28 juil. 2010

A Croc


ÇA TIRE ET CON

Et passer outre
Micmac
à rumeurs
à dos d'étoiles
sur encre noir
de cervelles
décrânées d'effroi
De beau bon pas chair
les détonnations
d'invisibles portées
dissimulées
derrière les fleurs
d'oncidium
sur des os
grevés d'impôts
fermant les cercueils
dans une bouillie
pourrie
n'ayant pour lueur
qu'un gaz de cimetière.

Un tigre
peaux mortes
des dévorés
des camps
d'abatoirs
foetus
pour Dionaea
fosses à poux
des milliards
de conclus
et dire
que le général
est médaillé
la députation
ensemancée
de vermines
glorieuses
Au crématoire
applaudissements
pour mains sales

Et on fait la navette
des tonnes...de linceul
Sans honte
des trains
d'organisation
globale du mouroir
Mangeoire carnivore
énigmatique
destin de colles mouches
"Tout va bien
dit le bourreau
La situation du malheur
est prospère"*
du dinosaure à bouddha
à la perle du Japon.

Le sens le Sens...
il a encore grimpé
à la pompe funèbre
de la raison...
Ritournelle
écatombologique.
Ma Foi il y a encore
de l'ordre dans la forme
pas de crainte
ça avale tout toux tous
décapitalise le rendement
en fait du sucré sacré
Dire que quelque chose
ne tourne pas rond
c'est dire qu'il tourne.
Comprendre le paradoxe
satirique de cette lignée
de mots est aussi
comprendre la mortadelle.

Michaux*













27 juil. 2010

L'Éclatement De La Lumière


L'ÉPARPILLEMENT

Le néant c'est rien
comme tout le reste
ça passe...

Mort toutes les morts
se ressemblent
se rassemblent

La Vie (vivance)
a prendre ou pas.

l'art est absolument
Rien comme Dieu
exactement comme
tout ce qui est au-dessus
ce n'est pas encore
une consommation
de masse.

Il n'y a pas toujours eu
des feuilles sur les arbres
la sensiblité n'a pas
non plus toujours existé
Aujourd'hui on en voit
de moins en moins...
Comme les yeux de Rimbaud
à l'Hotel de l'Univers...

L'Art peut bien mourir
on s'en fout...
la main sur la paroi
du coeur l'oeil
par le noir Éternité
voyez...

Des signes
qui ne mentent pas
la Poésie quitte le lieu
cède la place au Nombre
Elle était l'Accueil
l'Intermédiaire
entre l'hôte
et les appelés...
La Semaison
est à la faux...

L'heure n'a plus
le leurre
non qu'elle soit
sans pudeur
mais bien que
ça pue l'heure.

Ce qui se présente
là en sourdine
par la réussite
totalisante
du capitalisme
Un État du Monde
et c'est Capital!
Sans faim à la Fin
les petites machines

L'idée de la Fin
ne peut effrayer
que les Vivants...
Alors pourquoi
s'en faire pour
le reste?

Chaque poussière
de Vie comme
autant de peaux mortes
Giacometti en avait
mis partout dans son art
Là lui est poussière.
La vocation de sa vie
de la cendre.
sur de la lumière.

26 juil. 2010

Enfance


"OUVRONS LES YEUX LA POÉSIE EST UN BESOIN ET NON UNE JOUISSANCE,UN ACTE ET NON UN DÉLASSEMENT..."*

L'ART UNE MAIN PERDUE
QUI CHERCHE L'AUTRE.

Viendra qui sait
après la mort
du temps les feux
d'interdépandance
dont les coeurs sous
le boisseau
porteront
plus loin
les crachats
de lumière
suite aux engelures
des mots
vidés de leurs misères
pour de semblants
d'astres nommés
de morts lointaines
quand c'est la vraie vie
qui s'est perdue
dans l'infini saccage

Non ce passage
façétieux
éteignant
la liberté des joies
l'emporté des danses
le mouvement la donation
sans égard
aux différentes
formes de l'amour
Une naïve sortie
qui finit par se croire
s'enveloppe de tendre
d'affection pour un jeu
de marelle
ou l'attaque du roi
par le clown
de service
porte encor les fruits
du Douanier à la table
de Picasso.

