1 févr. 2011

Fête Morte


UN FIL DE MUE

Des enfants
qu'enterrent
les morts
à mourir
depuis.

De sombres
bonheurs
captifs
à la plume
de l'oreiller
inestimable
souffle
étouffé

Dehors
dedans
l'écran
claque
pille
pile
Hé!tête.

Phase ternie
hypocrite
jetée
au paradis
de père en fisque
crachat d'accueil
terminal...

Toc toc
inconnu
seul à seul
nous deux
courage
ou pas
boue
ou cristal
sans ancre
sans lande
plus de mains
qu'un moignon
en trop.

Le logis
inquiète
les voleurs
les objets
les pillent
les estampillent
air vent eau
sable sans chaux
Vert sang tige
par distraction
que l'écho banni.

Ce ciel
perçé
où s'est
engouffré
le temps
d'effroi
et tes yeux
moisis
j'ai peur
où est
ta lumière.

Sous peu
sans sous
à la soue
une corde
au moins
vocal
fredonnant
prétentaine
vers...
rouge bleu
jaune.

Tempête
froid
à tout risque
ayant tout
perdu
que des pensées
de vent
sans corps
sans âme
bien avant
Job et le travail
du vol de nos yeux
stellaires.

Sans issue
serait-ce
cela la demeure
Alors...
Et si de là
accorder
avec mains
gouache
pont
sans fin
la rivière
d'Amour
si Rien
que ce n'est pas
sans doute
aller.


31 janv. 2011

Équinos


FUGUE DE MAIN

Jours à rattre
à pattes night
qu'embrase
coïncidence
en tourne vent
des pôles
sans orientation
que des farandoles
sans même le champ
de coton
ni d'insectes
dans les forêts du nord
le lieu vire
prend le bord
craque l'amoncellement
des arts décapsulés
du sacré de la divine
main tendue en l'ouvert
du Grand Autre

Le désir de mort
vire en comédie
sans temps ni lieu
l'esprit ayant fui
avec la Joie
L'ordonnance
de trépasser en silence
dans les tableaux noirs blancs
rouges disparus tel qu'arrivés
dernier bienfait
pour la fête des yeux
devenue monnaie
courante...
en guise de dote
à l'oubli foetal
suite des rois
gammés enivrés
d'irréalités
malfaisantes.

Un commencement
...la poussière
déjà les blocs
de Poussin ou de quelques
villes de De Chirico
en marchant pensant
passant...éphémère
vaine présence Là
un hasard supérieur
la réalité est toujours
toute proche...
lieu des morts
paquet de membres
tas d'os
les miens...

Portant la mémoire
avec ou sans jambes
à cinq temps
pour que danse
l'innocent
à son port...
Falaises a mirliton
sans pourquoi
qu'est-ce qui reste...
lots de poèmes
à corriger en la veine
des pierres
monde anonyme
chant prisonnier
de ses signes.

29 janv. 2011

Red Play Off


RED PLAY IN A GARBAGE CAN

Se faire panser
la plaie seul seul
en sa fiction
jungle bell
etc...DISPARITION
avec la caisse
du père du fils
et le sang aussi
là pour ça...
au rougeoiment
des langues de feu
...sous les pins
de Cézanne
en sa vision enrhumée
de la fin en sa terre
natale et promise

Les Gens dos
aux tableaux
de F.Bacon
face aux
David Friedrich
...terre de tous
les bas fonds
qu'ont-ils vu
ces drôles de moineaux
aux petits nids
de leurs plûmes
à pinçeaux
...le Saut.
mutation de passage
en tendre nuit
d'amour à desherber
à la porte du Tout
entoilant chacun
en des luttes
là hier comme au jour
d'aujourd'hui
en l'irrespirable
respirant l'air
sortant des lèvres
rougies d'Éros
en pleine entrecôte
...noire très noire
des couleurs.

A la vérité
colle la Musique
certaines peintures
et quelques chiffres
seul remède
à la quotidiennerie
d'éruptions grotesques
d'erreurs comptables
à part bien sûr
de na pas être né
en une embuscade
testiculaire
pour beaucoup d'appelés
et d'élus en la petite
pochette techniquement
k.o...tandis que s'ébauche
le grand oeuvre
en sa pierre d'angle
Nature compostillonne
murée d'Éternel
incolore...

Pétri d'instants
des coeurs noyés
de débandade
pendants pendus
crève-lumière
à la toile du temps
pas d'acquittement
ying yang sans dieu
en son moïse
Que des riens
en Rien...
toutes lanternes
éteintes en la brisure
monde Seul en un chant...
bloqué en la nuit
des Nuits oubliés
de l'Oeil.

27 janv. 2011

L'Air Lourd



CHEMIN DE MAINS "Pourquoi un ciel si votre âme n'a pas d'ailes"*

Pleine ou vide
tout dépend
de la dépendance
des liens
de la provenance
des mains qu'on a
ou pas.
Mains de Rodin
mains à rotin
mains à grappin
...tous mains
d'assassins
"La question
est de la posture
prise par l'esprit..."**
dans l'air du temps
en sa chape de plomb
d'avenir d'hier
sans lendemain
même de mains

Ces choses
las des semances
trimées de morts
infestées d'agent
orange hospitalisé
de cadavres
traiteurs chimiques
au budget vorace
à moulée monaitaire
Camarades comment purger
ce sang de mer rouge
de nos têtes à cercle
dans le goulag quotidien
de nos traîtrises
impassibles en son silence
de cri devant le saccage
de soi que nous renvoie
la Nature...portant l'embryon
à un destin aveugle
sans coupure dans le processus
d'extermination...
Et on ne dit plus ces constats
sous peine de régréssion
de peut-être qui sait...
Poignée de mains poème
dit Célan...
Pourquoi les enfants alors
ayant dévoré le possible...
Et qu'est ce que vivre
encor en carcasses
pour l'intelligence
génocidaire...
La Voie Saguenayenne
du poète est-elle
encor celle du Temps
cosmopoétique
ou cosmofraticique
Allons... sacrifié
au nihilisme
devenir des gens.

A LA MÉMOIRE DE GEORGES LAROUCHE

Larouche G *
Dubuffet**

23 janv. 2011

Dé Double


ÇA joue PLUS

La vérité crie
dans la moelle des os
les têtes
servies en feux
roulants au moindre
indice Dow Jones
et les rêves
s'éloignent
dans le trou noir
des télescopes
tandis que l'Un
du bon Dieu
se mire au Zéro
de l'Art...
Le Monde entre
en léthargie
au ciel estropié
de son Destin...

"C'est folie
d'imaginer
que la vérité
réside
dans le choix
quand toute prise
de position
équivaut
à un mépris
de la vérité*
Pharisiarisme
black fox
des enragés
s'enhargnent
et se gèlent
la périgrination
devant la moustache
carrelée du dieu
placementaire
à la racine
scientologique
d'avoir été chassé de
"Contempler,après la pluie
la couleur des pins...
puis atteindre,au-delà
du mont la source"**
pour finir méprisant
au coeur du coeur
du bon.

Partir de gachis
meutriers gêner
sans savoir
où va...va
la perdition
d'avant pendant
et après...
ses petits dessins
gouachant ces quelques
bouts de statues
ratatouillant
la Mort en attente
de la grande Peine
Aurorale qui les effacera

Cioran*
Liu Changqing**