24 nov. 2010

L'Abat-Jour


COCAGNES RÉELS MIRAGES... (La poésie est toujours un Mariage du Ciel indéchiffrable et de l'Enfer de la condition humaine"*)

Infiniment cadré
d'insaisissable
le vol des doigts
signant la largesse
des surfaces
généreuses
de ma mamain
portant le posthume
à contre-épreuve
d'impostures
des foutrous
de bois vert gente
à petit moïse
faisant lobbying
sur une plage
traficotée...
d'à peu près tout
ce que l'on veut
à mourir espèce.

Colle au cul
assuré de plus
d'une douzaine
d'oeufs asphaltés
d'une couple
de milliards
d'artilleries
d'ADN d'autant
en emporte au vent
des cendres
libre d'obéir
d'une chaîne
à l'autre
"libre mais apprêté!**
Insipides embruns
effleurant
la vivance inutile.
où "le dernier acte
est sanglant"***

Écroué verrou
édictant dictant
le devenir
du dernier
Tenir contre
le balottement
de notre pauvre
petite niche
à formes
et couleurs
aujourd'hui
plus Poussières
que Socles...
au vide sidérant
du magnifique
rêve Shakespearien
dans la promesse
du dernier couché
de soleil.

Ungaretti*
Benn**
Pascal***

23 nov. 2010

Blanc Sur Glace


PASSACAILLE

...dime
d ' de l'image
sur face
fait de mains
mages
hors d'oeuvres
Jim
Aile et lui
seul
à l'appel
chair
les nôtres
désobéissant
à Manhattan
Trous
en falaise
détritus
et fruits
à la rubrique
des suprématistes
liens
ses mains mots
rodées des cadres
Dine donc
chôra
des ouvriers
de piques
à pioche
surveillés
ensevelis
au pourtour
de l'île
lieu du cercle
over...
la boussole

Après le tout
de rien...
et des dérives
des guénilles
d'entoilées
étoiles d'entailles
l'écart blanc
à ce qui vient
nuptial abandon
Tenir...l'Opéré
baroque en greffes
Mourir de gel
métissé de sang
chaud
des couleurs...
à l'écoulement
de la veine
des granites
chercheuse
de la peau
calisse

de la plus haute
tour
au penchant
des Pises
captant
les miroirs
de Poussin
en fond
newyorkais
en jaune
tournesol
Ça tombe
frottements
des poussières
des maîtres
villes têtes
à Bruegel
jeune et vieux.

Tout de même
le silement
l'alarme
Douanier
pour la forme
des cantates
dédouanées
de la peintrise
d'un tas de zoueurs
encor nés
d'abondance
maudites mardes
à quand
les rendez-vous
d'Égo...
Et combien
à la dernière
feuille?

22 nov. 2010

Impasse A Rien


SOL SEUL SI DO

Bourrage de catins
des tableaux
jeu de néon
passe-temps
des morts
corridor
attente
hor
de
d'un coup
d-c-d un trou
cratère
un show
pour comment
c'est?
Vent vide
essouflé
peut-être pas...
mort asséché
désert
SEULSEUL
bloc tombeau
des enfers
Risible
blue sky
les courses
les couches
un clou...
Et va nuit
où luisent
les corps
cosmiques
lointaines
misères
mort à mort
mur-mûre.

de même...
l'enjeu
où joue
aux sources
l'art ramené
à sa main vide
au compas
d'entre les égos
au Conte goutte
la vivance
au retrait
à l'attente
en passant
du vent à rien
robinhommerie
du tout perdu

21 nov. 2010

Le Bleu Du Sol


LA PIERRE BOUGE...

...la température
des sommets
qu'une rosée
inversée
des basses
terres
le plafond
de l'air
erre maintenant
les suies
du destin
fermant la sortie
aux chairs
rendues
inutiles
et compromettantes
à l'économie
des grands vizirs
de la pitonnerie
du y en aura d'autres
après nous sans Music
assourdi des retombées
de vertige
en blocs des rognures
de nos bals masqués
à la poursuite
du meilleur
des cercueil.

Espace envolé
des exilés
sans capitaux
du bleu du sol
fils des troupeaux
des liannes
sans liasses
de la dividence
marchant les parois
vers la terre
Horizontale
hurlant
Lamarche
avec Larouche
qu'enfin Langevin
ouvre le sentier
de la vraie vie
POÉVIE.

Grandeur de Gueux
enfin:
"la ruse
de la raison
oeuvre,précisément
dans le sens
du non savoir"*
des quelques
deniers du rien
reconnu contemplé
porté ici
aux enfants
lessivés
de leur milieu
de Silence
où le percept
fait bouger
la pierre.

Fernandez Carrera*

20 nov. 2010

L'Indique


SOUFFLE TERRE

L'Écartèlement
de la rose des vents
rose flottesaison
que dedans la mer
que sur terre
Là sesaimer
un aller là
avec les vieux
sillons des mains
de semences
ou de sang
même déchirure
corps à corps
au rouge noirci
des gazouillages
Chants de guerre
champs d'enterre
rageusement
posthumes...
jusqu'au dernier
barbeau.

Ici juste ici
mille parts
ailleurs...
papiers pépiers
un pépie hautre
d'en dessous
du dessus...
toutes pépites
couleurs
en tire-lignes
d'une tombe
haut là.
Un fil à la patte
à tenir par la griffe
un où il faudrait
débouter.
Transgouacher
le goitre
le faire voir
au-dessus des maux
toujours à dessein
d'Ingre violonseul
passe-pense.

Le cri expire
sur la toile
de Platon
la peau
s'assèche
colle la langue
au plafond
de la grotte
l'organe
de son saint-siège
coupe la viande
en quatre
pour le festin
sacerdotal
cru et fiction
d'enfants-atômes
rejetons d'une ratée
poétique depuis Homère
Cervantes Michaux
Artaud...
décréer reprendre
depuis la source
du premier imbécile
là debout devant
comme gros gens
calmer sa peur
de se retrouver
encorpsté
par quelque chose
plutôt que rien
une histoire
dans la Nuit.