3 févr. 2010

Pans De Verre



Ce que l'on croit être la réalité est réalité politique,aujourd'hui écomomique technique.L'Art est là pour nous rappeler à la Réalité.
Ces instants ces heures jours décaptés de cet esclavage,quand la peinture etc vous y décolle rapidement on se rend compte du marché de dupe que nous tend ces meneurs à monnaie.Là il y a coupure entre les mondes.La part allouée toute fragile et solitaire de ce temps passé avec la matière les outils font voir la dimension de l'impossible contact vrai avec mon semblable.Comme si on se faisait des signes en travers des pans de verre.La communication (Cri de Munch)s'avère comme autant de cris muets, de signes (...sur un bûcher...Artaud)où l'urgence des faits qui s'y révèle par la distance que permet l'art est effarante.Le règne de la Mort dans toute sa transparence,se nourrissant par son principe de reproduction, de l'impuissance à devenir.Un épinglé,un fixé dans une éprouvette pour la Mort.Et la liberté oeuvrant ouvrant le désir de la Vraie Vie que par le créer.Qu'est-ce que l'Art? Rien d'un côté et tout de l'autre. Du vivant mort...à du Vivant libre.

Orange D'Enfer


Divaguer autrement,à partir d'une seule couleur.Par exemple l'oranger que Bacon affectionnait particulièrement.Pourquoi cette couleur plutôt que toutes les autres?N'en n'ayant aucune idée alors j'improvise une réponse.
Lui dit;( parce que j'en ai besoin pour emflammer la toile,par un écoeurement des couleurs gagnantes!) Que veut dire couleurs gagnantes?Mettre le feu à la toile?Tout ce qu'un regard bien patenté peut attendre d'une couleur...de beaux roses des bleus célestes et religieux,des verts bouteilles ou écolos etc...obéir à la loi de Goethe, d'Itten, Chevreul ou à tous les codes attendus des têtes à colorier.On peut comprendre,ne pas s'en tenir à un voyage organisé des couleurs.Mettre le feu au tableau? Des moments de parcours lors de la construction destruction où on devient pyromane de soi-même où la lutte semble perdue et ça brûle...Cézanne disait..( quand c'est raté on détruit on recommence)...chose commune en art se détruire.Se donner se consumer...réssusciter...jusqu'à ce que mort s'en suive...Cette couleur est la dernière couleur à la limite du vivable. Non ici c'est Bacon à jamais chassé du terrestre.De l'Enfer.Un départ en Vérité qui nous laisse un goût calciné.

1 févr. 2010

Le Papier A Bougé.



L'Oeil le mien
m'autre.
fracasse
déconcrisse.
Si si, titubant
Ça décervelle
Place les morts
au bon endroits.

Tant de faux pas
d'insignifiences
a éclypses
Un tassement
ciment des chines
désorientées
Feux aux langues
artifices bottés
d'ennuis faut voir.


Un dégourdissement
sans précédent
perd les couleurs
sans eux les formes
C'est l'Un sur papier
de riz suite au pâtes
mots, sa flamboient
le prix d'un fauteuil
matissien.Sans Matrix.
Une calaison ça danse
ça hors ça se précipitte.
Qui croyait pendre
s'est pendu.

Il bouge un pas
l'axe a beau sacré
ça s'est inverser
Rien a vendre
vous voyez?
Bouées d'échecs
l'éternité la mer
allée avec le soleil*
hagard les grains
d'ensablement ne
joue plus l'affaire
est désertique
La chose a bougé.

*arthur. r


31 janv. 2010

Proématiquement Je.


Des mots blancs un délestage une épure... Tout va vers la réconciliation quand la parole cède
et que l'image encore une fois et comme toujours marque le moment de ce qui doit.
Se campe alors un irréfutable acquiescement.Des lois multiples complexes exigent leurs dûs.Lignes, signes,formes couleurs demandent leur juste espace.Dès le départ l'apprivoisement des faits (l'iconographie)engage, amorce le voyage.La poésie vit mal sous les dômes.Réticente aux Papes et aux évêques.

TriTri crissements
découpes l'insécure
Un rappel limite
le dilettante
Un cri décritude
faire sauter
l'embâcle gagnant
De Célan au Néant
Des déserts à G.I
poétique claironne
la pierre noyée.
Forme un rappel
à l'ordre du jour.

Tas d'entassements
abats arbres livres
sépulcres fermés
Glorioles recensées
aux chants captifs
Sèaimer les gorges
sont rouge encor
sans ailes.


Temps sordide
vous voyez bien.
La meute est une.
Comment diviser
ne sachant pas
compter?Et enseigner
quoi?La Proématique
est sans valeur
Le Poète doit mourir.

La gangue de tous les
Ganges champs de blés
mots d'arômes
Ensemencement patient
des pas perdus
de rien du néant
en vérité.

L'Enclenchement
sans esprit
vous rend obsolètes
le passé simple
a manqué son futur
antérieur.
Fonctionnaires
machines à mot-mis
Hydre à reliques
universitaires.
Platoniques
refroidies.

Parler Pour Ne Rien Voir.


Pillage ici harassement des passes le feu.Des pour Rien des croque-morts
mouches noires des mouches mangent des mouches,goulags sur camps...
La matière a faim a froid a besoin de sang. Dès lors surveillez vos poupons queue de chemise à 45..."Vous qui entrez ici abandonnez tout espoir"...Bien Voir c'est vivre ou mourir.Bien gnoser ou pas.Voir bien Voir se fout bien de la définition que les mots en donnent.L'Acte-Lier à l'instant où...peindre sculpter...c'est toujours la construction d'un tombeau...Voir à ce qu'il flotte...pas trop alourdie par le nombre de cadavres dedans...avec un tant soi peu de l'odeur empoisonnée des couleurs,des alliages, enfin bien boucher les interstices pour ne plus voir mourir l'amour.L'Art étant un concubinage avec la Mort autant dire qu'il y en aura d'autres après nous...En effeuillant la Margueritte où se cache l'Éternel Retour,disons quelques jours encore.Alors au microclimat aux poches d'air,à l'appesanteur,aux colonies,à tous les diables,partir au vent en attachant bien ses pinçeaux.Bonheur d'époque où il n'y a plus d'art.Peu d'espace mais énormément de temps.Peu d'amateurs mais énormément de liberté rien à recevoir mais tout à donner,
vers le flottement des étoiles.