure
portail
en porte erre
emporte
terre
en parterre
jenous en partance
en peau dense
dansée
pour Rien le Ciel

Un souffle
déjà qu'entre
deux dents
le commerce
du viandeux
époumone
l'azur
et les bons dieux
s'évaporent
au noeud du coeur
Il y a chez Bacon
tant d'Amour
pour la vitrine
du JENOUS...
de sang avarié
que le tableau
est impuissance
sacrée
et demeure
de la peinture
de pauvres
chefs-d'oeuvre
du génie
de la VÉRITÉ
en TROP HUMAIN.

23 juin 2011

Partage Du Grain


OISEAUX DE NULLE-PART(porte d'amour)

Mur de portes
aux yeux
de foudre
un sifflement
ça où tout
tombe
tellement
les pareils
à des pierres
allégées
du lourd
roseau
qui passe
au néant.
Rhésus
crépusculaires
avec quelques
sursauts
trottinant
le céleste
briguant
par les nuées
le suffrage
global boom
en un tous.

Grand riz
tu inquiètes
les Maonétaires
tes balbutiements
chuchotent
aux rizières
que l'oiseau
mange le chat
qui n'a plus
souris depuis
Jésus Christ
Croyez-vous
à la boue qui riz
aux taureaux
des étangs
jusqu'aux
arènes
qui ne rient.
Croyez-vous
aux boucheries
pour du riz
pour qui jamais
ne rient.

22 juin 2011

Sans Titre


ET DE BIEN APRÈS

La Nuit
horizon
passé
des marmites
biologiques
du sans titre
des froids
des buées
de conscience
des lamentations
d'Art
de mouches
en feux
au crématoire
de la bourreaucratie
des grandes fournées
L'art du cri
en l'Un du Silence
en finir avec Rien.

Entre l'espace
de Joie
et tant de bonheur
de fêtes d'âmes
et des concertos
pour tous les gauches
et des cancers
ravis des poussières
d'orgies cérébrales
ne pas devenir
un dire mais
cent mots dire
car ce qu'on
ne peut dire...
on ne peut
le peindre
La CHOSE
est close
encerclée
Ça na va pas
plus loin.

L'Ouvert
à sa loggia
en la Vie
de l'espace
est splendide
des formes
des fleurs
des fruits
des pommes
et des Cézannes
des baisers
de basses
terres
et des résurrections
des morts
de l'émerveillement
un cheval de B.V.V
et des enfants
de paradis
du beau du bon
et du pas cher
et des oiseaux
et des oiseaux...
on peut le dire.
Le négatif
est sans surprise
rythme le mal.

La réalité
Ça n'existe pas.
Comme les femmes
de Lacan
comme
les tournesols
de Van Gogh
Blanc Blanc
Noir Noir
et des nuances
à ne savoir
qu'en faire
c'est jenous
nousje
une rondeur
ça s'enfante
rien que Ça
Le monde
serait-il
à réinventer.

21 juin 2011

Sous Les Réverbères


QUE JE NE CONNAIS PAS (langue des gueux)

Ce non-lieu
donnait à dire
ce qui ne dit
pas
Vertige
cosmique
frappant de Rien
la moindre
parcelle
de matière.
Quelque chose
un risque...
une pochade
à changer
en nébuleuse
les fins
les commencements
Des mots s'écrivent
des oeuvres se font
des évènements
se produisent
mais Rien
n'a lieu
du Sinaĩ
à la Sainte-Victoire
au Mont-Désert
les érections
s'applatissent
Le cerveau
ayant épuisé
ses ressources
n'avait qu'à bien
se (la) tenir

L'impasse
demeura
graphique
poétique
politique
maître du signe
maître mot
maître meute
une visée
un dictat
un pouvoir
universel
totalitaire.
La Mort
cette seule
conseillère
avait une idée
bien arrêtée
mettre les étoiles
sous les réverbères.