9 août 2010

Miel Lit Mes Mots


PASSE MONT-TOUR

Pour rire
rictus
pourrit
poux prit
couper
la prise
à papi
de la frise
au pare
brise
parvis
des
fourrières
Rouerie
des fatries
des brises
rougies
Un grabat rit

La frappe
des petites mères
de Mistassini
La trappe
à souris
car là
brunit
des pauvres
malpris
grappe
l'agape
du ptit noir
de la walkyrie
d'un drape
s'attrape
bien sous le pli

Hier
thé erre
repu
d'urticaire
à manger
l'abécédaire
sous l'oeil
du deuil
de la corde
dit lierre
des ventres
Sans terre
le marteau
s'en tête
à ne pas avoir
de maître
Les ruts
à barda
poussent pierres
mangent misère
tout pareil
à hier.

8 août 2010

Brouillons De Lignes


"LA BÊTISE CONSISTE A VOULOIR CONCLURE"*

...à la ligne
et du coup
sans savoir
une courbe
un angle
chemin faisant
plus fort
que tout
le jeu passe
au nous...
Ce n'est pas
une obéissance
mais un bien...
on doit on se doit.

De nulle autre part
cela va...
ce n'est pas
nulle-part...
On ne peut
non plus dire
un tiers inclus
c'est plus
Terrible
et agréable
tout à la fois rien
d'extraordinaire...
de la vie...
ce n'est pas encor.
Il y a un manque...
le style n'y est pas...
On remarque cela
chez Blanchot
mais à ce niveau
de risques
des choix des priorités
Un accès à la Perte
le peut-il?

Ce quelque chose
d'accomplie...
qui fait que c'est
ce qui doit...
au moment où la ligne
ne peut aller plus loin
par la dérive...
On lâche la tension
une détente salutaire
y faisant suite...
Oxymore?
Attendre la sentence
du grand juge...
le Temps...Le Vide.

Flaubert*

7 août 2010

Sous Seul


VERS LES YEUX DE SOLEIL

Errance... ce serait
bon de changer de voyage...
Partout l'entretien
de l'insignifiant
capte au même moment
la part d'Être
Y aura plus qu'à
refermer le charnier
sur l'invisible.

Faire part du souffle
des pellicules d'âmes
bruines de vivances
lorsque cèdera
le dernier lien
des terreurs
des catastrophes
Du sang pillé
des transfusions
de croix fléchées
monnaie de sang
des enfants bouffés
des coeurs...
Beau chemin de Paradis
pour les élus
d'élections dantesques
du Bouddha du Christ
de Shiva d'El Présidente
Chemin de Rien.
Voile indécent
machines certifiés
de Rien diplomés

Il serait bon
de changer...
L'offre du ticket
n'est pas encor
venue cela vient...
Et de l'autre
des larmes d'Amour
au chant cinq
du neuf perçé
de la marelle
suite à ce qui
n'a plus de nom
que d'informe
L'Intransigeante
allée des adirés
mains mûres résistantes
mains d'Âmes...

Sur la pointe du vent
et de partout
imperceptiblement là
un avenant silencieux
poudroit l'encemensement
du non savoir nouveau
Dante n'y sera pas
disparu techniquement
mort.Des chars blancs
camoufflés des grands
froids last call
derniers antrhopophages
se mordront la queue
pour quelques larmes
d'Éros en vain...

6 août 2010

Chimioterrae


LA MORT L'AMOUR ET RIEN

Vent dans les feuilles
brise heureuse allègement
un chien dort tranquille
apaisement de l'erreur
de quoi que ce soit.

Aimé raté du moins
en passer par...
pour que ce soit
justement cela.
Pas réussir et quoi?...
Regarder bien
la réussite...
Alors allons
pas de peines...
Ailleurs qui sait
si réussir
réussira...
Nous avançons
vers le Grand
Triomphe celle
de la disparition
des mamuouths
des dinosaures
du Saint Suaire
des pétroglyphes
des anciens
panneaux
de signalisations...
"tout est rien
y compris
la conscience
du rien."*
..."leur silence
ment et leur bruit
est trompeur"**...

Le petit crique
un filet que bordaient
des tapis de lichens
s'y pencher s'abreuver
comprendre...

Parfois cette
persistance
devient risible
et elle l'est...
"une soif de douleur
jusqu'à la folie"***
ou brûler la boule
la rougir de la honte
pour une résurrection
bien cuite.
Raidi figé sec
Enfin fixé pour la fête
à maman...à mon papa...
Un feu de Spectraque
une fois pour toute...

En vérité un fou rire
d'histoire de bonhommes
sept heures pour faire dodo
quand les grands de ce monde
en ont assez de se retenir
de rire jaune.

L'Aigle doré
l'hiver de janvier
sous zéro seul
avec lui
sur le lac gelé.

Ici il arrive
que Blanchot
Des Forêts
Gracq... Hantaì
bon encor que là...
il le fallait...
Pour les contes
comptes des mille
une exigences
là juste là...
Kafka et la trahison
on n'en sort pas...

Moments de Paradis
d'ignorance...
des bois de la sauvagerie
les aurores la grande ourse
les filantes...
juste pour nous...
L'anachorète et L'Aile
Des pensées d'éternelles
ancestrales...

De cette forêt
au loin les feux
sur Bagdad
la scorie
les désastres
de la guerre...
histoire
et ribambelles
propres qu'a pas eu lieu
paraît-il...
Tantôt l'autre...

De la Nature
notre Nature...
de Disparition.

Cioran*
Rilke**
Duras***

5 août 2010

Hurler Avec Le Vent


A TOUT VENT

...là les brûmes à la brunante
escaladent le Mont Tremblant
un Silence de Grand secret
plein des rumeurs de black fox
à l'endormie des dépositaires
de droits légaux sur l'ancien
volcan sacré...maintenant
il est derrière nous...
rougissant sous le bonheur
payé des mannequins.

Où est la Sortie?
Où est l'Entrée?
Sommes-nous entrer?
Avons-nous trouver
la sortie?
Où suis-je?
La rumeur crie
à l'Insensé...
l'Envoûter
dit le poète
un sujet dit
l'État
un autre
dit;un je ne
sais quoi...
quelque chose
plutôt que...
En Enfer dit
le religieux...

Mais suis-je
seulement entré?
Ai-je trouvé
la Sortie?
Suis je seul
sommes-nous?
Des rêves si vrais...
et de la vie
tellement irréelle
Rêve? Réalité?
La Mort alors...
Le philosophe
tremble le poète
dit l'evoûtement
le sujet politique
l'État...un
je ne sais quoi
plutôt que rien..
L'Enfer dit le
religieux...

Mais suis-je
entré?
Ais-je trouvé
la sortie
Suis-je Seul
et sommes-nous?
Des rêves concrets
une vie si floue
vague insignifiante...
Rêve ou Réalité?...
La mort alors?
De la vie avant
la mort? dit
le slogan

Le Sens?
Je pense donc
je fuis...
le flou le concret
la béatitude
et la béance
le nomade
et le sédentaire
l'hédonisme
stoïcisme
surtout la fuite
et la vie...

Visible? Invisible?
Comment rendre
visible l'invisible...
Socle
et poussières
créer de la fondation
Du Rien pour Rien.
Pas en Sortir
Sortir...
Ou Entrer...
Créer du Rien
ça crée toujours
quelque chose...
"I want to be
a machine..."*
Du coup plus
rapidement
que vite...
Vivance...