12 juil. 2010

Après Dieu


MOUCHE À MOUTARDE

Hors du poétique
de la république
aller outre
Tombe une autre
fois
Sans maux
dire
Voir l'origine
naître au vivre
du mourir
Seul...
En ce lieu
du cimetière
à bisons
à dieux
à Dieu
à maîtres
Vents
et poussières
le fleuve
Héraclite

De la main
à l'évanouissement
de la main
à la guerre
dans l'esprit
Du bleu
du jaune
du rouge
hors l'embourbement
des couleurs
Des signes
sur un bûcher
à des chants de cygnes
La mort de Dieu
plus vivant mort
Nietzsche
Bataille
Artaud
ce Dieu
détruit
à l'avenir
prometteur
De Cézanne à Rothko
à Mondrian à Maar
à Rouault à Warhol
Qu'est-ce ce méli-mélo?

Et que sommes-nous
devant la mort...
de Dieu de l'homme
de l'art?
Et si ce Dieu
a raison
c'en est fait
du deux pattes
passant mille
pattes...
Et qui sera
plus grand
que ce Dieu...
N'importe lequel
qui règnera
sur la peur...
et que l'homme
l'art?
et bien les suiveux,
après la fin...

11 juil. 2010

Des Froids À Suer


LA LOGEUSE

Souffre
sans s'offrir
sans racines
sans divinités
lier
à la paroi
au mur
au don
lié à l'acte
de main propre
Pas chasser
ici sait
attendre
sait
l'épiphanie.

Passe le froid
la bourrasque
la disparition
du sans esprit
la taxidermie
des poussières
semblables
au début
à la fin
Les sacrifiés
du Führer Dieu
ses moisissures
ses spores
un scarabé
me l'a dit.

La chose s'ouvre
entière face
et devant
Argumente
démontre
synthétise
Pouffe de rire
s'extasie
contemple
s'effeuillette
s'égraine
maintient
l'Écart.

Des métamorphoses
d'âmes et de corps
enlassent l'astre
désignent la source
la provenance
de la dernière
feuille
le chant des dogmes
des morts qui
ne s'éveilleront plus
...
"Voici des fruits
des fleurs
des feuilles
et des branches"*...

Verlaine*

Sortir À L'Entrée


"JE NE SUIS PAS MORT
MAIS JE SUIS SÉPARÉ"*

L'entrée
de lumière
son chaos
ses scories
d'effroi
d'excréments
à avaler
en la longue
procession
des corps
au Tombeau
Anthropophage

Tendre et broyeur
d'où les larmes
des couveuses
de chimie
et tango
bal musette
apprivoisés
roulent
tambourinent
la Bébelle
sans l'Orphée
l'abolition
pur et simple
de l'Esprit.

Attendre
dedans dehors
la fin
de l'abrutissante
marche funèbre
La disparition
des pourvoyeurs
d'articulés
du règne
des marionnettes
du Dieu Nature
dedans dehors
ses interminables
banques de sang.
L'infini?...
tout au début.

Artaud*

10 juil. 2010

La Gertrude


TRAFIQUE
Présence naissante pour un clou ou le Greco.Mixage métissage d'une seconde à un milliard d'années.De Goya à Mondrian à Lamarche à Rothko une tonne d'essentielle
à tenir contre Nature à d'invisibles ailleurs ici là juste là...
Des souffles entre pierres et sable entre survie et mort par l'abîme d'enlisement de masse à perpétuer à perpet les cellules à boîte noire,de son éternelle reproduction à bon Dieu de Nature à Mort.Et que de mains à plumes ces charrues d'asphyxiés des gloires et des noces de Cana.

De L'oeil
au pied
des mains
des morts
sur des morts
Ère de triage
Combien?
Chiffrer
des têtes
sur des pattes
de poulets
séchant le sang
sans frais
Et des départs
d'avalés
Nature nature
proliférante
des retours
d'hécatombes
des cercueils
de bombes d'orages
d'enfants étuvés
siphonnés par des
créatures
venues
ressusciter
le cri
de la Gertrude.

Par un vent
chaud du désert
une caravane
de Nulle-Part
conduite
par un unijambiste
s'époumonne
à attraper
l'outre-vie
d'entre les morts
caravane d'enfer
en correspondance
avec l'éternité
retrouvée
et quelques
casserolles.

8 juil. 2010

Deux Temps De La Terre


STÈLE-AIR

Un dépot
une membrane
le tour
du trou
et l'accablante
fermentation
du même.
À ensevelir
au jeu
du jardin
des délices
y entendre
les mensonges
sortir
en percussion
céleste
au bar toc
des morts
quotidiennes.

Un rapt
à chaque
nouveau né
Une moderne
offrande
qu'effrite
l'Hérode
derrière
son rideau
de suie
Un temps
soufflé
d'Apocalypse
monétaire

À l'audition
des perd-la-vie
toute une gamme
de deux quatre
arrachent
des cathédrales
le chant des Oiseaux
d'Olivier
Un massacre
à vif sur la clée
de chaux
de la mémoire
partie en fumée
Pas par hasard
si les morts
ne fleurissent
plus.

La porte tournante
ouvre l'infini
du monstrueux
à la onzième
symphonie
de L'Impasse
pour musicien
du Hasard
Un grain de sable
lui donnera
le ton juste
elle seule
à la portée
du néant.