7 déc. 2009

Le Poète Crucifix


Les Mots Me Déconcrissent Valéry

Offrande Au Sable



Maudit sois-tu
salaud,rebut
à petite main.
Sommets Rouges
de vos déserts
crottins sans visage

Le bonheur de ma nuit
Solitude Aimée
Éternel Dramour.
Porte cimaise
des décloués
des débaillonnés
des dénucléés
Porte-toi.

Viens soit
oiseau Seulseul
chant des dunes
des sépulcres
Joie blanche
infinie
du peuple Inadore
Va et ris vers
la faim car voici
le Roi Mortmort.

6 déc. 2009

De L'Art de la Solitude.


Seul ce mot prononcé quand on est seul.La maladie,la vieillesse,l'exil,la perte d'être cher.La double solitude,les vieux couples,la maladie de l'un de l'autre etc...mais ce n'est pas celle de l'Art,celle d'une isolante discipline,qui prend tout,exige tout.Sans hiérarchie,de grandeur,de maîtrise,déjà tout au début,vous enlève à tout, toute illusion,tout mérite,une retrouvaille espérée,une appréciation monnétaire pour un service ou autre...Non rien.Et ensuite vous enlève votre moi,orgueuil,vos assurances,votre légitimité,vous enlève le quotidien des affairements des jours et des nuits d'une vie, d'une vie normale.Point d'ancrage dans les évènements du pain quotidien.
Et s'en suit une somme effarante de déconstructions et d'imbroglios de vous et de l'autre.Le Doute,l'angoissante avançée solo avec le rien le néant que le constat imprécis du tout de quelque chose...Ces moments à grand risque et qui jamais n'abandonnent,seront destructeurs folie,mort..ou seront initiatiques.Les radeaux,corridas,les pierrots,baleines,etc...autant d'illustration des risques et des fins terrifiantes qui accompagneront la création.
La Solitude extrême d'une sardine,d'une asperge,d'un lapin,d'un chien...dans un tableau comme autant de symboles la représentant.
La solitude figurant la solitude par La Solitude de l'Art.
En vérité c'est une horrible condamnation.Celle de conserver,ce savoir de Solitude.L'Envers eh bien Art-O parlait d'un bûcher où on y ferait des signes...ou bien avant Voltaire ou Montaigne parlait d'êtres briochés,Paulhan le bord effroyable d'un précipice...des otages pour demeurer proche du messieur...bon voilà ce qu'il en est de la réalité de l'Art...Le pourquoi? est toujours le maintien de la flamme de la lumière.Pourquoi? le Pourquoi?...initiatique Présence!

Grâce




Le descendu
si bas marchands
aux pieds d'acide
gratins des clous
du très haut
boues conformes
à l'ensilage.


Que d'heures
me noyant
qu'un coeur
hôte me fut donné
séquestré
par tes parfums
au patchouli
à l'huile de Parme
bercé par l'alouette
en fumée.

Bas si bas
que tout m'était
donné plus besoin
de zigonner ni que
bidouiller la vie
m'était un bol de
bouette
Pas besoin d'un
trèfle à quatre
feuilles.
Viennent les moments
qui m'endeuillent.

De La Guéguerre.


Et là, ne conserver après le fouilli des quotidienneries des mille et un usages de l'esprit grégaire,assez de vivance pour partir commencer un point une ligne,qu'importe la force de bouger un doigt la main tenir un outil ou à la limite tracer dans le sable le vide,un signe,sachant que rien, rien ne viendra,jamais rien ne vient...des milliards de faits et gestes inutiles tentatives dans le trou béant infernal,que d'être.

Ici il y a une traversée à atteindre,une limite à franchir,un voile de Saïs à déchirer.Et de soi-même,assumer la part qu'on n'a pas franchie,pas voulue franchir,car un quelque chose plutôt que rien ce soi-même de l'autre côté ici,avec des tableaux des sculptures,des oeuvres non pas de chimères,de faire valoir,non un ce faire voir comprendre que tout l'Art n'a été que l'instrument majeur de ce voile cette réalité quotidienne,de tous les jours celle qu'on appelle l'ordinaire...l'Art était cette ensorcellement,cette illusion de ce que l'on nomme la vie.
La racine et l'origine d'un voir corps et âme se racontant des petits songes et mensonges de Franco ou Guernica.
L'Art théatre de tous les possibles.Le reste suit.
La Force d'un faire Voir d'un dire et faire dire ce que Créer veut bien.
Invisiblement présent,dans toutes les sphères non du vivant mais de la vie.
Nature et Art luttant pour une vraie Vie car l'origine de l'Art est le Manque.La Nature cherche sa métamorphose par tout ce qui est pour elle, ce qui doit sera...
Cézanne explique cela on ne peut plus clair.
Et le plus Grand que tout celà si on le questionne tombe inévitablement dans la religion.
S'il y a une forme idéale de "prière" elle ne peut-être que poétique ou musicale.
Sans prier,les arts visuels sans mot dire(sans maudire,cent mots,etc)culminent des visions arrêtées,fixéés,d'une efficacité jusqu'à ce jour démontré.L'Amour,la beauté,l'émotion,ryhmes et formes...Pour ne nommer que les plus importants.
Créer c'est le Sens.La quête du sens c'Est créer.
Tous les noms sont des Oui à la Vie.
La destruction écologique est une métamorphose de Nature.
L'Art se doit de tenir...il tient.