21 nov. 2009

Monde Riant


Ce nuage rouge
si loin
sur le mur
troué d'aveugles
tant de carrés
rectangles
Transes
tremblements
machines à nue
dans le décompte
du temps distrait.
Un jardin,un monde
riant
Jaune sans tournesols

Vent


Vélocité du mental
Patience!
Pour le craquement des os
pour les pompes funèbres.
L'Ouragan des pleurs
Et puis
cette raison défoliante
crisse égratigne
boursouffle
les apprêts
du capital
prépare les fanions
Scories des chairs
vertes Lolas à parade
Ni bien ni mal
À la vélocité du banal.

20 nov. 2009

de Grandes évanescences...


"Il n'y a qu'un seul plaisir,celui d'être vivant,tout le reste est misère."Pavese
On voie que c'est sans fin,interminablement sans incidence,toute forme d'existence est inutilement communicable,qu'un ramassis de malentendus,de contradictions,tellement absorbée par nos défaillances nos manques,ou l'inverse... que camper là au milieu de la vie avec quelques distances, un rire sidérant nous prend.
On voie qu'en dehors des faits divers, banals communs et par surcroît toujours fugaces,éphémères,à chaque instant tout s'efface.Ce qu'il en reste par oubli du temps n'est que rumeur intérieure,qu'un arrangement qui nous sied,la vérité est que tout est évaporation,évanescence...Et là juste là dans la présence précise où je suis c'est déjà plus.
Il y à par contre d'autres formes de présences des rencontres des croisements de regards pour des êtres des choses,objets,à jamais inoubliables...choses ridicules,sans valeurs,sans importances,ici on voie le murmure du vivant,une discrétion,une patience une attente là comblée.
Des choses petites en attente et attendues.
Je crois que créer,oeuvrer c'est tout sacrifier pour ces petits moments,qui deviennent tableaux, sculptures,ou un coup d'amour,encore une danse avec le vent...
Chez Sima dans plusieurs de ses tableaux, ces choses volatiles presqu'imperceptibles,me sont vérifiables pour le reste cela est notre incommunicable,notre attente.

18 nov. 2009

la Fin se Fait Vap.


Ces moments fugaces où ici sans y être,drôle de moment,d'état second,on y est pas...on est dans les "vaps" dit la nov langue...les 'vaps' de la langue de la pensée,un repos des mots de la pensée...on croule, on tombe,on s'évapore,mais à un sous rythme,on culbutte mais détaché des mains jointes,des mains brisées, usées,des mains à sang,plus de mot plus de pensée,ou vice-versa.
Semblable à la musique,aux arts visuels quand vient un moment de distraction de la vigilance nous ne sommes plus ni à la musique ni au tableau,on est à nous seul à seul tout fin seul...Solitude le monde de la Solitude ici parmi les pires possibles...Dans la forêt égarée,nul autre point de repère que le ciel les montagnagnes,semblable à ces paysages de Soutine,le sol sous les pieds qui tournoie,dans les forêts intérieures de même, les deux natures sont inséparables.Dehors dedans Ça tournoie...Perte du Sens,des Repères,un peu comme les bonhommes à Bazelitz,ou bien avant quelques Chagall,et bien avant quelques Michel-Ange...Le Sens vacille jusqu'à l'étourdissement jusqu'à la perte...Et la réalité revient ...si la mort n'a pas fini son travail...tête en bas en haut,étourdie ou pas,la réalité des codes revient.
Le tableau la sculpture,déjà le cadre,le lieu,et sa composition...(...en un certain ordre..)pour ne pas dire un ordre certain,le chemin,le sens simple banal ou complexe de la réalité revient...et là et bien Ça continue...jusqu'à ce que la mort ait accompli le travail.Ces moments fugaces donc,(nos stupéfiants biologiques naturels..)Une courte idée de ce qu'est la perte de sens,la Vrai,là pas de tableau ni chemin,que de l'Horreur à l'état gazeux létal.Le Sens est celui qui dans la quincaillerie du monde créé,à chaques fois par tout un chacun dans la prison du bon dieu.
Prison depuis le commencement du monde.
Et l'Art en a ras le bol de l'Apocalypse et des fins dernières.Alors ça le dérange Ça!
L'Art ce qu'il nomme lui la Mort c'est le Paradis Réalisé "Le Palais de Cristal" par la suite des évenements qui mènent on le Voit très bien...surtout ce qui va avec...(ignominie secula seculorum...et fini..)souffrance agonie,bref l'histoire fourmille de ces guéguerres de religiosité à cadavre priez pour nous...
Et en fait ces apocalypses ne sont qu'Orgueil devant le VRAI DIEU...caché dans le manteau de Pascal..l'Art n'est qu'un moyen pour ne pas trop s'enfler la tête avec ces "jenous" là!L'Art cette forme qu'habite l'Être (tous les Êtres...)pour ne pas mourir...dans les "vaps".

Doulce.


Assis la poutre
callée dans l'oeil
la France
couveuse d'alambics
d'ailleurs
Antithèse la Grande
mais là aplatie
y à de quoi
son roi de paille
la viole
l'engourdit
avec les ratés
esquive sa Beauté
la jalouse
son profond
Secret aura raison
des venins malins
son négatif la rythme bien.
Doulce