20 juil. 2010

Du Dedans Des Portes


POUR BRÛLER

Des vases
incommunicants
des peurs
d'autres
un rien
et plusieurs
encor
Un nuage
de sang
des maigres
de fumée
d'eux
De la suie
des cendres
les nôtres

Pour
rien...
de la trahison
du silence
sur ce qui vient
toujours
hors du cycle
des morts
et de l'onanisme
cosmique

Murmures
venant
des murs
de pierres
de toiles
venus
d'où...
Des bouchées
des nettoyages
je suis
sain d'esprit
je suis
Saint-Esprit
dit l'oreille
affolée
ou juste
le fait d'être
là sans
justifications...
économiques.

Du sismique
quelque chose
de très grand
la fragilité
des animaux
à cela qui est
nous...cherchant
la possibilité
de naître vivant.
Jamais sortie
de nos suies
des grottes
à celle des camps
et de celui où
nous sommes.
Bien enclos
dans le tombeau
du grand froid.

18 juil. 2010

Au Sortir La Nuit


D'OÙ VIENT LE RÊVE

L'absolu
la nuit
fait sortir
à peu près
tout le dilué
du sang faux
erre
des silhouettes
des jeux
et le plus
sérieusement
du monde.
Par la suite
toutes caresses
portes qui ouvrent
à des visions
du jour
digne de ceux
qui en ont terminé
avec l'apparence
au détail.

De sublimes
manifestations
encouragées
par la loi
sur le goût lacté
de l'agit-terre
des amitiés
montent
à l'internationale
des bals sans
la colère
des ayants droits
S'enclanche
là en fin
la fête retenue
depuis le début
des mépris
qui se passaient
à la table des festifs
héritiers
de deux
ou trois comptables
qui mettent
les émotions
au nombre
pour se faire
la passe de l'histoire.

Du vent frette
ravigorant
les aunes
des bords de rivières
asséchées de marchandises
depuis les mangeurs
de poumons
des poulamons.
Mue d'enthousiasme
sans précédent
le lit de l'eau
se remit
à sa juste signifiance.
Un temps retrouvé
sans dépendance
qu'un pas de deux
pour la danse.

De Beaux Oiseaux


DES MOTS DES CHAMPS DES OISEAUX

Le mot silence
qui n'est pas
un mot dit Bataille
s'envole sous
les plumes
légères
de Saint-François
et Robert Stroud
mots cloîtrés
mots d'incarcérés
des oiseaux
dans la grande
cage du Dieu
et de l'homme...

Liberté
conditionnelle
piégée...
par papeterie
des grands
secrets
pour l'a genous...
coupant du semblable
par les deux états
d'eau bénite
et de sueur

Mais n'est-ce-pas
la poésie
qui dit vrai...
que la mort
ne soit
pas la mort
mais du capital
bon qu'à
couper les ailes
de ce qui
n'est qu'initiatique
ici là juste là...
Quelque chose
avant d'être
un chiffre
une monnaie
des prières...
comme
du mal foutu
du titubant
de l'apeuré
du trébuchement
une faiblesse
un rien à mener
quelque part...
hors le rugueux
l'exécrable
cage où on
arrache
l'avoir du coeur?

Faire un champs
pour un chant
qu'un chat
dégénéré
apprenne
en volant
dans le plus
haut des si
que ses griffes
ferment la partition
de la souris
qui s'inquiète.
de ne plus voir
de carnage
à sa portée.

Qu'un saint
en cueillant
l'attention
des oiseaux
du paradis
en détourne
le repas
en faim diocèse
pour un coloque
d'une vérité
où il y a d'la joie
sans de pavanne
en fa dièse
Alors on peut
s'envoler...
avec un Rien.

16 juil. 2010

En Temps D'Aime


TOUT CONTRE VOUS.

Par contre
en contreplaqué
entre deux dividendes
de mains sales
à toile
à papier
à fer à bois
à plâtre...
Tout contre
collé pareil
au dendrobium
à port d'envoler
des fleurs...
Suite aux poussières
d'abord bien des pas
des pieds et des mains
en plein acte-lier
des bienheureuses
matières
pas question
de les tromper
impossible!
Là pas de sales
ni que petits secrets

Pas à dire
des organisés
des vents
de l'eau
du feu
Du discrédit
des dévastés
de l'angoisse
Plutôt à la paroi
des larmes
des humeurs
d'insectes
de la résonnance
des mutants
des fumées
funestes

Là mangeur
de pommes
de pierres
en déficit
en perte
recyclée
d'épuisement
des bombes
à rien...
"Par la vermine
chrétienne
cette vermine
boudhiste
cette vermine
brahmaniste
lamaïste
taoïste..."*
des silences
en lots cloués
aux poulaillés
des musées
à faire
voir par des corps
crus...

Que le bruit
des brosses
gruge
le vieux charnier
du malheur
à même le trou
du trou
de derrière
chez-nous
y a trois canards...
Que le lavage
des pinçeaux
au bruit de l'eau
pétrifiée
des cauchemars
à transmuter


Sachant l'idée
du bonheur qui augmente
l'impôt, les suplices
les supers surfaces
des tas de curés
déguisés en fleur
dans une peau
de vache...
De beaux oiseaux
dans l'aquarius
pour sardines
à l'huile
pétrochimique
L'urgence d'un traité
des vocations
pour en faire
voir les essences
un temps d'Aime.
Qui sait si...
Allons...

Daumal*

L'Écroulement Des Ficelles


JE PENSE DONC?

L'Enfer une histoire
de début sans fin
du monde.
Dont il est question
dès l'entrée
dans la vie de la mort.
Une fois pour toutes
et pour tous.
Les nuances
la littérature
capitalise très bien
sur ça avec ses mots
du bon Dieu.

Penser...comment dire???...
Qu'atroce pour la Mort
et des cris des râlements
avant pendant et à la fin.
L'avenir en Requiem
d'infini Mer Rouge
en beauté de mascarades.
Atelier Rouge,Suite Rouge
pour violoncelle seul
poissons dans le désert
outrage au tribunal
outrage à l'outrage
dans le bocal.
Maman est en bas
papa est en haut
t'auras du lolo...


Guerres combats
de coqs trois quatre
mille fois...
tamdilididam...
un set carré
crucifié directement
sur les plaines d'Abraham
chacun son tour
là c'est à notre tour
de se laisser
parler d'amour
Et une pomme
une pomme pommesque
ma pomme pomme d'amour
et pomme d'Adam...
jus de pipapommes

Et l'art un mensonge
songe sans coach
mort lâché lousse
par l'économie
de la marche
au besoin naturel
de l'offre sans
la demande des
croque-morts
pourtant
que la montagne
est belle...
"Si je pense
que je suis en Enfer
c'est que je dois
y être"*

Comment en sortons-nous
de l'Enfer?
Passons...
Y a Deleuze
y a Sollers
y a toujours
la sainteté
du pape
le président
les militaires
les fonctionnaires
y a Bacon
et Buren
y a Bataille
Conche
Artaud
et Ricoeur
ya ya...
y a S. Weil
y a son père
y a ma mère
y a Abélio
y a Cioran
Y a les partys
d'Orient
en Occident
et leurs martyres
plus les nôtres
Et y a surtout
que l'on brûle
les corps
faute de mieux
ya toujours la
petite prime
le paradis
technicolor
cette fois
avant la fin
de nos jours
pour homme
Naturellement.

Rimbaud*