Escalader une montagne
chercher des dinausores
se perdre en cours de route
tout cela et se retrouver
au terminus d'autobus
où tout est inconnu
parce que l'on a passé
tout droit la vie
où on devait se rendre
Rêve du petit bateau
troué de soit-disant
réel.
Sarcophage d'aurore
au coucher
d'ancien Royaume
joug des meneurs
qui défroquent
quand gicle le sang
de leurs cauchemars
de truands
têtes a caméra
briseurs de rêves

Viennent vite vite
le temps après
dont on s'éprends
l'endos de la beauté
des suicidés
de la société
celui des coeurs
calcinés égorgés
du milieu de la vie
Cancers d'embolies
par tant d'assassins
toujours les mêmes
hachichiyinns
monnayeurs d'innocents
parce que ratés d'Enfance
fignolés de destructions
de la petite maison
pourtant depuis le début
du monde sans abri.

Fondane*

L'Ulysse


A LA FIN DES JOURS

Et des jours
ingurgités
du haut des cieux
des affalés
d'or et d'encens
part de Fin
part de déchets
Chacun son bout
de rumeur
de ce qui n'est pas.
Que du vent...


Dans la gueule
invisible
vertigineuse
surplombant
une terre de larves
et de boue
Chaque ombre
naïvement
la serrant contre je
plein de larmes
brûlures désespérantes
salaisons

Reprendre sans la fin
sans fin...
au bord des lèvres
du gouffre
les illusions
l'attente
avec le corps
sans organes
à la déchirure
du voile de Novalis
et le qui suis-je
après tout du Grand Jeu
sans la faillite
des ancêtres
aux morts des rêves
des camps aux bombes
sur les enfants
là sans divin
que tas d'os
et poussières
en la machine à monstre

Telle est la rumeur
un mauvais sort
un envoûtement...
what ever
Pour les seul yeux
salés
Insensée présence
conte pour rire
maladie du rêve
d'élevage
culture pour homme
seul

Le oui des fleurs
du paysage
de la Nature
de la Beauté
c'est quoi???
Des métamorphoses!
Et le retour d'Ulysse
l'état des lieux
l'impuissance
de l'histoire
que Joyce reprend
la chaussure d'Art-o
à la bouche de Célan
au fond des maux
des brûlures
acides aux rythmes
du cri des morts.

25 juil. 2010

Brouter


"Étant peu architecte,ce n'est pas la structure de la tête qui m'intéresse..."Leroy
ACTE-LIER
Pareil
à brouter
le temps
passé
tout pareil...
des pour rien
présent
moins qu'à venir
comme tout
le monde
La nuit
plus que la nuit
vient...
poussières
de temps...

Deux vies
disent-ils
pour en faire
une
sept neuf
treize...
Une suite
d'éternités
pour rien...
vers le Rien
qui est le tout
du Rien...

Et le pourquoi
est la réponse
à Rien
Ou le temps passe
c'est comme rien
Tout cela
tombe fait
les tombes
avant l'après
d'impatience
de tout le temps
de Rien
Ici juste là
l'habitude
un habillement
en rien
Jeu cruel
sérieux

Treize mille
manières
de le jouer
au hazard
ou calculer
pour Rien
pour jouer
semblable
à la roulette
on s'y arrête
on entre
et les jeux
sont faits
Bonheur malheur
joie peine
souffrance
mort naissance
Tout ça sa joue
pour Rien

On se prend
au jeu
de l'entrée
à la sortie
au débit
Après quand
on joue
on ne peut y penser
c'est préférable
on joue ou pas
si on insiste
les règles les lois
disent que la conclusion
on verra ou pas...

Ce que l'on ne peut dire
vaut mieux le taire...
ou bien ou bien
c'est terrifiant
l'étranglement
où ça conduit
la tragédie
pour Rien.
Un jeu
pour
Rien
Ce
quelque
chose bien
passé et loin
derrière on se dit
que c'était rien.
Dans l'immensité de
la Solitude éternelle.