21 déc. 2010

Dire Érection


TROUE PEAUX
Des jetées
là baabas
machettes
coups coupés
des colonnes
engrangées
sous la vague
perd merdre
ô si ou
que vous
bousse sol
à point
coeur gelé
Haut lieu
pas question
saucisson
...Mais à qui
à quoi
ai-je
pourri
des arpèges
La queue
des boussoles
à St-Sébastien
Où vais-je
aller.

Des Grous-Grous
regroupés
fendus aux talons
chauffant chauffés
faisant de bombes
bedonnant chut
chute sue Ça.
Faut pas de tire
ance allons
geai mange-rats
Mieux défaire
jamais plus
des fins d'Hier
Tes ben belle ostie!
cacha cahun
pourquoi c'est bien
t'es là...

Con m'en taire
ne pouvant dire
car un sort
n'entre pas
au corps
sans en sortir
de la mine
à Canyon
au dernier
mot des camps
au fond d'un reste
de suppots bas
d'un miserere
d'enfer encor
de la détriture
du bonheur
non désiré

Croyant bien
prière
à tout dire
ce que jamais
on n'entendra
de la poésie
aux marches
nuptialles
de peu godot
bien monté
aux rôts des mots
sans abimer
la bêtise
de onze mille
cierges brûlants
karma-sultas
à faire des ronds
de babines
"à la lune
si vaine
de son cul"*

Apollinaire*

14 déc. 2010

L'Évanouère


POÉTRI

Sang hnnn
des maux cimentés
des grilles
où tinte
l'enclos d'épave
aux éprouvettes
ficellées des suivants
démâtés à la tour
de contrôle
où s'ébattent les
j'eux baveux
pour une place
au Chocatif
Chaos d'ébauches
en l'effroi
d'un poème idiot
à la grandeur
d'un paquet de nerf
à sa vivésection.

L'effilochement
ratioïde
et bébellique
à la crête
d'une vacante
lueure d'aurore
où la base
et le sommet
s'ébouriffent
de la dernière
trouée de Terre
de bombes mêlées
à pattes en l'air
ristournes
des us et coutumes
des vieilles
peaux techniques
invincibles
mortels...

LÀ à l'avenir
Discret
en Attente
du Subjonctif
Rien... seul
VOUS possible
le chat
le chien l'enfant
sous peu...
rompus
d'à l'envers
Sitelles
Invisibles
sentences
silhouettant
quelques
semences
refroidies
de crédits
atomiques
on the beach
Charron
ne viendra pas.

La faculté des songes
et mensonges pragmatiques
des forêts marchantes
aux milles cerveaux
accouchant d'un caveau
d'espèce rare
au délire gourré
du nom des poètes
en jets d'encre
démentis à la fin
par ses MORTS MÊMES
Un hélé suicidaire
de malaise virtuel
pour en finir
avec ce qui n'a pas
eu lieu.

Aile Chérie
tout AUTOUR
et La Marche
aux eaux vives
où tombe
la dernière feuille
où s'écrira
les vous d'injustice
"Je ne sens pas
l'appétit
de la MORT
je sens l'appétit
de ne PAS ÊTRE
de ne JAMAIS AVOIR ÉTÉ"*
Et l'Évanouère
rompu d'invisibles
sanguimères
la fraise toute rouge
sur les rives
décapitées
de la quiaude
aux larmes désalées
des tables enceintes.

Artaud*

11 déc. 2010

Spectraque (L'Éteignoir)


SOLIMÂGE

...avant que d'être
croutons moisis
babilles
ronronnades
errances
labyrinthites
un alzheimer
...une gloire
un oubli
ou sa mort
passée présente
à venir
un complément
des masses
d'un règne
totalitaire
bombe cuite
...de la sauvagerie
de l'industrie
une symphonie
avant un génocide
...de la chair
à l'étalage
un festif
Titanic
Solimâge.

Du vent
du souffle
déluge
chaleur
et froidure
montée des os
de l'Invisible
minautore
mains de sang
pas là
mais ici
sans dedans
ni dehors
écart
distance
attente
Entente
tranquille
Oeuvrage.
Solimâge.

Y voir
Voir se
perd ce voir.
Se perce voir
Pair à voir
Voyant qui voit
sur tout...
sans intérêts
ni indulgences
ni laid
ni beau
De la couleur
source
directement
à l'oeil
de lumière
à son vievoir
en son séjour
ignoré.
Solimâge.

Un Chant
théorique
d'indécisions
exhumé...
Inépuisable
présence
Obstination
on the road
de ses jours
esquisses
ratées
inachevées
Jus de couleurs
entre les cuisses
de la voie lactée
ces frissons
mélangés
retenus
d'anthropositions
Solimâge

Menteuse
ma vérité
fausse
tes promesses
Oiseaux
oiseaux
de Léonard
nid de Vincent
vide cage
vide nid
Peintures
sculptures
à haut prix
sans Spectraque.

9 déc. 2010

L'Oeil A La Bouche


TURLUTTE

...haut
du très bas
d'un trait
cucubé
s'agissant
du trépas
arpenté
des giclées
des rougissants
soumis
énucléés
d'appats
du premier choix
de la sépulture
...a
..."Or moi, dans
mon corps,
moi,tout mon corps,
je sais tout"*

Monopictor
à luette
... braire
des fonds
à baraquement
ou crissent
les cris
des portraits
aux mains rouges
encroûtés
dans le cerveau
de la baleine
en croix blanche
de mots mimés
en la nuit
plus noire
que le mot
noir avalé.

A pas de loup
le rien dire
la turlutte
le Rien
le subjectif
chassé
de la cité
par l'Objectif
Zéro
s'encastrant
désuet
dans un tableau
du Caravage

Temps va la fin
que sans cesse
sa faim augmente
l'offrande
des Gens
se précise
la saignée
coule à flot
la mer rouge
se referme
et "Tout est accompli"
frigord d'asternim
qui plesse om
der nier pas un
des gels
ahur dam dieu
et plouck
la turlutte
"C'est ailleurs
que ton oeil
percevra ma lumière
C'est ailleurs
que l'amour recevra
son salaire"**

Artaud*
Holdëlin**

8 déc. 2010

Un Tableau A Esculape


ICI JUSTE ICI
"Tu n'es pas dans le lieu
car le lieu est en toi.
Chasse-le et sitôt
l'éternité survient"*

L'éternité retrouvé
sans la jambe
sans la déception
de devoir payer
son coq à la vraie
vie ici-même
cette forme de cancer
devant le jamais
plus la laideur
et l'Effroi
devant l'extase
infinie du Paradis
Un coq une poule
un boeuf un écorché
un borgne
une pauvreté
un envoûtement
dans l'avalement
monstrueux
de l'angoissant
unicellulaire
dieu...manière
de dire le plus
Grand que soi...
ici de la vraie vie
parce que Nature
Morte...nous
"...la blessure
de la nature..."**
Où suis-je encor
devant la mort
qui m'incombe...

L'Art
forme la limite
de l'Ici
dans l'offrande
héroïque
de son risque
l'Éternité
touché
alors le rire Fou
ou l'Émerveillement
et qu'importe
s'emparent
de l'audacieux
qui devient
génie de Lumière.
Qu'est-ce que l'Art
pourquoi cela
plutôt que Rien?
Qu'est-ce la MORT
A LA FIN?
Croire ne pas croire
ici en l'abîme
ou en l'éternel
...ne relève
pas du Tout
mais d'une merde
hardiment
à changer en art.

Angélus Silesius*
Bataille**