19 août 2011

La Vraie Vie


ESCAPADE 'Les gens vivent hors d'eux-mêmes comme des squatters;ou en eux-mêmes comme des troglodytes.Ceux qui ne vivent pas au fil de la réalité se noient dans les profondeurs, et ceux qui vivent à la surface vivent platement à la manière des crêpes.'*

...un deltaplane
en plongée
sans rendez-vous
avec la mer
ralenti
par un bouchon
entre ciel
et terre
un vent
de liberté
qui se prend
dans ses cordes
Ils ont beau sacrer
sans mettre le prix
d'un boeing
la queue
risque de plus
en plus
de se prendre
dans le zippers
du goulot de sortie

Xram
ou le métro
sans la chaîne
mais lié
à la Trom
par son paquet
de viande
pauvre
et pauvreté
à fourrer
le gars O-Tra
d'à côté
par derrière
chez lui
en contrebande
de la réalité
à étreindre
par vie à gras
à répéter
d'en sortir
de l'Enfer
du Pet du Dieu
de messieurs
les Momos.

Sottises
des mots
de ceux-ci
par l'autre
de l'autre
de même
que le vecteur
Silence
coconne
même et surtout
si c'est
de la cochonnerie
dite par Marie-Ange
ou Antonin Artaud
Ni d'Avant
Ni d'Après
Bloqué
dans l'Oeil
du Cri.
Cela ressemble
à l'Enfer.

En fait l'Art
est le spectacle
qui bouffe
les lamentations
des tortures
infinies
dans le feu
des feux
des grands brûlés
du Soleil
à l'Arcane
Merdrerie
de la Beauté
du Ciel
Ici programmé
à tuer
assassiner
faire souffrir
enfin
DÉTRUIRE.
Ce que nous faisons
avec le plus grand
des bonheurs
Naturels.

La Part de vie
maudite
c'est l'Éternité
des condamnés
d'un jugement
par la NAture
des natures
bioconstituées
pour anéantir
l'Enfer d'être né
dans une âme
et un corps
à faire disparaître
à tout jamais.
'Seul un Dieu
peut encore nous
sauver'**
Faut bien essayer
quelque
chose plutôt
que rien.
Avec sept ou huit
milliards
de faim de loup.

Alors s'assire
sur son tas
brûlé d'Amour
des secrets
LÀ BIEN LÀ
cachés
Bien cachés
ce que Klee
tente de préciser
en le disant;
le RENDRE VISIBLE
...mais quoi?
comment?
Tant que le POURQUOI
n'est pas LÀ
Alors,les marquises
la plage le bbq
les Moumouques
le bien le mal
paradis enfer
et Alafrime BOUM-BOUM.

Dotremont*
Heidegger**

18 août 2011

Bal Des Vies Perd


Un vent vire
au froid
au glacial
Âmes gelées
L'Époque
glacière
prend l'air
d'aller
Toutes
lumières
éteintes
et fracas
des débâcles
et brûlures
du diable
Le dernier
bruit
Un Silence
assourdissant.

Tout était permis
le Dieu Mort
'Nulle part
il n'y aura,
bien-aimée,
qu'en nous
même de monde'*
milliard
d'entités
comme autant
de poussières
en poudreuse
en des espaces
de vies
inconnues
des dieux.

Le pain et le vin
gisent gelés
et de pierres
les espoirs
solitaires
embrasés
C'est la Fin
telle qu'annonçée
Organique
géométrique
exclue
et concept
et percept
des blancs
dans le creux
des mains raides
et blanchies.

Impossible
et pourtant
de partout
ont fusé
les signes
les cris
qu'avons-nous
fait
de nos vies
du Paradis
de la Nature
gâchée
méprisée
et trahie
Et pourquoi
encor des mots
morts après
la Fin
Qui sommes-nous
après tout?

Où suis-je?
Où vais-je?
Est-il
encor possible
d'être posthume
Est-il encor
quelques feuilles
quelques oiseaux
quelques
qu'émerveillement?
Qu'était le Monde
a-t-il seulement
existé?
La Nature et la nature
innommée
et l'Homme
insuffisant
diklarber
tramastake
derbilum.

