4 août 2010

Petite Fenêtre



"Si le monde signifie quelque chose,c'est qu'il ne signifie rien"*

Rien comme la musique comme mille et un tableaux sculptures petits dessins...
Inutile et significativement Rien.Iconologiquement nul...Et ce n'est pas le
regardeur qui fait le tableau...Des Seuls à Seul...avec sa Face.
Pour le reste et bien il faudra repasser.A vous de jouer.Une vie à défaire
les farces de l'Histoire de toutes histoires.Chair très précieux sang
des guéguerres au chat au chien pour lui l'autre pour nous...Le sens des numérotés
du silex aux ceintures d'Elvis des amants de Néfertiti de Jeanne Moreau...histoires de fantômes de Céline au curé d'Ars d'Abraham...Et puis votre mort...
Quoi?De Dave Brubeck à Pétain à la pétanque de Garland à Tino Rossi de mère fille frères à Glen Ford aux frères Lumières Quelle histoire laquelle est la bonne?
De la Sainte Bible à Cioran du traité de l'insignifiance...
Bien voir...voir voir encor un tas de chair molle ou ferme de petits trous peut-être de grand trous...jusqu'au dernier trou.
Du génocidaire entre mort de rire...
L'art toujours moins que Rien Tant d'oeuvres...pour le petit jésus ou pour Shostakovich quatuor no 15 op 144.

Tout s'estompe
un délavé
des couleurs
Jamais plus
de portes
lumière
Fermé!
Dire
Orient
des noyés
de Gange à
dieu à cendre
tigres ruminents

L'Ange nouveau Paul
ses yeux t'as vu ses yeux?
Mais Klee pourquoi?
Et ton peuple ta musique
Tu nous enfournes au feu
d'inconsidérables frayeurs
Rien n'est permis librement
au schisme du Monde qui t'a passé
la commande?Entre tes feuilles
tes mots pas pour nous...
et t'avoir déguisé en petit
bonhomme quelle idée?
T'as ouvert le ciel l'Immense
t'as tiré un trait sur Ça...
dieux Dieu et nous...
Qui es-tu Paul Klee?
Pourquoi tu nous fais Sacré?
Nous infligeant plus
que l'Errance plus
que la Mort une suite
d'Enfer encor après Ça...
L'or borgne technique
là qui ferme l'Enfer
qu'est ton Angélus Novus?
D'Effroi sur l'Effroi?
Qui es-tu Paul Klee...

*Barthe

3 août 2010

Show Vive


RIEN QUE ÇA

Des embolies
à sangles
décâlissées de baveux
quand tu colles
tes yeux aux trous
noircis Goujats
t'as pas tremblé
ni souri que pleuré
t'as pas pû t'étais
glaçé d'agrégations
coagulées de meurtres
mains froides
besogneux des gorges
rougi d'horizon
des bleus morts
t'es payé.

On se doit de partir
de part et d'autres
mettre ses pieds
à la bassine
faire trempette
préparer la longue
marche funèbre
de sa face.
Face à seule la même
Sauvage pas autochtone
pas de terre
en galipotant là
ici et puis là
vif ardent pattes
blanches à harfang
de la poudreuse
pour l'office
de la déflagration
de la refonte
de l'ailleurs
au premier cycle
des charognes
Pas d'erreur
ça recommence

Lent comme un cortège
tortuaire parade
au-delà làlàlà...
ici "le soleil
se leva de nouveau
derrière le mont
Kompira"*et ça tourne
tourne tourne
invisiblement
ritournellement
pas là posthume
noircie de défaillance
ça va la Nature
va où elle va...

Beau moment
pour jouer
à la Marelle
cheveux blanc
à-blanc
"la tempête
repêche dans
la mer la
civilisation"**
des saints-innocents
des condamnés à m'art
Rien...et sa pénurie.



