3 sept. 2010

Silence!


DÉLIER LA LANGUE DES MAUX

..."se couper la langue"
dit la langue...du maître.

Se couper de la langue
au besoin d'une rime
sans le C d'un crime
et dans le C du cul
du ministre la plotte
à terre.
La découpe
des catalogues
les baleines
de Miss Mistake.
Emportant l'à venir
dans l'oeil crevé
du cyclope Henri
par la pointe
du tondilo.

Assis dans le fauteuil
qui bascule
dans l'atelier tout rouge
de la part sans reste
de la dernière scène
à la montée universelle
des langues de feu
à la coupée
des prix des ciseaux
ayant baissés en flèche
à l'entrée des muses
à musée de trouver
leur étalon d'ornement


Des palmiers
parlant à tue-tête
l'homme bien assis
ne répond pas
ne parle pas
a perdu sa langue
dans sa bouche
qui ne dit mot...
Car le Silence
est le fin mot du maux.
L'admiral magistrat
du sang silencieux
des fusillés de Goya
avec la monstration
sacré de son pire
ennemi; les ciseaux.

Varlin En Haillons


L'ARRACHÉ DE LA PEINTURE

Un peintre qu'on n'aborde pas avec les préjugés de beauté de j'aime ou pas ou par des comparaisons.Il faut d'abord en passer par le degré initial de nos répugnances
face aux visions de ce peintre qui est au plus bas de la plastique au plus haut de la vérité de ce que l'on a jamais voulu savoir depuis le début du monde...
L'humaine condition sans le fard de la parade de la maîtrise et le pouvoir des
filiations.Il est seul parmi l'incommensurable somme des misères...
De toutes parts fusent le figural d'un monde terne sans vigueur d'un indescriptible ennui.Un art répulsif car décapant la réalité dans sa prétentieuse richesse et d'apparat.La main et l'esprit de ce scribe dépassent toute observation de l'humaine
condition confinée à un machinal dessein,Varlin s'y est enseveli.Reste
ces oeuvres témoignant de la limite de la comédie de la pauvreté d'être là.
Lumière dans les méandres de la fosse humaine...
C'est par un inatendu comme seul la passion et l'amour de la vie au risque de la perdre dit Marie Uguay(petit brin d'herbe dans la fissure du béton) laisse Voir l'enfoui que nos petits pouvoirs dans le Pouvoir escamotent nous enfonçant de plus en plus dans De Profundis de nos nuits des jours...
On pense à Rembrandt avec en plus en sourdine, presqu'imperceptiblement en tout petit par endroit sur la surface, des objets peints avec une technique absolument "hyperréaliste",ironie humour? ou bien plutôt un signe précurseur des discordances entre technique et l'encagement des pauvres en banque prêt pour le sacrifice des officiants de la belle vie.Tableaux de vérité donc mais tableaux résistant à la Mort asphysiée par la vie est Bebelle.
Cette peinture seule comme Varlin seule comme nous face au mourir seul ou collectivement seul dans l'univers...pauvre de pauvreté alimentée de pillages.
De là exactement là ce peintre a tenu le coup au désoeuvrement par la mise en oeuvre d'une mémoire martelant que nous sommes toujours malgré le prétentieux courage de vivre à crédit (l'engorgement des résidus dedans dehors) malgré le bruit et l'aveuglement à nous faire voir ce que l'on sait mais ne voulons pas Voir nous laissant dans l'indécrotable maintien de la pauvreté de nos existences.

2 sept. 2010

La Sape A Sa Peur


TRITRI DU COEUR

...à tout
hasard
je ne sais quoi
du spectre
ou du st-sacre
poudroyé
par gain capital
de la rime
de la trime
de l'escrime
de la baise majesté
d'écrire en braille
tous les tableaux
qu'enfin ils
tombent dans le saut
comme un Ô d'impôt
un sol en haut
tombant sur le dos
de l'envol
des ans nuits
de la grande Guerre
qui est juste là
kaléodoscopiquement.

Affaire de Rien
de biens et
de petites affaires
dodupoupouvoir
la fin de l'histoire
d'un malaise
autour de Ça
et la peste
intempestive
du monde qui court
encor vers la bastille
de la journée
d'un solde de société
avant que Ça parte
dans la Nature avec
les rats de
sa structure.

Le même Début
va vers la fin
le code est bien
fisselé on va
mourir comme
on est né dans marde
bien géré c'est pour
cela qu'ils sont payés
à nous d'en profiter
La suite du monde
une gradation
d'exténuation
dégradation
au vent nihil
plus que des loques
et des breloques
Sortir l'aurore
de son martyre
par de petites
(flotilles) rythmant
la dérive avec des
compagnons loin
de toutes rives
Ici et maintenant.

1 sept. 2010

La Nuit Recueille


OPEN HOUSE
...
collé aux dents
de nous bêtes
à manger de l'horizon
"Les grandes
personnes ne
sont rien,
leur dignité
ne répond à rien"*
le Cri de Silence
du Grand Corps
s'étend alors
sur la bouche
des Morts...

Manipulations
sacertotales
levier d'apesanteur
sur le solstice
des froidures
brûlantes
portent l'ennui
à se river
à la glace
fondante
de la disparition
de Narcisse

La Faim n'aime
pas l'Art...
Et la Fin adore
son dernier repas.
L'Art Illusion
transe portant
la regénérescence
de la question...
à dire à redire
encor...
Jamais fini
le tableau...

Commençons par
l'informe-action
et écoutons bien
le rythme...du Monde
pour Voir...
Pour en reparler
de la misère
du tableau qui
file en peinture
donne du fil
pour tout...
et retordre
tout ça...
Recueillir
le jenous jus jeu
de l'art.

Rilke*

31 août 2010

Voir En Peinture


ARTLANTIDE

...lueurs
tard très
tard après
la nuit
Mêmes chemins
tous nouveaux
lignes d'Attente
Les feuilles
la toile tombent
la verticale
s'écroule
vers le haut
porte tout
le rien le pas là
des retrouvailles
de silence...

Ni Hors ni hordes
Là en bruines
d'attrait
pure perte de temps
Un du début
à la fin de mille
tableaux au début
pas là ici...
comme pas très là.
Trop tard et bien
en arrière à l'autre.
Déjà là depuis
longtemps Attendant.

Le muselé d'amuses
le suturé d'apats
et d'apparences
saturés de prises
de grappins d'sus
d'organes placébos
une solidification
fixation
de la tribu masse
en Bloc halluciné
prêt à se jeter
à la sloche de la Fonte
terminale...
à la première
grosse tête.

Voir; l'Éponge
de Ponge s'éponger
à la muse qui erre
au mausolé des filets
ratissant les fonds
de musées ou les foules
fusibles les hochets
ménés menés à ligne
de l'État.
Voir;c'est dire
mille et mille
fois...Qu'est-ce que
Voir? Vous voyez...
Au flushing day
des idées...
pas de livres à brûler
du vent qui se vend
à l'âme qui éclate
dans le corps
du ravitaillement
jusqu'au silence
forçément.