24 oct. 2011

Pas D'Ici Essentiellement.


SEUIL ET BIEN AU-DELÀ

Au port
des venues
fourvoyées
rouées
de fatigue
lourde
d'âme écrasée
masse morte
vagissante
brûlée
d'entailles
cobaye
de Mabuse
de Dieu sait quoi?
Briochés
de Montaigne.
Cloués d'épaves
conte de folie
furieuse.

Oui c'est Ça
oui oui encor
oui c'est Ça
c'est bon...
Fais-moi mal
que monte
les Gréco
enfumés
des charniers
des têtes dures
des agrippés
d'ouverts
de vents aux voiles
des vers là bas...
des nulles parts
des chez-soi.
Tableau d'Éros
du séminal
de l'amniotique
Oui oui encor...

Un passe sans savoir
pas vu pas né
peignant personne
sculptant
l'Air du chant
l'Ère du sang
Au vent Du Seuil
et bien au-delà
à tous les sacres
au Sacré
au sacré chéri
Pas d'Ici Nihil
Nada Ailleurs
chez-nous
De Tous Les Temps
Le Plus Qu'Ici
le Bien
Plus Qu'Ailleurs
L'Antre Nous
Mais Là Bas
En Nous Ici.

Temps Du Début


SORTIR DEDANS DEHORS

Dedans la poésie
prend tout
le possible.
Ou le Rien
et elle le veut.

La forme
en forme
maître d'Amour
mutant mutadis
que tous
se servent
Faut comprendre
pas pour tous
Peu importe
mots ou gouges
verbe ou sculpture
musique ou peinture
l'épave en faites
être ou ne pas
des tranchées
des éclats d'obus
des décombres
de Poussins
des lavis de la fin
de Cézanne...
Ou de Staël
en pleine éclipse
...Tenir vous voyez!
Dans le maquis
Coeur
de Vivance
LÀ ICI MÊME.

Use pouce
en sillon
de brûlures
râlements
de poumonnières
fourrées
des tyrans
d'affraires
dévoreurs
d'aubes
des bien nés
kapi képis
kapich?
Vert des cameux
wurasioux
et belles brunes
de Maskinongé
sauts des printemps
allant nus pieds
sifflent sifflent
n'étant pas
rats pourris
ni que tapissiers
d'États
Pas mange clous
ni mange marde
pas de mises
aux arrêt
de Rose des Vents

Ta surface
ma chérie
ta ligne
d'allure
drippes
de fronts
Sursis
de retour
bertullimbe
carnini
ton tableau.
Il est temps
gé croi
tes poils de ré
des musiques
à rimes
aux vides
des mains
poches cousues
et te baisant
d'ailes
de monarques.

Sans rendez-vous
à l'heure
et tant tant
d'Ailleurs
juste avancé
des maritimes
aux mains
tes fesses
comme le velours
de tes pommes
à géométrie
sans grappin
d'enrhumures
Taureaux
d'Agonie
chère Irène
noyée en tes larmes
il ne viendra pas
Il n'est plus
moins qu'hier
que demain.
C'est le temps
du début.

23 oct. 2011

Sans Présence


COMME UN MIRAGE

Un continuum
infini
sidérant
un feu roulant
déshabité
de sa présence
aspiré
d'invisible
disparu
comme Dieu
comme l'homme
comme l'art
comme si la somme
des savoirs
avait atteint
sa finalité
et qu'il
n'en restait
qu'une conscience
floue qu'un vague
souvenir...

