10 févr. 2011

Ça Sert D'Os


SANG USAGE

Bêlant d'étoiles
fûmantes...
qu'enroule
la splendeur
d'un rot
de galaxie
en un nuage
éteint des savoirs
Un pour Rien
plus que parfait
en son coeur
dormant monde
brin de scapulaire
lourdeur invisible
liée d'imprésions
de débâcles
sous vide.

Un brin
de temps
levain
en bordure
de l'enclos
instable
inquiet
d'attraper
un quelconque
dieu par la peau
du cou transformée
en un agrume
euthanasié
sur le champ
par excrément
recomposé
à cent millions
de Cézanne
et de deux sous
la dernière semence
d'avenir

Ça sert d'os
poudre d'escampette
clarinette
en base continue
pour une éternité
de gibiers
à Altamira
armé du cadre
atomique
tri thérapie
à capote
fine pointe
d'une débandade
à sa perfection
depuis le début
des temps nouveaux

Sans distance
les grenouilles
flop flip
flaque
sur un filet
de palais royal
sans lendemain
des rois
à la fête
de l'insignifiance
pénètre tout
en corps dieu
à la fin
sans avoir
jamais commençé

8 févr. 2011

Côtes Croisées


SANG DOULEUR LE KILO

Liquéfaction
vertigineuse
du granite
suite sans fuite
des baromètres
figés par banc
tiède des peaux
apostrophées
et mises à mort
raisonnablement.
Servie dans
une carapace
de tortue...
qu'un néant décolle
et les rouges
aux dents d'or
dînent

A la bobette à terre
du président
aux milliards d'amalgamés
en sperme à grenailles
cirant bottes chouclaques
espadrilles runningshoes gomme
de vent mon lieutenant
camarade...et hourra
pour le septième
commandement...
Clignottements
dans ma nuitée
d'assassins patenteux
bétonnant des bedons
d'un crissement
du jeu pour quelques
armées au front séché
des cigales...

Face à fesse des visages
froids fraîchement égarés
c'est la vie...
le style manière de...
passer le temps
campé dans la baraque
nous allons atterrir
vueillez éteindre
vos feux de braise...
bouclez-vous
c'est tombé
treize minutes
en retard...sur le prix
du boeuf...
Caudataire
de la corrida tralala
des mises à mort
faut tuer cent fois
un boeuf écorché
pour avoir
les côtes croisées

6 févr. 2011

Noir Mais Nuageux


NOUÉ DE GOUDRON

Et comme
bon vent
tempête
aux besoins
des usages
et à
toute dépense
en chemin
tendrement
dans le sillon
le mien...
"ni exclus
ni inclus"*
Pas plus
pas moins
cela!
Intransigeante
transition
d'ongles à sang
à main faber
aux rêves
de se donner
du vol en tombant
malgré un reflet
noué de mal
à faire venir
juste une image
même mort
l'attendre
l'exiger encor.

Qu'est-ce que
l'en-dessous
d'une pierre
qu'un trait
pareil
à un château
de Magritte
empêche
de vous écraser
abri risqué
bon rien
pour un homme
bon pas là
servant
servi...d'inutile
Ceux qui entrer là
peignez peinez payez.
Invisible
noir mais nuageux
à gouacher
de poussières

Rilke*

4 févr. 2011

La Chose


LE BAL HONORÉ

Si pas là
murer la note
en un vide
de boule
qui sait
saura
pourquoi.
Une vie
et Hiroshige
fit
chuter
l'oeil
d'Occident
hors de sa bitte
Malaise
à la ligne
Ingres
la met en doute
l'écarte du ciel
voyant à voyeur
péteux de vinyene
en rase motte
la grosse poche

Histoire de voûtes
de courbes d'organes
flammes perverses
en pièces
détachées et embolies
cérébranles
feu d'artifice
et flammèches
d'embryonmane
Refaire le lien
quand tout
est sans mystère
et la couleur
des rêves
des grognements
de chameaux
aux vrombrissements
de milliard d'étincelles
fusées d'hécatombes
et au bout petit
solo de violon
dingue...

Cela semble
mais n'est pas
pas encor...
Sommes si habitués
en somme de sommeil
qu'un lotto
ébranle
plus que larmes
d'Ulysse
et qu'une samba
bat toutes peurs
d'être avalé
par la chose
au plancher
des mille
et un puits
depuis la nuit
des temps
Et quel temps?
"Perro enterrado
en arena"*

L'un l'autre
de mois en mois
de moi à moi
le pourquoi
de la chose
au-delà
de la prose
et des mots
Jenous la chose
comprise
de l'autre côté
ici tapie
la même chose autre
quand dans la main
ça fait ses pas
de pas de...
à Rien la chose.

Goya

3 févr. 2011

Sentier de mouvance


CERCUEIL D'AMOUR

Des tonnes de gens
des feuilles
amoncellement
de ciel de têtes
en l'air à geste
ou gouachés pointés
hors Dogons
capitalisés
des morts
à comprendre la nôtre
étincelle à voir
dans les gouffres
en tête oiseaux
ou sarcophages
Ici peu sûr
un chat se lèche
poils plumes écailles
...colle lier
Un tableau doute
dû-t'il avoir cru
ou cuit.
Une walse que danse
un roi courant
vert j'imagine...
les restes d'un noir
de réalité d'Abîme.

Trop seul
Trop lourd
trop léger
trop trop peu
trop tôt
trop tard
trop nombreux
trop de sables
trop...
et de galops
d'imposés
à galons
alluvions
ou poussières
pas cosmiques
pas tragiques
de n'y être pas
difformes
mal informés
des guides à seaux
sauts sots sô
un sentier à soi
suceur d'ombrics
ou escaladeur
d'overpass
Infiniment des signes
à gibets bombes
souffrances
et peurs et la Peur

De la Beauté douce
de tes reins
signalant
le cul de sac
à squelettes
à décompositions
des tombés
à dévoration rapide
économisant le feu
des grandes froideurs
terrestres
d'hivers insensibles
prêt à aller moyenner
le pourquoi évaporé
des fumés de la terre
un temps de pommes
de cidre des acides
Tombe d'estomac

A quoi rêve un génie
en sa lumière...
Un mourir
A quoi sert la lumière
sur le monde...
Innombrable mourir
Et la couleur
sans savoir
sera-t-elle
la dernière à Obéir
aux Médicis...
ou au Père
de la Sablonnière
que gardera-t-elle
du secret...
en son cercueil
d'Amour.