6 août 2010

Chimioterrae


LA MORT L'AMOUR ET RIEN

Vent dans les feuilles
brise heureuse allègement
un chien dort tranquille
apaisement de l'erreur
de quoi que ce soit.

Aimé raté du moins
en passer par...
pour que ce soit
justement cela.
Pas réussir et quoi?...
Regarder bien
la réussite...
Alors allons
pas de peines...
Ailleurs qui sait
si réussir
réussira...
Nous avançons
vers le Grand
Triomphe celle
de la disparition
des mamuouths
des dinosaures
du Saint Suaire
des pétroglyphes
des anciens
panneaux
de signalisations...
"tout est rien
y compris
la conscience
du rien."*
..."leur silence
ment et leur bruit
est trompeur"**...

Le petit crique
un filet que bordaient
des tapis de lichens
s'y pencher s'abreuver
comprendre...

Parfois cette
persistance
devient risible
et elle l'est...
"une soif de douleur
jusqu'à la folie"***
ou brûler la boule
la rougir de la honte
pour une résurrection
bien cuite.
Raidi figé sec
Enfin fixé pour la fête
à maman...à mon papa...
Un feu de Spectraque
une fois pour toute...

En vérité un fou rire
d'histoire de bonhommes
sept heures pour faire dodo
quand les grands de ce monde
en ont assez de se retenir
de rire jaune.

L'Aigle doré
l'hiver de janvier
sous zéro seul
avec lui
sur le lac gelé.

Ici il arrive
que Blanchot
Des Forêts
Gracq... Hantaì
bon encor que là...
il le fallait...
Pour les contes
comptes des mille
une exigences
là juste là...
Kafka et la trahison
on n'en sort pas...

Moments de Paradis
d'ignorance...
des bois de la sauvagerie
les aurores la grande ourse
les filantes...
juste pour nous...
L'anachorète et L'Aile
Des pensées d'éternelles
ancestrales...

De cette forêt
au loin les feux
sur Bagdad
la scorie
les désastres
de la guerre...
histoire
et ribambelles
propres qu'a pas eu lieu
paraît-il...
Tantôt l'autre...

De la Nature
notre Nature...
de Disparition.

Cioran*
Rilke**
Duras***

5 août 2010

Hurler Avec Le Vent


A TOUT VENT

...là les brûmes à la brunante
escaladent le Mont Tremblant
un Silence de Grand secret
plein des rumeurs de black fox
à l'endormie des dépositaires
de droits légaux sur l'ancien
volcan sacré...maintenant
il est derrière nous...
rougissant sous le bonheur
payé des mannequins.

Où est la Sortie?
Où est l'Entrée?
Sommes-nous entrer?
Avons-nous trouver
la sortie?
Où suis-je?
La rumeur crie
à l'Insensé...
l'Envoûter
dit le poète
un sujet dit
l'État
un autre
dit;un je ne
sais quoi...
quelque chose
plutôt que...
En Enfer dit
le religieux...

Mais suis-je
seulement entré?
Ai-je trouvé
la Sortie?
Suis je seul
sommes-nous?
Des rêves si vrais...
et de la vie
tellement irréelle
Rêve? Réalité?
La Mort alors...
Le philosophe
tremble le poète
dit l'evoûtement
le sujet politique
l'État...un
je ne sais quoi
plutôt que rien..
L'Enfer dit le
religieux...

Mais suis-je
entré?
Ais-je trouvé
la sortie
Suis-je Seul
et sommes-nous?
Des rêves concrets
une vie si floue
vague insignifiante...
Rêve ou Réalité?...
La mort alors?
De la vie avant
la mort? dit
le slogan

Le Sens?
Je pense donc
je fuis...
le flou le concret
la béatitude
et la béance
le nomade
et le sédentaire
l'hédonisme
stoïcisme
surtout la fuite
et la vie...

Visible? Invisible?
Comment rendre
visible l'invisible...
Socle
et poussières
créer de la fondation
Du Rien pour Rien.
Pas en Sortir
Sortir...
Ou Entrer...
Créer du Rien
ça crée toujours
quelque chose...
"I want to be
a machine..."*
Du coup plus
rapidement
que vite...
Vivance...

