5 juil. 2010

L'Ébouriffée


AUGURE

Oeil sans pupille
planètes des corps
à poussière
oui désastres
rebuts scories
d'encor là
pour peu d'avenir
marbres coupés
aux ciseaux
par battements
d'essences épurés
des pas à pas
au précipice

Que de comptés
compilés
pour un chiffre
frippé pourri.
Maligne ébouriffée
vierge à verge
son lot de petits
peuplements saoule
sa rage ouvre
sa porte avant
de frapper
et injecte
son venir ancestral
Sa main mise
sur les queues
de rats de la terre
inaccueillante.
Porte tournante
pour étourdies
Sacre aux régnants
derniers d'une
suite d'écervelés

Des courants
justes et bons
ouvrent l'Aile
l'expropriation
cueillent l'Or
de Kubin en passant
des joies en sursis
refont la ronde
du ciel rythment
les astres neufs
les premières lignes
se posent...
On se surprend
à rire aux pierres
et parler aux scarabées.

Deuil Des Beaux Jours


ROGNURES
Rien...
des dernières
feuilles
moins que un.
Babioliques
choses
à la fin
insignifiantes.
Serrées si
grotesquement
loin.
Artifices
des cimetières
accumulation
de petites
pestes
sur la blessure
de l'astre
d'accueil

S'agissant
de Silence
mon Amour
nous n'y étions
point
Délicieusement
mieux ainsi
Cirque coma...
en plein Paradis.
Des briseurs
de bonté
de compassion
valait mieux
fermer
le poème
s'endeuiller...
de Rien ou
mourir de rire.

De la mort
à assassiner
petits murs
d'ignobles
farçeurs à trou
du ciel
et de la terre
décoche ton
tiredon
prend les larmes
pend les haut
les courts
toi d'abord
débarrasse-nous
de nous
file ta mue.
Détrace
ta présence
soie sans non.
Essaie Voir.

26 juin 2010

Je Ou Nous Décidons-Nous!?


EN SOMME
Même si le dos
d'une punaise
se présentait
comme une
princesse
les fers en l'air
il est à peu
près certain
que du Saint-Siège
tous les assis
de rois
par une
abracadabrante
boîte à horreur
s'y baigneraient
tous dans leur
saumure
s'encastrant comme
des enthomologistes
dans les épingles


Y a tellement
d'expéditions
sans
explorateurs
qu'un castor
avec la queue
plate
dans le vaudeville
que des brigands
honoris causa
accompagnés
de fières à bras
tenant de
magnifiques mouroirs
égarés perdus
sans le vif
des sujets
Juste un saut
olympique
et tout ça
pour un salaire
écoueurant
pas salutaire.

Débutant
depuis des siècles
dans la création
de rose des vents
la Nature
m'ayant embauché
naturellement
gardant la seule
distance d'une prière
par laisser faire
les traumas
des plus grands
et créer la place
pour se promener
les fesses à l'air.
Par des commencements
sans fin sont à
reconsidérer
pour une demande
de pardon
toujours exauçée
quand c'est à lui
que vous le demandez.

Pour le reste
le cogito
très bientôt
éconostase
en prime
il aura beau faire
le gros dos
piquer des punaises
sur le flanc
gauche des braises
ou se reposer
la tête entière
de tout ce qui
est Vivant.
"La nature a bien su ce qu'elle faisait
et l'homme bien mal ce qu'il acceptait."
B.Gracian

25 juin 2010

Les Dents Du Temps


ILS SONT VENUS NOMMER

Dire le rien
à dire.
Tout ce qui
déjà a été
en quelque
lieu
dans le fond
des yeux
la vigilence
que l'on peut
voir
dedans l'urgence
avant de s'enfiler
à tout jamais
dans le sans
Amour d'un broyeur
rien que de
l'horreur
un étouffement
...

Et c'est trop tard
pour l'essentiel
trois ou quatre
mots auraient
suffi pour dire
le monde qui a préféré
les bagatelles
aux arcs-en-ciel
la vérité il a compris
qu'on en sait rien
perdre sa vie
à se torturer
sur du papier
à moins de s'aimer
le nombril
faire le frais-chier
comme on dit
c'est inutile
on perd son temps.

C'est la première
des vérités
et pour les autres
une étincelle
dans la nuit
en plein jour
des années
Ou bien mon coeur
mon illusion
ma chair
ma passion
ma tant aimée
pour le vrai.


Tout le reste
il faut l'admettre
les vrais poètes les bien-cotés
entre eux
éperdument
la tourniquette
les claquettes
sous les jaquettes
sa jasent tout le temps
Que voulez-vous
de la jasette
ou la turlutte
des cocos-loques
ça passe le temps
Ce n'est pas
de mes affaires
mais moi aussi
j'ai le goût d'enfer
tout le temps.

Où est le problème
personne t'empêche
comme des milliards
faisant c'est épatant
Un jour peut-être
t'auras compris
que ça sert à rien
personne te lit
qu'un monologue
dans ta vie qui
vient de passer
de l'autre côté
t'étais déjà mort
quand t'es passé
chez le dentiste
c'est évident.

24 juin 2010

L'Oubli


LE CHANT DES PIERRES

Un trait un point
d'appui
comme un oiseau
des grandes forêts
perché sur un
lampadaire
dans un square
au coin d'une rue
prendre mes ailes
et m'estomper
Y en faut pas plus
pour continuer
des mains
un coeur et du papier
faire un plan
sortir me retrouver
prendre un peu d'air
loin des mouches noires
des idées ma chambre
en jaune peinturée

Plein de couleurs
sans espérer
sortir d'ici
bien en santé.
A chaque fois
qu'il en sort un
un million de moins
sortiront
En faisant le calcul
plus personne
dans l'avenir
le pourra
Pour un vingt cent
des milliards
plus jamais
comprendront
la vraie vie
pour de bon

La Nature
en son mystère
est qu'elle
règne sur la terre
pour elle ce
qui est chair
est tout simplement
la matière
de ses enchères
Dedans dehors
c'est pareil
elle tire
toutes les ficelles
de ce qui compose
Babel.

Il faut bien lire
bien regarder
comprendre
que les dés
sont pipés
Entre deux morts
celle d'ici
bientôt vétuste
et terminé.
Alors ton dieu
tu dois le cacher
comme dit Valéry
et puis partir
quand c'est fini.

Avant longtemps
sera terminé
le bon temps
de la vérité
Après le Tri
y restera
pas grand chose
pour la Vraie Vie
qui s'est enfuie
comme par magie
qui n'était que
l'oubli.