Nagaï*
Desheng**

2 août 2010

Antre Les Roches


FROID DE PIERRES

Qu'entre pierres
serrées des crevasses
des fissures
atteindre plus
tendre tendrement
La terre reviendra
sevrer en ces froids
des coeurs en bras
de poussières
serrant les aciers
d'avalés des rots
régurgitants
des sels
de statues des ânes
à l'm perdue
Contre le vide
du dessus des misères
des cris muets
des spectres

Rien tout autour dedans
des gels de granite
des souffrances
à sous de froideur
brûlante
les nôtres celles
des déportés
d'avant les roches
Plus de casseurs
Vers chez nous
de marbre noir
nuées solides
bien gardées
indéfectibles enfin
Hors la trappe à collier
des bonds du coup
des fouets à émietter
du temps mort

De L'écrasement
l'Esprit nous gonfle
fait l'habitat
bon aimable
crée rien
n'empêche pas
les fossiles
d'Amour mystérieux
secret de nous.
Faut pas rire
de l'entre
les astres
la poussière
tombe aussi
de la lumière

Sous Vide


TERRE PIQUÉE

Un ramage
et des larmes
des cris
venant
toutes sortes
de cris
de nulle part
Commisération
de tout est permis
Nature des galaxies
extrêmement noire
fixée
Jetée pêle mêle
au terme d'une
cotisation
des peaux
Pupilles d'urine
contre celle
à sang

Fedor tout
est permis
la transmutation
siffle
Des sans têtes
bouffent des têtes
Bruines à fragment
Trom Lamort
mises pariétales
La vallée des dans
tirons la
par la queue
jusqu'au bleu
du rougi
Encans
d'enclos
des Maures
du rizome
à l'Attente

Réalisation
du Dieu pipé
usurpateur
tribal
Un insensé
avaleur
de crétins
des miserere
un dévoré par
le bout du bout
De la Tourette
la dessous
Au terme
du dodo
des os servant
de percuteurs
signent l'oeuvre
des piégés

1 août 2010

L'Amanchure Des Mots


"ON RACONTE SES PETITS CONTES TERRESTRES A TRAVERS DE PETITS BOUTS DE PAPIERS"*

Le juppon
des Hellènes
tordus
des testicules
sabrant la force
de l'amanchure
à la veuve
clique haut
qu'un chien
agonisant
achevé par l'ignorance
passe les siècles
à gémir
Un tiers inclus
à Saguenay
face au Tableau
ou face au mur
lamentable
et du quand-dira-t-on
des mouches
à la sortie
d'éblouissement
proématique

Le carcan des maux
des mots
vestimenteurs
entre nous des mous
maximom sous tutelle
à la corde contenteur
emballeur de récipiants
taire pas à pas mimés
Des rimes des crimes
des portes à faux
en prime
La poésie un ennemi;
la poécie
L'agence depuis longtemps
de la renommée qui mousse
la sardine orthographique

De la bile au tombeau
des saints taxes rapt qui vole
qui pille les chants
donneurs fabriquent
les miasmes du puit
Tambours trompe lingual
onanisme de laboratoire
roulade à syllabes
de langue aux rats
nombant des forts
chez les morts
Éteint du chant
donneur pathique
rouleur de comptes
ouverts défilades
lâches mots guidés
de scolariats

Achat de haine
à crédit
dérouleur de langues
sans papiers
File étoiles
tricoteurs
météoriques
Boileau
Rimbaud
Jouhandeau
Léautaud
Artaud
Michaux
...
Portique
à désirs
Porte têtes
à glace
faire fondre
lentement
laisser dissoudre
quelques instants
sans suivre
les instructions
pour petits
oiseaux de février
Bien armé
donne ta langue
à l'Horreur
de l'Erreur
Ce n'est pas elle
qui agit
déprendre le large
la voie lactée
de saint Jean de Dieu
Rodez d'Ivry de Pinel
de l'histoire les maladies
d'Amour de l'Esprit Vers
un mot un trait
l'embarque s'en va...

*Wols