24 déc. 2010

Vieux Pilleux


DOUBLE NOEUD (dislocations)

Pieux
têtes
en rixe
cognant
des ruines
de vent en croix
pochades de mains
aveugles
enclavés
murés
de cellules
disloquées
d'images
géométrisées
d'émotions
Agonies
tiges à vertèbres
cadastrées
du Nil
défardées
exhortantes
pyramides
sur la pointe
inouie
de son érosion
enclavée
des croix.

Enfin
c'est certain
les volatiles
d'avenir
prometteur
d'heureuse époque
à balais
démanchés
balais
pour balayer
et manches
filigranes
pour emmancher
Ça reviendra
ta poussière
Albert
sur ton astre
dévasté
Mais comment
parler sculpture?

Un poteau
tête
monde
"l'homme complet
se meurt"*
fragment
molaire
poudre d'os
aux chimères
du bronze
rendues au hasard
des peines
perdues
signées
numérotées.
Rien à dire
restes

"l'esthétique
la littérature
(la malhonnêté
littéraire)
me dépriment."**
Mat les échecs
statufiés
les mouvances
pétroglyphées
broyées
rendues
bois graisse
pétrole
les âmes
Saignées
les mots
le ciel reprend
ses choses
crisse le camp
La terre
retourne
au feu de
ses créanciers
abyssales.

Valéry*
Bataille**

22 déc. 2010

Trippe-Tique (la faim)


MA COLONNE AU DRAP

Le tout s'érode
Fume mine de rien
Oui oui qu'un château
donne son rat
au roi tant
qu'il en voudra
des tout rose
des touffes grasses
en silex thèses
ou prothèses...
narcisse fût-il
crevaison de couvées
forme l'enfer
en vain repères
de vieilles peaux
d'hypocrites
crocroctrock-mort
d'interruption
à vers grogne
du côté mir
et mirette
aux quatres matous.

Au vers dose
antre espace
face à port
sur un petit bateau
don derme
et phoque la graisse
sa braise mutus liber
Ô mères nues
d'omerta ton Ulysse
peu joyeux
ta reprise
mort pion né
échoué sur la diva
du divin divan
égaré d'ultérieur
tripassé ton serment
de fil à bitte
dans le trou
d'Esther
tes aiguilles
étaient de marbre.

A Ma Zone


CAMP GRAINES

Quecampquoquoi
c'est évident
de la dent
le cercle
des grammères
aille tôt
temps histoire
de houles
et de moments
Quandquocu
terreux
viol volé
au vent
ça agrécolle
les mangeurs
de pommes
de terre.

Il fut un temps
l'eau là
un bébé bleu
la bourse
au cordon
fit azurer
l'horizon
Aujourd'hui
assurément
de ce côté
écomomie
à ma zone
n'est plus
promis
Tant à faire
un succès
daté autant
fermé.

Le score
pion
à son dessert
pique la banque
son dernier
conte en souffrance
Retour crispé
d'un rizjaune
quand c'est fini
la Sara bande
etc ect...
"...en réalité
je ne fais pas
autre chose
que de me taire..."*
L'odeur de menthe
au bas cerf veau
caille la loi
ta pas sifflé
elle s'est retirée
quoi...l'éternité

Quouquiquand
rien à rire
la trachée
bloque la
si dé si ré
note qui
n'a pas d'affres
flaire le glas
si si encor
une foi
religieuse
sinon adieu
décidément.
Rere tour
de passe
pas eeeetc...
La fin des camps.

Artaud*

21 déc. 2010

Dire Érection


TROUE PEAUX
Des jetées
là baabas
machettes
coups coupés
des colonnes
engrangées
sous la vague
perd merdre
ô si ou
que vous
bousse sol
à point
coeur gelé
Haut lieu
pas question
saucisson
...Mais à qui
à quoi
ai-je
pourri
des arpèges
La queue
des boussoles
à St-Sébastien
Où vais-je
aller.

Des Grous-Grous
regroupés
fendus aux talons
chauffant chauffés
faisant de bombes
bedonnant chut
chute sue Ça.
Faut pas de tire
ance allons
geai mange-rats
Mieux défaire
jamais plus
des fins d'Hier
Tes ben belle ostie!
cacha cahun
pourquoi c'est bien
t'es là...

Con m'en taire
ne pouvant dire
car un sort
n'entre pas
au corps
sans en sortir
de la mine
à Canyon
au dernier
mot des camps
au fond d'un reste
de suppots bas
d'un miserere
d'enfer encor
de la détriture
du bonheur
non désiré

Croyant bien
prière
à tout dire
ce que jamais
on n'entendra
de la poésie
aux marches
nuptialles
de peu godot
bien monté
aux rôts des mots
sans abimer
la bêtise
de onze mille
cierges brûlants
karma-sultas
à faire des ronds
de babines
"à la lune
si vaine
de son cul"*

Apollinaire*

14 déc. 2010

L'Évanouère


POÉTRI

Sang hnnn
des maux cimentés
des grilles
où tinte
l'enclos d'épave
aux éprouvettes
ficellées des suivants
démâtés à la tour
de contrôle
où s'ébattent les
j'eux baveux
pour une place
au Chocatif
Chaos d'ébauches
en l'effroi
d'un poème idiot
à la grandeur
d'un paquet de nerf
à sa vivésection.

L'effilochement
ratioïde
et bébellique
à la crête
d'une vacante
lueure d'aurore
où la base
et le sommet
s'ébouriffent
de la dernière
trouée de Terre
de bombes mêlées
à pattes en l'air
ristournes
des us et coutumes
des vieilles
peaux techniques
invincibles
mortels...

LÀ à l'avenir
Discret
en Attente
du Subjonctif
Rien... seul
VOUS possible
le chat
le chien l'enfant
sous peu...
rompus
d'à l'envers
Sitelles
Invisibles
sentences
silhouettant
quelques
semences
refroidies
de crédits
atomiques
on the beach
Charron
ne viendra pas.

La faculté des songes
et mensonges pragmatiques
des forêts marchantes
aux milles cerveaux
accouchant d'un caveau
d'espèce rare
au délire gourré
du nom des poètes
en jets d'encre
démentis à la fin
par ses MORTS MÊMES
Un hélé suicidaire
de malaise virtuel
pour en finir
avec ce qui n'a pas
eu lieu.

Aile Chérie
tout AUTOUR
et La Marche
aux eaux vives
où tombe
la dernière feuille
où s'écrira
les vous d'injustice
"Je ne sens pas
l'appétit
de la MORT
je sens l'appétit
de ne PAS ÊTRE
de ne JAMAIS AVOIR ÉTÉ"*
Et l'Évanouère
rompu d'invisibles
sanguimères
la fraise toute rouge
sur les rives
décapitées
de la quiaude
aux larmes désalées
des tables enceintes.

Artaud*