La vie
soit seul
vivant mort
et disparu
à jamais
Riche
ou pauvre
disparition
des riens vivants
Recycleurs
d'évanescentes
immondices
Têtes bras
pieds doigts
hachés broyés
déchiquetés etc
du Bacon
nature Nature
sans bonheur
ni joie
sans peurs
Comme va la Nature
Peintures noires
de Goya
Mêmes thèmes
inscrits
depuis les adams
monde...

poéflic
poétrick
poéscie
poécri
poétc...
non rien
dans les poches
pas d'indicateurs
pas de codes
de route
pas de poésie
organisée
ou pas de poésie
toutes lois
façon de faire
un radotage
pendant qu'elle
se moelle
et pétrie
son sang engrosse
LÀ l'ICI-MÊME

'Me faut le dire
à mes amis
le temps qu'il fait
sur mon pays'
Que d'autres rêves
en fin se rondent
n'Oeuf d'éclore
En finir avec l'exil
l'enfer
les souffrances
imposables
le tapioca
la fricassée
le hachis le baloné
les fruits légumes
cueillis
à la semence
dans la bouche
des pompes funèbres
sans papilles
qu'écomomique.
'Que vienne le temps
dont on s'éprenne'**
Le temps tendre
lassé d'attendre
dans le décompte
de la monnaie
vivantes des nés
sans défense.

Vigneault*
Rimbaud**

22 oct. 2011

Draille Trohie (voulue)


OUI MES CHAINES VIEILLES (et virtuellement usées)

Non pas Là
pas celui là
N'attendez pas!
Fsalip
puiderdre
au bas fond
allégé des gaz
chair cancérigée
froiferrimoi
morte de vous
les bras pendant
de tryllasse
sea free
de mange cul
de babalmes
qu'ertade
plitsotte
frin te ioke
potrenu
jusqu'aux
poémardias
négris proularmes
combien?
Fruits verts
cueillis
sans têtes
gretta descimes
en blanc glacial
de la fête
des morts.

Que penchiez-vous
driopalme
dentourtatique
d'évidence
par milliard
des ichinnes
crillades
Ho! Grappin
du radeau
peaux de dos
d'invisibles
ragoûtants
d'heures
à babioles d'or
d'ascrassilles
dénuklanilles
fsatit romplintes
En face trop tard
pas vu trop
semblable pareil.

Rujassa
que croyez-vous?
Saïs le voile
qu'écrinne
intriarraberté
colcrates
Oui un seul
étroillail
qre nilomarnaqui
fropp canada
iperjijo
sa fausse
kiroux quenn
sans couteaux
à l'arrachée
jusqu'à l'usure
des dents
Brel
mon chéri
Allons
cancrérigènes
TOUS

L'Enciel


BRIBRUINERE (souvenirs du dessus)

Derdaieure
pousieux
fitula
Dire autrement
tant va la cruche
...meon esine
des moutons
jais peu
defité
l'esprit
matière
même Vivance
d'âmeter
de l'âme
en brise
savante
kader le froid
les tremblements
jamais moi
qui meurt
merticaligne
pas pour une danse
mais une torture
frecherbeau.
trame indéfinie
du monde.

Et des affres
cris peurs
hystéries
des frindaguels
ferfivafinir
en crestarneuf
fin
du régime
à catastrophes
capitalistes
sasertatrum
dermercalare
rumol rimamoins
où tout est
sans action...
nez yeux tête
corps entier
au Sécharie
sul pantol
kétalcapi.

Ortalisman
un silence
de mocassin
trilastim
de l'autre côté
ici,branches
d'hiboux
frébillent
en leurs nuits
pilipiaffe
face à face
avec la mortoi
varlarinia
en pleine face
contre la masse
morte engendrant
ces monstres.

Pas un miroir
une puanteur
de mensonges
faux et vrais
desfaririrères
boltalski
et des taxis
d'État
prillant
gloire et histoire
au catalogue
se signant seul
les traîtres
tartuffent
à prix grande
surface.

L'âmenciel
des Sernerois
kalibésiaques
tu te souviens?
Le sang versé
au bout du tableau
golarnias
l'èsartipole
dir berbouc
supplices
martyres
d'enfants
coupés en cubes
trigunicres
pour rien
un prétexte
monnétaire
manipulations
des malnés
bon à faire mourir.
Tous en âmes
à cris de Silence.