1 nov. 2010

Roulement Des Morts


MONT-NOUNOUS
(Je me sens coloré par toutes les nuances de l'infini.Je ne fais plus qu'un avec mon tableau.)*

Pointe en bas
les hauteurs
grotesques
enflures
cloques
apoplexie
du Maître
Masse Peuple
Tyrans Furhers
fixés gel
d'une seule voie
comme une nuit
sur le Mont-Vous
L'invention
de toutes
les saignées
à crucifier
enfants
taureaux
chiens chats
vousnous.
Faut que Ça
saute...
sous vice nous
que Ça
recommence

Chercher
et Vous vous
trouverez.
Exactement
tel quel
avec ou sans
dieux Dieu
cultes à la banane
aux fraises
tomates patates
ou pommes
Jardins des Délices
de Gombrich
Voyez voyant vu
revue incorrigible
étourdissement
circulaire.
Éprouvette
à mère-lien
et temps d'Omer
ton neuvième
Paul Célan.

L'Évanouissement
du Tout
mise en attente
conservation
des acquis
donc du pire
guerre camps
nucléaires...
Annulation
nihilisme
et un nettoyage
sans précédent
venue d'Auschwitz
jusqu'à l'extase
des chaleurs
de la part maudite
Le Sens tant cherché
c'était le Caboum
cette Haine venue
du fond biologique
"ils oublient
qu'on est jamais
sous les griffes
de personne"**

Triste de ce côté
de l'autre
des entrailles
à sacrifice
dans la vitrine
à Bacon...
Où est le bouc?
Lentement
sévèrement
froide sous
la lumière
du soleil...
Une vertigineuse
piquée
en l'effarente
disparition
assouvie
des infanticides.

Des fleurs
et des volcans
entre la légèreté
du possible...
la pesanteur
des contradictions
quelque chose
d'indéfinie
ne tenant
que par de toutes
petites présences
senti-mentales
là au moment
responsable
de l'inscription
de la part
Solide
à faire voir.

Cézanne*
Hillesum**

31 oct. 2010

Le Doigt À L'Oeil


LA TERRE D'ÉCUME

Sa fureur
n'aura été
qu'un murmure
dans un tambour
troué du mépris
des poussières
L'ignorance
prétentieuse
distraction
larvaire
au compte
de l'égarement
du chiffré.
La souffrance
engorge
sans salut
les saignées
au gré
des bénificiaires
itinéants
anonymes


Sur la face
cachée du visage
là juste Là
toujours
à l'Ô-a-sis
veines de toutes
les raisons
des pierres
sans confiance
ni loi...
ou le Dieu
surmonté...
cède la place
à la mort
Temps allongé
jusqu'au
pourrissement
de l'encerclement
du chemin
qui mène
à la rosée
de l'intègre...

Le doigt à l'oeil
inscrit
la loi
de la Partition
à la ligne
critique
d'où part le vent
qu'un rabais
de tendresse
pousse
aux précipices
savants
d'ignorance
le Silence
Solitaire
de la musique
faisant siffloter
les sphères.


29 oct. 2010

A Tout Tuer


ALORS...

Patauge
tiens ben
le frette
face au vent
des sorties
en miroir
où règnent
les fins
patraques
au wawaron
pèresemé
de grégaire
en wawagon
crépuscul

De boue bouge
là juste Là
Soue
à tous les ports
à diamand
des vampires
rats des statues
à tableaux
des poulaillés
Oui Beauté
tendre
ton joug masqué
ton jardin.

Zoo
dégriffé
et machines
à tuer
bas de gammées
Fisselés
à la dernière
tablée
de l'hôte
anthropophage
l'Homme

Dieu pour tuer
l'homme
tuant l'air
l'eau les songes
Race d'haut
dessus...
des Grands
d'en-dessous.
Bénitier
d'eau rougie
Un faire
d'enferrer
aux supplices
des cent
millions
de morceaux
d'anasthésiés
en A comme a Z
justififiés.

Terre Promise
mettre en forme
d'en-dessous
de la pierre
la mutation
venue de bien
avant la veine
de sang
Pas Aztèques
pas chrétiens
ni diable
ni D(e)ieu
Du Vent
Camarade
à Peuple
à Vivance.
Attente
en scripte
an l'Oeil
pas LÀ
sortie
prendre l'AIR.

Sous Vide


PETITS CONTES DE NUIT

Sang...Pigments de ciel rouge dansant sur une feuille de papier un air Inouï...d'Enfer.Imperceptible...élevage de molécules campées, retombées de crachats 1-2-3-14-18 39-45-1-2-3-4-5-6-7...
Odeurs
de vieilles
dents
stoïques de LA FIN
REPUS REBUT.
Rats rots
peaux de crapauds
résidus
de cimetières
"...la préhistoire
qui me branle
que je fugue
dans mes voyages..."*
projections
des glaces
erreurs
sur un réchauffement
supposé
Terre bleue froide
inacueillante
Un bébé
brisé
dans l'arbre
séché après la vague
des pilleurs
Un docteur
Sang s'en occupe.

Grilles grises
un là qui barbotte
le doigt dans la chiotte
avec l'envergure
de la redingotte
un deux novembre
à la porte
Klee de la poupée
poupon papa
Pas LÀ...
Fumeux aux Camps
bûchent ses morts
chaque jour
noir de tous les noirs
Faces à scarface
procuration de sous
les verrous
de la dote
bigarruée
"J'avance dans un trou
Vers une odeur de bête"*

Ça s'estompe
en bric à brac
place nette
désertique
d'avenir
des rages
d'arrangés
entre te tue
faire la job
du boucher
Le Camp
de la Mort
JENOUS...
De tous
petits oiseaux
tout partout
lichens
un printemps
vient pour les fous.

Sojcher*

26 oct. 2010

Prix Ère


MAINSON

Gangue dans la langue
L'Étau des mots
c'est Ça
remue
net
A
Chaque soleil
l'oeil s'éteint
de vous
n'eussent été
de vos mains
pas de maux
ni d'illusions
ni cette
lumière
de vos jeux
de table
à digestion
des mille
devinettes
pour en mourir

Que votre dieu
ranci en fin
d'usure
et désespéré
je crois
Mes chairs
mes yeux de surface
un maquillage
de maquis
et sous
la mer ces sels
en reste
de mirage
un choix
en vitrine
que le poète
offre à l'abattoir
de vos miroirs

Présence à quoi
alors?
Cela le Sens
entrouve
votre fureur
Oui combien
encor en prendrez-vous
pour emplir votre fossé
simplement
parce ce que
votre toile a bougé?
Parce que des bombés
d'innocents
ont oubliés
l'AVE de vos
MORTS...

Un Tri mère
matière
Comprendre
la fable
de l'oeil
soleil
et l'oeuf
jeux d'ovaires
d'ouvert
début ou fin
du monde...
Des pics à sots
moisis
racrapotés
sacrifiés
au voile
d'anasthésie
sans embarquement
religieusement
dévoré...
mironton
mironton
mirontaine.

Mainson
à son
art
d'abcterre
d'Amour
main street
un p'tit bout
de danse
Là que Ça
commande
le jour
d'Osmose
complétude
en un mot
chiffré.
"Les dieux avaient oublié
de me couper le cordon
ombilical"*

Aller au fleuve
Héraclite
l'écoulement
monde...
un fleuve
une rivière
un crique
et du sans chemin
à la tonne
du côté
pas nommé
orphelin
de soi-même
mourir
dans ses bras
par les mots
de la mère
gratitude...
"il y avait
de la terre
en eux
et ils creusaient"**

Gary*
Célan**