7 mars 2011

Chemin

'L'OEIL SEUL EUT LE DERNIER MOT '*

...effrayant peut-être le détournement du chemin..."*


Brumeux insister

ne pas étouffer l'affaire

voir... finir par VOIR

le kiosque a fruits

a déflagrations

colorées fouillis

a chaque fois naître...

a ce qui n'est pas

ne sera pas...

sera chemin d'aveugle


Un hier tout chaud

pas brûlant

forme l'élan

du premier ou dernier

chaque souffle coupe l'oeil...

d'un râlement

cri de la terre promise

qui vire en larmes

en doutes

en quatre sous ressasse

sans fin

la décomposition

infini Paradis de quoi?


Vérifiable quand tout est mûr

que le maître Mort

signe une fumeuse

histoire d'étripages...

aux vitrines des peintres

ramenés au désordre

d'incommensurables horreurs...

Le temps d'une image

un instantané

vu de Tolède c'est tout.


Lumière de rescapé

d'éternelles monstruosités magmatiques

a jamais plus ni vu ni connu

que ceci là pour fonder un sol

un conte un chant

sur Rien de probant

que signes

sur un bûcher de poète

des cent vingt soleils d'un peintre

voyant détraqués

des lambeaux de cosmos...


Klee*

6 mars 2011

Auto Graffé


UNE NUIT SUR LE MONT-COCO

De la naïveté
au dos cacheté
des enveloppes
à la langue
collée aux mots
de l'étalon
dans son box
à autopsie
aux tempêtes
de neige
floridiennes
au brun
de sa culotte
à la pomme
avalée de travers
aux toasts brûlées
à la mort
de McEwen
un matin d'hiver
déblayant toto
...l'Image
à Vraie Vie
du moins de RIEN
à découper
peuple invisiblement
visible...
le dernier
chez nous conforme
à la couleur
des îles
d'en sortir
à chaque fois.

Pas d'histoire
en marchant
dansant
en tombant
changer...
de bands
the bad
du champ
en chant
tous posthumes
et des recettes
palmes de phoques
à des roches
comme patates
Est-ce ainsi
les dernières
obcurités
un reste
de ce qui doit
"L'anxiété à combiner
deux lignes
est pénible"*

Klee*

Le Tout Qui Bouge


DE TOUTES PETITES CHOSES(dedans nos bois)

Lots d'infimes
et toutes minuscules
présences...
mortelles
vertigineuses
imprévisibles
accidents
tous incidents
...mixages
infinis de magmat
jusqu'au confin
pour revenir
par une poudreuse
brassant sans cesse
la ribambelle
composite
innommable
de tout ce qu'on veut
...Un grand Rien
du moins pour nous
préocuper à vaquer
à sa quotidiennerie
pourtant...

Ce dimanche
ici une petite
tempête
ou la semaine d'avant
demain vents pluies
la mort d'un proche
un enfant animaux
...la Mort.
Ce ne sera plus
ce que c'était
D'infimes petites choses
imperceptibles
choses tragiques
pour nous...
La fin de quelques
poussières...
Fin du monde
particules
fines de poussières
pour Rien.

Du squelette
à la peau
des surprises
ont lieu
à chaque instant
de la rapidité
des changements
effrayants
le constat
de voir comment
insidieusement
l'illusion de la durée
était sans fondement
Tantôt le réveil
ce sera où
et pourquoi
encor et en corps
ou pas...
Oui où suis-je?

Et pourtant
lier
d'un va
trois
je vous lui
le même
en une traversée
d'osmose
qu'est-ce d'autre
de Rien À Rien
pour Rien
Trois.
Moi Moi Moi
Rien
...et dit eux
dieu RIEN
la tétête
toute petite
trois fois RIEN

5 mars 2011

Trou-Peau


SOUS LA PEAU LE MUR (où je me dessine un dessein)

Pas plus tard
pas plus tôt
dire
pour ne rien dire
et tout ce qu'on dira
la dessus à ne rien dire.
Des mots qui se présentent
que cherche l'"hypocrite
lecteur" gestapo
du ludique
police scientifique
sur quoi revenir
sur ce qui n'a pas été
dit que l'on dira
sur la manière
la méthode
et qu'on en finisse
avec le mot
impôsable mot qui se paye
de la multiplication
des pains du sorcier
L'invisible mot;
MORT... .

Un tel consensus
à l'éterniser
à sauver les soleils
couchants...
Le Sens;
de l'appropriation
créer un compte
ouvert à la baleine
en comptant un conte
pour chaque dent
qui tombe
L'éthique
patte blanche
de sang
après la crevaison
des os
et du récit
d'avoir dit
merci...
au buffle
écrapouti
aux arènes
des bandits
Le devenir
des Gens
est de POÉSIE
transinutile
veufs et joyeux
L'anxiété
d'un sacrifice
par débris
coeurs arasés
d'un nihiliste
à Esculape
Rigueur
d'une Alice Roby
ferraillée
d'éminents chercheurs
de Struthof
arrachant la langue
au petit oiseau.

Sang suie
les boulées
de nos corps
de bisons
ravins
des vies
des yeux
pour crever
des giboulées
de mains
à ongle prenant
les chairs
les frayeurs
les supplications
des voyants
immémoriaux
Ça revient...
très bien
braquer
les jobber
compte-virus
...allons
il y a d'autres.
Faut qu'ça saigne
Bison Ravi
Biotope
chiffré
inutile.

Patience D'Apocâlisse


BASE CONTINUE "J'incline peux être à la ruine,mais j'incline aussi à me sauver toujours rapidement"*

Outre
en dessous
des pierres
obstiné
éclairant
la base
mais de quoi
en fait?
L'art chose
tranquille
et gracieuse
dans les bruissements
dit Michaux
exactement
au coeur
d'un risible
à s'étouffer
aux larmes
...au premier
coût d'oeil
histoire de fous
et on se prend
à rire
d'un rire...
un fou rire.

Peindre théorique
ou de l'embarras
peindre agité
deux folies
tant de manières
de maniérismes
jouer de toutes
les façons
c'est mieux.
Encor tirer
sa ligne
de pigments
de piments
ou du serpent
Qu'importe
on y est
exactement
modérément
comme
dans un rêve
si l'on veut
Au désert
jouer de la basse
continuo
ne dérange
que les aveugles
les surréels
les présensuels
ou politiquandciel
On s'en fous-tu!

Le monde n'a pas
besoin d'un homme
pour le sauver
d'habitude
ils s'y mettent
à plusieurs
par exemple
une armée
de sauveurs
pour le reste
deux milles ans
trop long pour ma
pauvre patience
d'azuré
Le modo
sauver la baleine
terre...Jonas
Le jaune
me sauve
du bleu
du vert
de la grande
badabagne
des fois le rouge
de trop de froideur
des bondieugris
et bonne basse
continue
entêtée
dans une cage
avec des tigrés
en amour
orchestrés
sauve rien
même pas un arbre
pour du papier

Du vol
bol d'or
mère morte
pas d'envol
sans braquage
sans adage
perdre sa vie
d'épiphanie
idioties
Land pas la langue
toujours coupées
du tableau
Poétiquement?
Proématiquement
c'est mieux
plus juteux
ou mieux...
jujurieux.


Klee*