22 août 2011

Soliloque Avec Un Rien


D'UNE POUSSIÈRE RESCAPÉE

Sablier d'évanoui
avec pertes
somnolences
des synapses
et chancelantes
mains d'obéir
Vertiges
en fines
mémoires
minuscules
et translucides
Un terminal
froid glacial
en prisme
fractal
broyé
en conféties
de désirs
fondants
s'y on y pense.

Grosse,grasse
pleine à bulle
'Dans ce lieu
livide,il y a
les ténèbres,
mais il n'y a
plus de secret.
Chaque chose
a sa forme vraie,
ou du moins
sa forme
définitive.'*
portes de l'Enfer
d'Auguste en coulée
de baves noires
que Langevin
connaissait bien
en son écart
poétique au coeur
du cercueil
des villes

Et en tout Ça
Rien qu'un
calice
sans tige
et sans feuille
en des temps
CRAPUsculaires
peu propices
à la création
Plus précisément
porter la recherche
en Art vers
des 'Espaces'
de réjouissances
esthétiques.
Il aura fallu
s'en tenir
aux plus près
des formes
du passé
pour arriver
à des résultats
d'une grande pauvreté
de style de formes
et comme disait
Delacroix
ou Baudelaire
d'une (FÊTE Pour LES YEUX)
Temps pauvres en avenir
et d'aurores
Plutôt
une Angoissante
perspective
de catastrophe
'innommable'
comme disait
Beckett
ou sans avenir
comme Blanchot
ou bien celle
ou seul un Dieu
comme Heidegger.

Des images
pauvres
en reste
des lambeaux
de coeur d'âme
et d'esprit
Trop de scories
de désordres
de confusions
de contradictions
dans la Mémoire
immémoriale
Ou bien
est-ce la somme
des images
depuis les premiers
signes visuels
d'avant les grottes
jusqu'à nos jours
qui couvaient
ce désastre
sans espoir
que d'avoir
fait voir?

Hugo*

21 août 2011

Juste Une Mort


STEPPETTE ...'où le jamais vu a le caractère courant d'une surprise continuelle'*

Un sautillon
d'élevage
à p'hommes
par milliard
d'attentes
d'ennuis
à vivre
porte cul
porte à faux
porte enfer
culture
de peaux
blanches
d'Axe d'Abraham
part Dieu
par fils
à prix d'Or
les agneaux
veaux guenuches
p'hommeaux
en sol d'abysse
à l'aller
ractroux
acéphal la bite
à l'air
en la roue-rie
du monde
comme volonté
de mourir mort
Voilà le sel
de l'erre
à salaire.

Trou
d'où ça
passe
montagne
sans victoire
le mur jaune
chevalier bleu
rouge atelier
muré plombé
plus que noir
effrayant
tragique
artonique
hydrogène
sans début
ni fin
Champ de blé
pour un
Concert
à Bacon
ou à tous ceux
qu'on harcèle
à devenir
du viandeux.

Oeil qu'avant
du point
Soleil
iris avant
crisis
avant
le Christ
Même tout pareil
en son orbite
perce scrute
va dans la Nuit
opaque
Seul Oeil
en sa lumière
Le Vent Vient
tralala LÀ l'Ère
de grands Vents
déportent
mènent à nu
le Vrai chemin
du sang des larmes
à la reconnaissance
d'un Soi Sacré.

Luca*

20 août 2011

Quelque Part En Vérité


VERTÈBRES EN CIEL

Un fou rire
intérieur
portant
un regard
détaché
sur les
pesanteurs
d'une
histoire
a qui
il faudra bien
enlever
la majuscule
et rayer
les syllables

En l'an de Grâce
d'Élévation
légère
Beauté
d'embellie
inépuisable
Esprit
On dirait
de la rosée
des roses
à l'Apothéose
de l'autre
côté des couleurs
en forme
d'Éternel
retour
chez-soi
'Au-dessus
de nulle part
Ah,la balle
qu'on lance
n'emplit-elle
les mains
du pur poids
du retour...'*

Oui quelque part
ICI,ce chemin
a l'odeur
de muguet
des lilas
ou au temps
des cerises
on peut voir
qu'on est LÀ
JUSTE LÀ
a ces signes
en Vérité

Et dans
la mémoire
des liquides
des vapeurs
des bruines
et des embruns
de l'air
des temps jadis
ces pétroglyphes
de l'invisible
fidèles et sûrs
pareils aux échos
des lointains
espaces
blottis en d'infimes
autant
que dans l'immense
ces coussins
des vertèbres
en colonne du temps
infini sans fin
des jours
qui commencent.

Rilke*

Apnée D'Imagos


TENIR JONAS (en l'an de grâce...)

En quelles eaux
quelles mers?
À quelle
profondeur
trouver
l'Océan
de son JE
des songes
des formes
des naĩvetés
d'Amour
épiphanique
Souffle
de lumière
du consenti
d'oxygène
des abysses
jusqu'aux
nuages légers
Pas rouges
pas noirs
pas gris
des misères
codées
sous les boues
les vases
chromosomes
de morts
Mais celui
des grandes
voilures

Cétacés
bien assez
l'ingérence
d'arnachage
des marqués
aux massacres
des tatoués
de concentration
toujours les mêmes
Mais les leurres
d'asphyxies
d'eau courante
chimie
des consentants
aux mers mortes
à l'assèchement
des larmes
devant les os
de tous
les rivages
des assassinés
des eaux
du ciel
et de la terre.

Mais l'Océan
ce Je de tous
les je
ce Sel des jours
d'Offrande
'Tout paraît
familier,
les saluts
qui s'échangent
au passage
Paraissent venir
d'amis tous
les visages
semblent changés'*
Mais les frayères
de ce qui tue
Est bien gênant
ce qui Est Sera
des Frayeurs
Et qui sait si
ce qui sauve
Je sera LÀ

Höderlin

19 août 2011

Sans Lieu


UN RIEN DE PEINTURE 'Dans quel néant est-elle cristalisée,l'origine?'*

Et suivra
que des larmes
au même trou
sous un couvert
poétique
ces éclairs
en pantalon
ces étoiles
dont il
avait besoin
Encor et encor
frères humains
camarades
ne tirez pas!
Patience
dans le Corps
Terre céleste
L'étendue
des coeurs
noyés du sang
des ailes
assassinées
des sbires
à suppôt
frappants
à la petite
monnaie toutes
les semances
de lumière
tire sur sa FIN
le vide désir
a atteint
sa monstruosité
infinie.

Rien !Que peut
le jour
dans ses nuits
de croque
monsieur
dévorant
la douleur
des innocents
Non!Rien...
Alors
...'la langue
est vendue
aucun nom
ne vient plus
vers nous...'**
La langue
mordue
roulée
appeurée
fatiguée
destituée
de guerres
lasses
de lâches
assassinats
coupés
à son germe
d'Amouir
LÀ RIEN!
Têtes Mortes
Sam têtes
étêtées
NON!!!

Laissons...
le cortège
danse mon corps
à corps
portons-nous
nos bras
le corps
ensemble
sans sacre
sans Sacré
sans dieux
nous Dieu
jusqu'à nous
reprenons
le chemin
PAS D'ICI
LÀ ICI MÊME
ensemble.

Suied*
Noël**