3 févr. 2012

Tombe Dans L'Oeil


L'Art A Vue L'Oeil

Et l'Oeil
éclata
d'univers
bouleversant
la solitude
désespérée
de sa nuit
d'éclosion
Là et pas là
pas là là
rien de personnes
sans pommes
ni fleurettes
Rossinante
au chômage
d'imaginaire
cabré de raison
en mode
tyran tirant
vers l'Un
de la disparition
des bulles d'air
des souffles
courts...
Alors
dessine-moi
un Paradis...
Sors-moi
de l'Enfer
du sort
du sommeil
de rien pantoute
Là où c'est Ça
exactement!
Porte de lumière
sol si la
petite musique
de Nuit
pour que ma joie
demeure
en cage d'univers
poussières
d'innocences
champs de blé
aux corbeaux
'...you are what goes
through your mind...'*
Allons in the night
froid tête brûlée
laissez passer
mère rouge
splendeurs
et beautés
pas d'ici
juste là
Oh!derrières
d'intelligences
white is white
miss Socialitée
pimbêche
d'abattage
Tout nu
pis dans bouette
à faire manger
le marécage
la bitte
sous le bras
en ratatine
ordures
pissant
dans la boulée
en prétentaine
vers Caboum.

Un instant
de trilliard
de n'importe
quoi...
un doigt signe
dans le sable
toute la sagesse
d'exister
Une pluie fine
odeur de flore
aux champignons
garnis
d'envoûtés
se noie
sans parapluie
dans son lit d'eau
qu'elle tente
de percée
sans queue ni tête
pour le plaisir
de la chose.
Voir a vu l'ours
la charrue
avant les boeufs
et la pierre
qui roule
sans s'emmerder
des mesures
à l'anglaise
des cliques
et des claques
des wawarons
studieux
dans le déluge
des maîtres
du tripot
de mademoiselle
la mort.
'Certainly
resistence
is in your
mind,to the thing
you have to do'*

Résistance
à quoi?
Dormir alors
sur un banc de parc
marquant l'erreur
du lieu en fin
de sa négligence
maison baril
ou bouche de chaleur
un crachat
ou pièce de monnaie
et le soleil
d'Héraclite
reprit au roi
de tous les droits
La djob ton cul
nantit comblé
éthique
de la bonne
conscience
Allez multipliez-
vous...
coupez la branche
où vous êtes assis
les feuilles
se ramassent
à la pelle
toujours
Faire semblant
que s'est intéressant
en attente de la fin
de l'Histoire
de Dieu.

Martin A*

29 janv. 2012

Temps Noir D'Éblouie


RAYURE DE VIVANCE (par l'Un parfait)

Figé
en sa géométrie
de mouvance
un forclos
réglait
le sort
Toute
l'éternité
jamais
toujours
pareille
concluait
le roulement
du néant
de l'existence
un puit
sans fond
à la lumière
de l'oeil
Sanctus
...'La nuit
retombe
de bien haut...'*
au Camp
last call
du train
train
pour TOUS
en Fin...

Temps ratatinant
la pauvre
éclaircie
à bout d'enfer
de te manger
mon enfant
sans imagination
à corps
d'orifices
où s'infiltre
le TOUT
dedans dehors
marchants
de bétails
de fidèles
insuffisant
temps blacknoir
de la disparition
du Dieu
de l'Homme
des pierres
sine nomine
d'écoeurement
sanguinaire.

'Alors va! avance
sans armes le long
de la vie
ne crains rien'**
Et combien
en restera-t'il
de poètes
et où sont-ils
à présent
en ce monde
évanoui?
Discrets
écouter voir...
De toujours
eux les IL Y A
parmi la foule
des Jobs
des Séraphins
des mangeurs
de balustre
des...
condamnés
de condamner
au Paradis
de l'Un à un
de l'autre
et Dieu
emporte tout
sur son passage
quand l'art
tire le diable
par la queue.

Ciel ou Enfer
extase ou misère
la Création
en fait son affaire
quelque chose
comme la mouche
sur le cheval
du cocher
elle étant
dans la calèche
pour un ptit tour
du bloc
puis revenir
à Saïs...

