1 sept. 2010

La Nuit Recueille


OPEN HOUSE
...
collé aux dents
de nous bêtes
à manger de l'horizon
"Les grandes
personnes ne
sont rien,
leur dignité
ne répond à rien"*
le Cri de Silence
du Grand Corps
s'étend alors
sur la bouche
des Morts...

Manipulations
sacertotales
levier d'apesanteur
sur le solstice
des froidures
brûlantes
portent l'ennui
à se river
à la glace
fondante
de la disparition
de Narcisse

La Faim n'aime
pas l'Art...
Et la Fin adore
son dernier repas.
L'Art Illusion
transe portant
la regénérescence
de la question...
à dire à redire
encor...
Jamais fini
le tableau...

Commençons par
l'informe-action
et écoutons bien
le rythme...du Monde
pour Voir...
Pour en reparler
de la misère
du tableau qui
file en peinture
donne du fil
pour tout...
et retordre
tout ça...
Recueillir
le jenous jus jeu
de l'art.

Rilke*

31 août 2010

Voir En Peinture


ARTLANTIDE

...lueurs
tard très
tard après
la nuit
Mêmes chemins
tous nouveaux
lignes d'Attente
Les feuilles
la toile tombent
la verticale
s'écroule
vers le haut
porte tout
le rien le pas là
des retrouvailles
de silence...

Ni Hors ni hordes
Là en bruines
d'attrait
pure perte de temps
Un du début
à la fin de mille
tableaux au début
pas là ici...
comme pas très là.
Trop tard et bien
en arrière à l'autre.
Déjà là depuis
longtemps Attendant.

Le muselé d'amuses
le suturé d'apats
et d'apparences
saturés de prises
de grappins d'sus
d'organes placébos
une solidification
fixation
de la tribu masse
en Bloc halluciné
prêt à se jeter
à la sloche de la Fonte
terminale...
à la première
grosse tête.

Voir; l'Éponge
de Ponge s'éponger
à la muse qui erre
au mausolé des filets
ratissant les fonds
de musées ou les foules
fusibles les hochets
ménés menés à ligne
de l'État.
Voir;c'est dire
mille et mille
fois...Qu'est-ce que
Voir? Vous voyez...
Au flushing day
des idées...
pas de livres à brûler
du vent qui se vend
à l'âme qui éclate
dans le corps
du ravitaillement
jusqu'au silence
forçément.


L'Errance Et Le Tri


MAIN TENANT

Aussi simplement
que tenir
en l'éphémère
la possibilité
du vivant
Aux mille
dires...très
silencieux
de passer
par ici juste
là...
L'Alloué si court
et dans des conditions
si ardues...
de pièges
de contre pièges
de déconstructions
constructions...
jusqu'à une scorie
nihilste de la pensée

Un doigt traçant
dans le sable...
coeur ou silence
jusqu'à...
c'est terminé...
ce n'était que ça.
Allons c'est fini.
Et puis non...
c'est de là que
ça commence
que toujours
ici juste là que ça
a commencé
la vraie vie...

Il se pourrait
que ce soit
une "forme de prière"
un souffle d'initié
une main de géométrie
et de chiffres
une obéissance
inconditionnelle
aveugle pour Voir
l'Art comme "l'il y a"
porte le Silence
de la Vérité
Initiatique Présence.
Le Sens Est LÀ...


30 août 2010

Post Presque Rien


DÉCAPITALISATION DU JEU

Du ciel
supposé
à nos enfers
de la corrida
Du contrat
aux dés pipés
...ceci:
Au coeur
du nihil l'île
du cercle
des naissances
et des morts
va vaque
équilibre
ses Vivances

L'apparence
en scorie
de tout de rien
flotte
se maintient
en la niche
de la quincaillerie
monde où la vie
incommode sans emploi
s'empare des
portes de cristal
du marché à légume
du oui allant solo
à la terre qui a besoin
de son sang...
Lentement la trappe
de l'Odyssée
se referme sur
le karma su'l tas.

Le chemin va
emportant
la Pensée
où elle va...
Oeuf l'Échelle
Le Retour suite
ou sans suite...
Qui sera le berger
des chinoiseries
futures...le Vent
Les Vents sous le bleu
du ciel compté
des grillades...
L'oeil rond
patapond sous gibet
prépare sa figure
la Mort de sa Mort.
Qu'est-ce que le Capital
à la fin quand tout
est capital?...

29 août 2010

Y Être


L'INABORDABLE

Et parfaitement cela
Là...en Réalité
passant passe
le désert...
On revient chez soi
au moment...
au moment!
Sans commencement
ni fin
ce qui s'est laisser voir.
Finalement.
D'abandon l'Amour
vers l'obéissance
aux premiers palmiers
d'hiver...
En sourdine
l'arrière
la fin n'a pas
les moyens.

Tard la nuit
c'est l'Effroi
les grands froids
Splendeur
de la Lumère
Un Rêve...
Le Jour de la Mort
signe le pourquoi
de la terre...
un Tout Translucide.
Initiatique
brillance de l'Un
à l'Autre.

Y Être
Le Sens
et la montée
du prix des sardines
dans mes poches crevées
la mort de l'homme la Mort
la mort d'Hégel...la disparition
du soleil des planètes des galaxies
le pain béni Dieu mort pas sûr du Tout?
Et tout est permis allons...l'abolition du capital?
L'abîme le nôtre les morts nos morts les cris nos cris
et ce qui pour la suite du monde...petit fil menu...
au plus profond des noirs Obéir disait Matisse
à la lumière en l'effondrement du tout perdu
lacher la prise l'emprise l'entreprise
de l'ingérence innommable dit Char
que de chemins aux mille
illusions croire
naturelement
si Naturel
enfin...
être
où...
Vendeur de hauteurs 2012 chantage gougouroucoucou des vandanges du ciel et de la terre...les temps son difficiles...pas si vite ogres de sens...de chairs fraîches...est-ce de la lévitation ou coma réel...non..Y Être.