23 juin 2010

Saint-Plet (visage)


DE FLEURS
Des fleurs coupées
que coupent
les fleurs
à la dépose
de vos coeurs
De bien du mal
qu'arrache
la terre du temps
de mauvaises
Ha! la haine
De "Dans ma main
Le bout cassé
de tous les chemins"*
de haut en bas
le même fracas
y a qu'entre
vous deux
que passe le jeu
de dire se peut.

Pâtir
faute de mieux
ou bien changer
souffrir un peu.
Dans un bocal
ou bien un bal
on respire mieux
quand de beaux yeux
nous voient un peu
Car les épines
quelques poisons
n'ont pas suffi
aux polissons
se coupent encor
du secret de la
grandeur du don
parfait.

La dernière
fleur
pour ton malheur
est bien cachée
dessous ta peur
la seule leçon
pour un poltron
c'est bien au fond
dessous tes ponts
qu'un traversier
tout en pleurant
t'y conduira
De ton échec
de ton désastre
d'une terre plate
tu la verras
elle prend
toute la place.

S.D Garneau*

21 juin 2010

Hors Sujet


SORTIR DU LIT
Manière
d'exil la main
la mienne dans
l'autre la mort
Et puis
ce lieu qui passe
outre à la Vie
Suis-je si certain
si assuré
de ce chemin...
Que la bête
dedans le je
qui tremble
a bien trouvé
sans la Raison
du Paradis
de l'insensé
au Sens
qui va frapper.

Est-ce la maison
Ou le ravin
au saut du lit
faisant l'inouï
le charme
de tes genoux
tout ça pour rire
entre mes mains
Y a tant d'ennuis
dans le moment
que le danger
est imminent.
Des clopinants
silencieusement
par raisonnement
préparent la fête
pour un maudit
bout du temps.

Tenir à rien
à l'atelier
à Saint-Bernard
à Claude Vivier
et à Baudelaire
à des mirages
de Baroque à Blum
du métissage
de saut à bond
enfin c'est
au-dessus de
l'écroulement
ça hurle ça brûle
les greffes de coeur
c'est un rejet
du sujet.

Un


CE COEUR OUTRAGÉ
ET SI...
Tu as raison
mon âme
au désert
ou dans
les peuplements
l'Île d'Amour
sait le pourquoi...
Et de toujours
bien avant
ce que doit
parmi le chant
des oiseaux
des enfants
qu'abreuvent
les coeurs
amants
des sources
du ciel
où vit la terre
lentement.

Même en la foudre
les orages
les vents violents
et les outrages
toujours nous
fûmes
des Vivants

De l'ombre portée
du grain de sable
ou de la lune
portant ombrage
aux assassins
de l'amour aimé
ce que t'a donné
ce que je prends
de toi à moi
jamais compté
c'est ça
l'Éternité.

Sous Les Tétines


LATRINE

Il y a Soutine
de la peinture
des paysages
des personnages
de la couleur
un vert souvent
fonçé qui revient
tout le temps
est-ce religieux
ou bien bilieux
plutôt des faits
pour une contine
y avait compris
par les racines
y fait noir
en sacrement.

Sous les tétines
à bout
de silence
une queue-de-rat
bien en poigne
pour noter
ça les féconds
tout le temps
la même menterie
des classés
sur les tiroirs
des p'tits-chiques
savait voir ça.

Peinture malade
pour un homme sage
ni peintre
ni croyant
un va Nulle-Part
chez lui
à l'Abattoir
avec les poules
et les p'tites
truies passant
par lui boucher
de toile offre
tribal la marde
ça beurre le pain
béni infiniment.

20 juin 2010

Sorti Des Nues


Non mais
sans repos
débâti
la main
coule à pic
sans fin
s'envole
De loin
l'Ororigine
roule ses galets
par "l'utilisation
social du crime"*
interpelle
agrippe
par ses sanglots
et enrôle pour
métissage des petites
étincelles
métaorisques
la raison
d'exister.

La nuit
en masse
sur la liasse
d'or les pillards
à la carrière
assassinent
sans qu'elles le sachent
beautés et joies
c'est dans la loi
prennent poudre
d'escampette
la comédie
laissant le Rien
une tragédie
notre Vraie Vie.

Au Jour Ami
au pan du mur
si jaune en plus
le soleil on se
le fera
sans qu'il nous
brûle
la cervelle
nous ratatine
au mardi gras
mais voilà
ceci est pour hier
on a revue corrigé
sortie des nues
on est tous morts
et trépassés.

J.G Ballard*