Rilke*

17 août 2011

Explosion Mimique


ÉLÉMENTS DE SPHÈRE ...'ils ne peuvent pas tout les célestes'*...

Pourquoi nous mourrons
alors c'est compris.
On passe ils passeront.
Gaz ou vaps...
'A Cassis,
les pierres
et les poissons'*...
Deux mille onze
les pierres
et les poissons
métissés en pain
et vingt cercles
mortuaires
tout le tour
de la tétête
grosse de maux
vents
qui font patafisque
à la chaîne
des moustaches
de Arp
à gros sous
aux encans
des entrées
sans sorties

Moribond
nu comme un ver
règne l'Oisillon
demeuré oignon
éclair et cristaux
sans les chaines
du contrôle
qui mènent vers
un squelette
garanti
de service
postmortem
Pieds de pierre
jusqu'au haut
des lichens
pour un jardin
des pas LÀ pas ICI
parmit les assasins
mais LÀ ICI JUSTE ICI
'Eux cependant,ici
ou là,présagent,
lèvent la tête.
Les hommes,mais
rassemblés,ils
partagent le Bien
en fleur'*
pas ceux là
mais les métis
roches et bleuets
'pas l'espèce humaine'**
Ceux des parcs
à brindille
des étangs
à panache
et des torrents
d'étoiles
sifflantes.

Pas de flanmou.
Du tirant moderne
en avant Oui!
pas de main blanchie
pas d'échalottes
Grosses Mains
sauvages
à courant d'air
un grain de rossignol
pour Luigi Nono
en bruits de racines
pour percussions
et célesta
Oui musique
and the night
pour astre fossile
du cercle bleu
d'où je viens.


Hölderlin*
Klee**

16 août 2011

Les Fleurs Du Tapis


DE L'ÉCHEC DE LA RÉUSSITE

Entre Charchoune
et Caravage
bizarrement
rien de particulier
entre eux
pourtant au pif
ça sent l'huile
mais surtout
le corps et l'esprit
surréél
d'une entité
trop près
de la vérité
en peinture
qu'elle
se brûle
au commun réel
pour s'éteindre
dans le décoratif

Le grappin
des raisins
malaga où
picoreront
les industrieux
du capital
des attrapés
pour un
laisser-passer
aux affraires
communes
en la mouvance
Nature nature
ou Matisse
par sa violence
excellera

Fleurs de selles
sueurs du sang
de toutes les peaux
du dessus des choses
Un résidu
bourgeois
des propriétaires
à cadastre
des surfaces
(pas encore support)
de la peinture
Du corps à la verge
et du héros sang
hache.
Apparition
du prix du pouce carré
de l'article
pas au stade de la Mort
Peinture pour bien assis.
Les premières fleurs
du tapis au sans
chair des valeurs.

Des Feuilles Tombent.


NI CHAUD NI FROID 'Les destins sont plus que du hasard et moins que des lots'*...

Vlà le vent
venteux
des jours
de ce qu'il
faut
défaisant
le voile
des semblants
sur les étangs
de castors
par grands
brisants
en coins
cardinaux
au point
où l'on pourrait
croire
par temps brûmeux
que c'est
la Fontaine
de Trévi
Un fil...
une fragile
construction
imperceptible
sortie
hors des dents
des gens
du marais
Tout ce fond
des choses
posées là
non comme
une énigme
mais de tout
l'univers
le plus grand
piège à Homme.

Oui de la dépense
tissée des retenues
tribales
et des terreurs
imposables
contemporaines
Une pomme
de Cézanne
pour un tableau
l'inverse
est plus rare
de ce côté
Ça capitalise
et à l'éclatement
de ces façéties
toujours
les mêmes croix
blanches
dans un champ
de blé.

Chaque chose
faite de milliards
de petits crochets
sur chaque artère
rue ou branche
grippée au budget
en feuilles
verdâtres tombant
au sol en pauvreté
d'os et de poussières
à rien à côté
fantômatiquement
niet!
Après le figuier
sec asséché
des feuilles
technologiquement
codées
tombent encore.



Rilke*