Debord*
Hölderlin**

28 janv. 2012

Passé Date


SOUS SILENCE DE TEMPS MORT.'le monde dans lequel je m'étais fourvoyé n'avait pas changé d'un coup mais progressivement.'*

Sans crier gare
l'autre côté
du dire
se mit en place
sifflant
l'air du temps
acide rauque
raclant le fond
engourdi
d'un déraillant
soupir
d'étoufferie
Mise en terre
du génome
de pas moi
mais l'autre.
Désosser
poudre d'os
poussières
débris
scories
rognures
...du temps
d'un infini
liant étouffant
la naïveté
du vivre
d'aimer
jusqu'au bord
de la falaise
d'où éblouie
l'on disparaisse
dans le jamais plus

Eruatonim
de l'autre côté
du Rien
de l'entassement
d'où s'écoule
le sang
cette nourriture
des dieux
aux encans
sévères
des arènes
quotidiennes
que fait voir
Francis Bacon
sans fil d'Ariane
dans le Camp
des viandes
tauromachiques
englouties
par la splendeur
de ses tableaux
de lumière

Fruits
des feuilles
des branches
d'oasis
le sablier cassé
d'incrédulité
l'Éternité
a repris
du désert
vers le Paradis
tout rouge
du petit homme
des jours
au lourd
tombeau
de Lâcheté

Dürrenmatt*

27 janv. 2012

Guerre En Nombre


DE L'ALLÈGEMENT DE L'IMAGINAIRE

Cinq
des quatre
jeudi
Milliard
de deux par deux
14183945
20123456789
pour cent
zéro
huis clos
d'Otto Dix
au million
d'Un conte
dont on a
perdu la trace.

Elle fut
au rang
des premières
à embrasser
l'infini
insomniaque
pour un bout
de pain
mal rompu
laissant échapper
la levure
du sens
dans l'oeil
imbécile
du Tout
où l'Esprit
canonisa
Sainte-Ariane
du Troupeau
Horaire

Compacté asphyxié
retenir son souffle
augmenter le nombre
tenir invisible
dans le vide
d'un échec et mat
d'une fontaine
de R.Mutt.

'Dans mon inconscient
ce sont les autres
que j'entends'*
Il prit le chemin
qui l'avait porté
jusqu'ici découvrit
l'Amérique les myrtilles
la poudre d'os
les mouches moutardes
le professeur Bobus
et lui-même son hôte
à la file indienne.

La mort vivante
par la vie morte
achevait la fin
d'extermination
de l'insaisissable
euthanasie monde
Une biosphère
obéissait
à l'aveuglant
déterminisme
eucomomique
sans queue
ni tête
pendant qu'un Dieu
pissait en sifflant
à la fin des Jours.

Pierres de plumes
par vent céleste
rougeoyant
le festin
d'infini
Vertigineux
constat
sommant la naïve
imagination
à s'embellir
du sacrifice
de sa condition
d'imbécile heureux
attaché
sur l'épave
des significations
tristes.

Artaud*

5 janv. 2012

Un Cri


SEUIL (Anonymement divine la mort règle le nombre le multiplie par un a l'infini)

L'échourie
traversant
l'ombre
d'illusion
Mise en scène
fantoche
dans le silence
éternel
de signes
célibataires
étoilant
le cul
de l'univers
Inutile
prétention
d'incontinence
sur le parquet
de l'éternité

Un cri...
vivant
de par le monde
celui de Munch
danse noire
avec le coup
porté des affres
a fric
Lumière
éteinte
et tam tam
blousé
sur fond
de canisses
aux restes
de nos frères
déguisés
en bleu blanc
rouge
bonbon caramel
eskimo chocolat
euthanasiant
quelque chose
pour Rien

De la peinture
de Silence
par la nuit
des temps
vampirisés
par l'iconologie
de la terreur
Étincelles
du bonheur
de vivre
en l'éteignoir
ravageur
du quotidien
bariolé
d'apocalypse
monétaire

Le Cri
de Guernica
dans Les Désastres
De La Guerre
où à L'Origine
Du Monde
comme à sa fin
on retrouve
cette
Figure With Meat
du Grand Inquisiteur
homme ou dieu
pantois
d'avoir vaincu
a jamais
la pauvreté
des chairs
rougies
des économies
burlesques
qui mènent à l'Un
de l'Extermination
de l'Émotion