15 oct. 2011

Le N' Éclos


MAQUISART...'et l'éclat blanc des pensées'...*

Que faire
exécrable
prophète
de malheur?
D'Oeil
danse étrange
art de mise à nue
dans une imposante
lutte à mort
pour la Vivance
d'une liberté
solitaire
dans le fouilli
de la foule
des scories
noires des pères
noires des mères
noir de vert
cognant le silex
couteaux de lumière
feux et sang
mêlés de pailles
carrées des villes
sans pouvoir rêver

Cherche coeur
cherche trouve
sinon tu meurs
gaz oil
et fumée.
Dit vrai
montre vrai
donne à voir
la beauté
du bout des doigts
Risque debout
va tiens bon
décroche le barbelé
de sur ton front
crie grogne
tords-toi de tous
les torts
secoue toi des savanes
des déserts regarde
par la bride
de tes yeux
autre chose
que des proies
fait voir
la lumière
de l'effroi
pour sortir
encore une fois
du camp des nés clos

Piquée de noir
la cervelle
laisse passer
la mer rouge
d'un conte
d'offre
et de demandes
crève les os
porte la moelle
à l'oasis
là où l'ailleurs
te donne
un ver d'eau
fait l'ICI
enfin sur un radeau
qui va sa nuit
de toutes les peurs
les porter
en bien aimé.

Rilke*

14 oct. 2011

Chemin Faisant


TRANSFIGURER L'ICI DE L'AU-DELÀ

Et on ne dit pas
en l'Absence
pour nous d'ici
au Pays de PAS LÀ
d'un avorton
de mouches noires
de gigues
et de billots
de porteurs
de tombeaux
aux vents
des quatre
saisons
disparues
des pauvres
Plus mat
qu'échec
un deuil
infini
d'un monde
qui n'a
jamais eu lieu.

Des mises bas
abattues
de l'Un
écomomique
par région
ville monde.
Et tout Ça
vers l'essence
des choses...
l'Évanouissement
dans le 'confort'
capitonné
du Grand Cercueil.
Oui c'est la Vie
et tu fuck le chien
sans arrêt
proématiquement
et les évènements
se refroidissent
tu claques des os
remontés à la surface
liquide noir
où vrombissent
les caméléons
posthumes.
'Conduis-moi
dans tes plaines
battues de tous
les vents où d'âpres
monastères
ensevelissent
entre leurs murs,
comme dans un linceul,
des vies qui n'ont pas
vécu...'**
ICI JUSTE ICI
où il s'agit
d'en sortir
où il n'y
à jamais
eu d'entrée.

Beaulieu*
Rilke**

13 oct. 2011

Ici Pas Là Là Non Ici.


SOLliSEULFAberSIRTÉ (sur un banc de sable entre nous)

Elle le hoquet
court
un bilboquet
pour
oubli rental
de devenir
la folie
du jour
L'auxiliaire
emploie
son poison
ICI
mon coeur
déserteur
de pitounes
d'inertie

Cocon
de toile
de fil
lichens
Des fuites
luisantes
en bain-marie
dur à mette
extases
à main
Début du monde
pas courbé
droit de gaucher
le sexe
du tableau
et beauté
des anges
Laisser
laisser
les s'aimés
Dit no
limbique
dé nous et
Allons...

Un non savoir
difficile
pas à pas
ici pas là
où sans ciel
ni terre
Non ici.
Une bouillie
pour les Rois
entre pois
Rolls Volks
Mains de tous
les maîtres
à main larmée
ICI PAS LÀ
Caresser
sabler
les beaux yeux
du voile
d'emmure
se promener
en Wal-Ka
neige sable
entre nous.

12 oct. 2011

L'Impostible


PAROLES EN L'AIR

'Plus de fruits,plus d'arbres,plus de légumes,plus de plantes pharmaceutiques ou non
et par conséquent plus d'aliments,mais des produits de synthèse à satiété...'*

Deux hanches
d'acier
une garantie
de quatre
cents ans
Un entretien
sans parole
une fois
par année.
Pour le reste
Ça marche
tout seul
Au son du timbre
la vie commence
Party!


Ça saute
au vide
ça brame
à chaque
onze heures
trente
un cri
de jouissance
extase
de rue
pour Ruth
Cruchon
Le quartier
sent les hautes
marées
Des ravages
sur toute
la côte
L'assurance
ne paiera pas
conclura
que ce n'était
qu'une brise
légère
Attendre
les vents
de sable.
Attendre

Du pour du contre
du Conquipour
cette part
sauvage
d'un feu rouge
au coin
de chaque
vertige
quand tu vois
des cadavres
d'une transparence
désespérante
horrible
Et la Fiesta du
Python Noir
tu trembles
tous contre Un
Impostible.

Artaud*

11 oct. 2011

Sous Le Dépotoir



Taillant
l'air par coups
de joie
volatile
rythmant
les pleures
du début
du Monde
les stabat mater
des pierres
qui suintent
celles des failles
dans tes yeux
quand la fusion
laisse entrer
la lumière
de l'univers
couloirs
à frayeurs
posthumes
des saints-innocents
de 14-18 39-45
du génocide trou
monde de Vous
JE et attendre
perdu groundé
à tout le fragile
tombant comme
roches d'étoiles
sans lâcher
prise...
JE suis un dépotoir
et j'entends
marcher les enfants
sur la misère
des entrailles
et bénie
et Rembrandt
chantant doux va
ditdit posant
ses bombes
à retarde temps
dans les taudis
froids des pensées
dividendes.

La venue
dertatilâme
potam dérodez
dhypolite
l'orignal
épormyable
à poche
sans organes
ces deux-là
de l'autre bord
du je du jeu
des marécages
aux boues
de flamme
que coeur
aime où tout
est grâce
où chaque tire
trait d'esclave
de petits
joualverts
de mange mou
aux mêmes maux
de parlure
des coqs en chier
juste pour
rien dire
sous le dépôt
vide
d épitaphe.