14 juil. 2010

Drôle De Temps.


UNE POMME UNE BOUTEILLE UNE LIGNE...

Main tenir
l'ouvert
qu'engouffre
l'Effroi
passe Passe
à toutes les Fins
du déni
d'hache-viandes
des rotisseries
d'hosties
d'où chutent
les étoiles
La quantité
de rage
d'être né
l'oeil asséché
d'entroupe
d'écumes
rêves et désirs
et fossoyant
les sources
passées au chaux
de la cage
à fin des tanner
protecteurs
du citoyen
momonde
des mères
cucubantes

L'envie d'en finir
avec cette Nature
dégorgeuse
résus sanctus
qui est
depuis les débuts
du monde
le clos du sabot
de popocafiel
à mamasse
l'organe du partie
de l'en chair
à bobombe
avec une technique
capable de surfer
sur un rhizome.

Le temps
d'un geste
d'un tableau
de savoir
de sursoir
s'allonger
de l'oeil
de loucher
de cligner
de l'oeil
de ne pas voir
Le temps
des incrustés
de la peur
de manquer
du compost
à sperme
de computers
c'est le boutte
du boutte.

L'enfer a cette
limite
il ment.
l'Anamnèse
est l'antidote
au spectraque
des piercings
à saigner
l'Aile
du tabou
de Vivance.

13 juil. 2010

À Medardo Rosso


LES ENCIRÉS

Jusqu'au dernier
du premier mot.
Dieu Godot Führer
La fin la faim
la soif la misère
Main à main
demain...
Poèmes et couteaux
c'est pareil
Mots de Dieu
et offrande
Prolifération
du désastre
Cathédrale
et arc-boutant
désert dedans
de glace dehors
La vie est ailleurs
au Harar à Paris
Los-Angeles à Rio.

..."la plupart
des hommes
meurent d'asphyxie."*


Mains d'en faire
à charrue à plumes
...De l'éboueur
à la bouée
Par La Nature
en masse
tire ficelles
des clercs
à perpet
de l'abattoir
à l'agenouillement
pondéral au musée
crevé enciré
jauni gazé
par Un-Nous
invisible
holocauste
pour une saignée
capitale.

P.Bettencourt*

12 juil. 2010

Après Dieu


MOUCHE À MOUTARDE

Hors du poétique
de la république
aller outre
Tombe une autre
fois
Sans maux
dire
Voir l'origine
naître au vivre
du mourir
Seul...
En ce lieu
du cimetière
à bisons
à dieux
à Dieu
à maîtres
Vents
et poussières
le fleuve
Héraclite

De la main
à l'évanouissement
de la main
à la guerre
dans l'esprit
Du bleu
du jaune
du rouge
hors l'embourbement
des couleurs
Des signes
sur un bûcher
à des chants de cygnes
La mort de Dieu
plus vivant mort
Nietzsche
Bataille
Artaud
ce Dieu
détruit
à l'avenir
prometteur
De Cézanne à Rothko
à Mondrian à Maar
à Rouault à Warhol
Qu'est-ce ce méli-mélo?

Et que sommes-nous
devant la mort...
de Dieu de l'homme
de l'art?
Et si ce Dieu
a raison
c'en est fait
du deux pattes
passant mille
pattes...
Et qui sera
plus grand
que ce Dieu...
N'importe lequel
qui règnera
sur la peur...
et que l'homme
l'art?
et bien les suiveux,
après la fin...

11 juil. 2010

Des Froids À Suer


LA LOGEUSE

Souffre
sans s'offrir
sans racines
sans divinités
lier
à la paroi
au mur
au don
lié à l'acte
de main propre
Pas chasser
ici sait
attendre
sait
l'épiphanie.

Passe le froid
la bourrasque
la disparition
du sans esprit
la taxidermie
des poussières
semblables
au début
à la fin
Les sacrifiés
du Führer Dieu
ses moisissures
ses spores
un scarabé
me l'a dit.

La chose s'ouvre
entière face
et devant
Argumente
démontre
synthétise
Pouffe de rire
s'extasie
contemple
s'effeuillette
s'égraine
maintient
l'Écart.

Des métamorphoses
d'âmes et de corps
enlassent l'astre
désignent la source
la provenance
de la dernière
feuille
le chant des dogmes
des morts qui
ne s'éveilleront plus
...
"Voici des fruits
des fleurs
des feuilles
et des branches"*...

Verlaine*

Sortir À L'Entrée


"JE NE SUIS PAS MORT
MAIS JE SUIS SÉPARÉ"*

L'entrée
de lumière
son chaos
ses scories
d'effroi
d'excréments
à avaler
en la longue
procession
des corps
au Tombeau
Anthropophage

Tendre et broyeur
d'où les larmes
des couveuses
de chimie
et tango
bal musette
apprivoisés
roulent
tambourinent
la Bébelle
sans l'Orphée
l'abolition
pur et simple
de l'Esprit.

Attendre
dedans dehors
la fin
de l'abrutissante
marche funèbre
La disparition
des pourvoyeurs
d'articulés
du règne
des marionnettes
du Dieu Nature
dedans dehors
ses interminables
banques de sang.
L'infini?...
tout au début.

Artaud*