4 août 2010

Petite Fenêtre



"Si le monde signifie quelque chose,c'est qu'il ne signifie rien"*

Rien comme la musique comme mille et un tableaux sculptures petits dessins...
Inutile et significativement Rien.Iconologiquement nul...Et ce n'est pas le
regardeur qui fait le tableau...Des Seuls à Seul...avec sa Face.
Pour le reste et bien il faudra repasser.A vous de jouer.Une vie à défaire
les farces de l'Histoire de toutes histoires.Chair très précieux sang
des guéguerres au chat au chien pour lui l'autre pour nous...Le sens des numérotés
du silex aux ceintures d'Elvis des amants de Néfertiti de Jeanne Moreau...histoires de fantômes de Céline au curé d'Ars d'Abraham...Et puis votre mort...
Quoi?De Dave Brubeck à Pétain à la pétanque de Garland à Tino Rossi de mère fille frères à Glen Ford aux frères Lumières Quelle histoire laquelle est la bonne?
De la Sainte Bible à Cioran du traité de l'insignifiance...
Bien voir...voir voir encor un tas de chair molle ou ferme de petits trous peut-être de grand trous...jusqu'au dernier trou.
Du génocidaire entre mort de rire...
L'art toujours moins que Rien Tant d'oeuvres...pour le petit jésus ou pour Shostakovich quatuor no 15 op 144.

Tout s'estompe
un délavé
des couleurs
Jamais plus
de portes
lumière
Fermé!
Dire
Orient
des noyés
de Gange à
dieu à cendre
tigres ruminents

L'Ange nouveau Paul
ses yeux t'as vu ses yeux?
Mais Klee pourquoi?
Et ton peuple ta musique
Tu nous enfournes au feu
d'inconsidérables frayeurs
Rien n'est permis librement
au schisme du Monde qui t'a passé
la commande?Entre tes feuilles
tes mots pas pour nous...
et t'avoir déguisé en petit
bonhomme quelle idée?
T'as ouvert le ciel l'Immense
t'as tiré un trait sur Ça...
dieux Dieu et nous...
Qui es-tu Paul Klee?
Pourquoi tu nous fais Sacré?
Nous infligeant plus
que l'Errance plus
que la Mort une suite
d'Enfer encor après Ça...
L'or borgne technique
là qui ferme l'Enfer
qu'est ton Angélus Novus?
D'Effroi sur l'Effroi?
Qui es-tu Paul Klee...

*Barthe

3 août 2010

Show Vive


RIEN QUE ÇA

Des embolies
à sangles
décâlissées de baveux
quand tu colles
tes yeux aux trous
noircis Goujats
t'as pas tremblé
ni souri que pleuré
t'as pas pû t'étais
glaçé d'agrégations
coagulées de meurtres
mains froides
besogneux des gorges
rougi d'horizon
des bleus morts
t'es payé.

On se doit de partir
de part et d'autres
mettre ses pieds
à la bassine
faire trempette
préparer la longue
marche funèbre
de sa face.
Face à seule la même
Sauvage pas autochtone
pas de terre
en galipotant là
ici et puis là
vif ardent pattes
blanches à harfang
de la poudreuse
pour l'office
de la déflagration
de la refonte
de l'ailleurs
au premier cycle
des charognes
Pas d'erreur
ça recommence

Lent comme un cortège
tortuaire parade
au-delà làlàlà...
ici "le soleil
se leva de nouveau
derrière le mont
Kompira"*et ça tourne
tourne tourne
invisiblement
ritournellement
pas là posthume
noircie de défaillance
ça va la Nature
va où elle va...

Beau moment
pour jouer
à la Marelle
cheveux blanc
à-blanc
"la tempête
repêche dans
la mer la
civilisation"**
des saints-innocents
des condamnés à m'art
Rien...et sa pénurie.



Nagaï*
Desheng**

2 août 2010

Antre Les Roches


FROID DE PIERRES

Qu'entre pierres
serrées des crevasses
des fissures
atteindre plus
tendre tendrement
La terre reviendra
sevrer en ces froids
des coeurs en bras
de poussières
serrant les aciers
d'avalés des rots
régurgitants
des sels
de statues des ânes
à l'm perdue
Contre le vide
du dessus des misères
des cris muets
des spectres

Rien tout autour dedans
des gels de granite
des souffrances
à sous de froideur
brûlante
les nôtres celles
des déportés
d'avant les roches
Plus de casseurs
Vers chez nous
de marbre noir
nuées solides
bien gardées
indéfectibles enfin
Hors la trappe à collier
des bonds du coup
des fouets à émietter
du temps mort

De L'écrasement
l'Esprit nous gonfle
fait l'habitat
bon aimable
crée rien
n'empêche pas
les fossiles
d'Amour mystérieux
secret de nous.
Faut pas rire
de l'entre
les astres
la poussière
tombe aussi
de la lumière