
L'ENFER ME MENT
L'Attente
du dedans
à l'intérieur
encabané
dans les mots
les idées
les impôts
de mon Dieu
la loi
de la débacle
du fourre
le Monde
en toute liberté
sous les yeux
bagués des Archanges
maîtres étrons
surveillant
Villon Sade Céline
les derniers
enchristés
motmaux
...et tantôt
plus personne
car la caisse
de résonnance
est vide.
Les limbiques
alambiqués
au cul de l'Amérique
la langue alanguie
dans sa Nuit
se déforme s'étire
vous double
et vous étouffe
pour vous faire dire:
What Ever?
..."Et la lampe
s'étant résignée
à mourir"...*
Vos mots meurrent
votre coeur
s'enclave
grignoté
par qui vous parle.
Un signe un baguage
une noce sans papier
embaumée colonisée
tombeaulatisée
les premiers hommes
à tomber...
après Dieu...
"pas à pas jusqu'aux
derniers"**
Baudelaire*
L.R.Des Fôrets**

APTANCE
...Passer
là et c'est cela
des paix de durée
plus que sensibles
des exaucements
de filiation
s'inscrivant
dans l'ensemble
de l'invisible
entre deux
folies le ciel
l'enfer.
Pas de leurre
comprendre
que pas de queue
mon moine et pas
d'ajenous...
Dedans Dehors
...aujourd'hui
l'espace
est splendide
La tête à l'air
sans abri...
L'Aptance mixmix
me and you
indubitablement
c'est tout moi
hors de nous
et de moi itout...
avec la cage sur le dos
par temps mauvais
Des doigts manquent
les cris d'oies
une à une les feuilles
volent s'encrent
des branches
des bruits au loin
étirement d'ailes
Hiroshige.
Là-bas seul
règne la
mort qui tue
en filigrane
c'est Capital
infini dictat
un cortège
terre à sang
toute Nature
Nature...
"Et l'art
ne paie pas
ses victimes"*
Éphémère dure
moins qu'une
pierre...
que papillons
et que poussière.
L'admirer
donne...
ses ailes de poudre
et poudroie
la vaste longitude
Un devenir
de plein coeur
pas là jamais là
Juste Ici...
au raté à l'échec
à la pauvre
lumière de la Nuit
d'Effroi un Rien
du Tout.
Tsvetaeva**

DÉVOILER
Rompre
un je sans jeu
sans jeunesse
déjà mort
de vieillesse
avant saimence
partie déjà
passe droit
impasse encacannée
deux et deux
de bons chemins
au bord de soi
perdu de vue
d'obtus
de dictats
mange marde
...allons.
"Tu adoreras
ta gauche
où est ton coeur"*
Il y a longtemps
longtemps
longtemps...
cheveux blanc
de l'immuable
de l'indéracinable
tendresse symbiotique
encercle le monde
de Vivance Paradise
Rendre visible
en Voyant...
Ici Oui juste Ici.
Ce "quelque chose"
une pure Vérité.
Point d'appui
de l'invisible.
Exactement là
où Dieu est Mort.
Par son Linceul...
et la suite
La Grande Suite
des mutants
mutatis mutendis
Depuis le
début du Monde...
Un en marchant
sur terre
comme dans l'air.
Pas de chagrin
sans ennui
exhalaison
sans fin
de complétudes...
Imagos Homo.
Blake*

DANSE CADAVRE
mots morts
d'Abandon
des signes
lumière
titubante
des fêtes
nucléées
des fumées
des suies
d'Hier des
poumonnières
à cancer
d'aujourd'hui
D'où Ça
parle...
qu'est-ce que
Ça dit...
Sous le cul
du coup
en serpentant
la pomme
entre beaux
draps de soies
sous verrous
cloués.
Mutant
les clous
de chaux vives
les tombées
du trou
les rêves
achevés
des monoxcydes
des électrifiés
des roulardises
Concepts
empilés...
et si
on parlait
d'autres
choses...
Comme?
Du ciel
pas brûlé
du soleil
ni que noyé
des déluges
hors le sens
des enfers
et des cieux
Un Ici
Transdiagonal
par la vie
impossible
collée a
tes lèvres
d'Amour
et de Rire.
"La termitière
future
m'épouvante"*...
S'emplumer
de plomb
descendre
très haut
dans le visage
des sans visages
de l'invisible
passé d'Effroi
des Morts.
Pierres de plûmes
ici Juste Ici...
vlan...sec...
et puis trois
six dix sept...
dix neuf
ça monte
ça transverbe
ça passe en bas
main tenue
maintenant...
Dehors
pas là
by fly my
fire song...
for me
and you.
juste Icì...
A l'heure
qu'il est
y a plus
personne
qu'un
triangle
inouï
une lançée
de Hobos
dans les
poches
crevées
des yeux.
St-Ex*

PASSE MONT-TOUR
Pour rire
rictus
pourrit
poux prit
couper
la prise
à papi
de la frise
au pare
brise
parvis
des
fourrières
Rouerie
des fatries
des brises
rougies
Un grabat rit
La frappe
des petites mères
de Mistassini
La trappe
à souris
car là
brunit
des pauvres
malpris
grappe
l'agape
du ptit noir
de la walkyrie
d'un drape
s'attrape
bien sous le pli
Hier
thé erre
repu
d'urticaire
à manger
l'abécédaire
sous l'oeil
du deuil
de la corde
dit lierre
des ventres
Sans terre
le marteau
s'en tête
à ne pas avoir
de maître
Les ruts
à barda
poussent pierres
mangent misère
tout pareil
à hier.