26 août 2011

Terre D'Offre


L'ART APRÈS DIEU

Du noir les couleurs
..porte à mots
maux à faux
feu à l'offre
de sang
Dernier et pauvre
sans table
ni fauteuil
à oreilles
Sacre à printemps
d'Igor
Suite perd le masque
boeuf et tous
les écorchés
les saignés à blanc
forêts et desforêts
et des mers
laçérées
des froids sidérants
en la nuit rouge
larmoyante
des innocents
sans écho
sans sacré
pour RIEN

Un pendule
pendu
au Soleil
dévoré
des yeux
d'Abraham
désobéissant
Qu'est-ce qu'ils
croient
les sans mains
la mort
qui racrapotte
SANS EXEPTION
pourquoi?
Hé bien
c'était la mise
LA MORT.
D'ici les petits
nuages rouges
tout près.
Leurs fêtes.

'chaque jour
qui vient
n'est pas
un jour
qui commence'*
Alors l'inespéré
après Dieu
bien Voir
deux fois
LÀ...pas un satori
pas un Ho! Zen
pas une Extase
Une émotion
juste une ÉMOTION
TRAGIQUE
LÀ ICI JUSTE LÀ
là où commence
la Vraie Vie

Blanchot*

24 août 2011

Pas Ailleurs


QUELQUE PART EN GOUACHIE '...je m'adresse plutôt qu'à l'intelligence à la sensibilité...*

Mutadis mutandis
chat chien
feuille chou
hibou poux
gouache
en feuilles
de signes
pigments
un doigt
au désert
Tout muter
des poudres
un peu
de part
du rire
pour nieR
en ouf rire
la Trom
Et bien passer
LÀ.

Même si
oui même si
les petits nids
de Vincent
comme autant
d'épaves
à tout vent
mal branché
à des magmats
de nuages verts
Vagues frères
les arbres
qui plus tard
seront
des bières
en pieds de vent
et la colère
de l'alouette
ces traces
en l'air

Oui un pied
en bouche
un pied de nez
un fumet
un zeste
éclair
métissé
terre en flammes
soufre volcan
Vivance
sous les pigments
encor là des frères
à se perdre
en nous
entre nous
à arracher
ce qui nous
aide vers
le vivre

Est-ce que Seul
un Dieu
nous sauve?
Et est-ce à lui
ce Nous
de le faire?
Qui suis-je
et pourquoi
je devrais l'Être
Pourquoi
infiniment
l'holocauste?
Le Ciel
n'est pas
de la cochonnerie
le ciel
est d'abord
une couleur
une peur bleue pour
un émerveillement
Un Je à se refaire
qui Nous appartient
Le Dieu et pourquoi
pas...
c'est toujours
un mot de plus
un mot en plus

Les grottes
les artefacts
les souvenirs
la pub
les ritournelles
les blablablas
so what...
C'est là ou pas.
Il y en aura d'autres
après ça
D'autres dieux
d'autres diables
so what.
La fin vit
des commencements
l'inverse
Mais où suis-je
après Tout?
LÀ!JUSTE ICI
et ce qui bloque
ce ICI
est le problème.

Peurs
croyances
en moi en vous
en l'Autre
en tous les autres
Bloque Top
Le chemin
se fait sans savoir
il VA...
ICI boîte à outil
LÀ pas la Nature
mais de l'Effrayant
à bras le corps
à bout de tête
pas fait
Si pas pour Ça
Si Hors d'ICI
désarticulé
en la Nuit
qui attend
ses couleurs.

Bataille*

23 août 2011

Les Ailes


OUI SPÉCIFIQUEMENT'Qu'il y eu une enfance,cette fidélité sans nom des célestes...'*

...et pas
LÀ mais Oui
fait de peurs
conquises
d'amitiés
sans noms
sans bornes
cousues
d'or
et de lumière
qu'un firmament
d'ailes
chuchotaient
Légères
juste
protection
des premiers
tirant en avant
en haut
les simplement

aussi terribles
que la Mort
les naïfs
mais pas mortels.

Farouche
présence
vol passant
barreaux et temps
sifflant les morts
en passant
Au-dessus des us
des vous des je
impardonnables
Et où étiez-vous
vents atomiques
murs à mirage
bien pensés
osés pillés
par terreurs
et mauvais signes
faire naître
dans vos cages
indignés
les protecteurs
du ciel
et de la terre
Voyez maintenant
poudre d'os
destructions
peurs
de la molécule
à la voie lactée
Pourquoi?

A Rien les stèles
sacrées
d'en-dessous
d'ignorance
le fruit
des semences
Au suicidaire
les rupestres
oracles
Boileau
vents et marée
le nom des choses
Poussin
dans les ruines
et Picasso
aux tranchées
à Rien
Non!Pas qu'un dieu
les Célestes.

L'Aile pierres
et désert
grillons
et serpents
Aile les ruines
de même
que la Mort
quand ils
appellent
eux les lumineux
eux qui voient
venir LÀ
ICI précisément
Fleuve Héraclite
Fleuve Amour
Fleuve St-Laurent
à Lapointe poème
aux cheveaux blancs
d'Holderlîn.

Rilke*

Sans Titre Encor


A L'AILE '...mais errement comme sommeil...'*

Somme d'enfants
à saignée
des pas cuits
Rien pour un chiffre
que des fleurs
Et la bourrasque
des poches crevées
marchand évidé
sur une patte
Et il est
bien tard
pas seulement
pour les poètes
aussi pour
les sautés
Déjà au très loin
le dernier wagon

D'ICI du posthume
des noirs
d'alain lestié
en sa patience
de sans couleurs
laissant en don
les plans
MÉMOIRE
du vertigineux
accompli
Ceci;pas nommé
du disparu
Sans Savoir
cette pensée
vers Nerval
sous la Lumière
inconsolable
AMOUR.
Douleurs
Aurélie
cette PARTANCE.

Pour tout
et à jamais
de mauvais
songes mal
réglés
et de folies
des horreurs
des tortures
du simple
du véridique
du sacrifié
POUR RIEN
Des douleurs
qu'il a l'Émile
en ces givres
ou Gauvrau
Baulieu
et tant d'autres
ont crevé aussi.

L'Étendue
infinie
Enfin!
Et ce Peuple
tant voulu
Reposé LÀ
Épuré
du contrat
de VOIR
Les cloches
aussi
sans fêlure
des viviers
de musique
et des clées
d'Air frais
au levaison
de l'Âme
sur des Pans
démurés
vers l'Avant
en des parfums
audacieux
des Créés

Hölderlin*

22 août 2011

Peine De Peinture


SE DONNER À LA MISÈRE POUR RIEN.

Et puit
le fond
la nuit
très noire
plus noire
à casser
le coeur
à palpite
trop vite
une peur
bleue
en enfonçant
en cette
désolation
infinie
les yeux
rouges
forcés
d'espoir
s'éteignant
au rêvé
d'un jaune
refroidissant
d'évanoui
désir.

Pourquoi
insister
à se donner
à voir.
Parce que
VOIR
Rendre
possible
un toucher
de couleur
Couleur
par tant
de couleurs
usées
écoeurées
d'être
des couleurs
Mais les remettre
à l'ordre
de gratitude
de lumière
et tendre
tendre
et tendre encor
à vérifier
la Vérité
la nécessité
de ce RIEN
à peine
de la peinture.