20 juin 2010

Sorti Des Nues


Non mais
sans repos
débâti
la main
coule à pic
sans fin
s'envole
De loin
l'Ororigine
roule ses galets
par "l'utilisation
social du crime"*
interpelle
agrippe
par ses sanglots
et enrôle pour
métissage des petites
étincelles
métaorisques
la raison
d'exister.

La nuit
en masse
sur la liasse
d'or les pillards
à la carrière
assassinent
sans qu'elles le sachent
beautés et joies
c'est dans la loi
prennent poudre
d'escampette
la comédie
laissant le Rien
une tragédie
notre Vraie Vie.

Au Jour Ami
au pan du mur
si jaune en plus
le soleil on se
le fera
sans qu'il nous
brûle
la cervelle
nous ratatine
au mardi gras
mais voilà
ceci est pour hier
on a revue corrigé
sortie des nues
on est tous morts
et trépassés.

J.G Ballard*

19 juin 2010

Chair Univers


FIN DES EN CHAIRS
Bruines
temps mutant
sévère
dictée
des sommures
à cri
des tortures
des ruses à roi
à maître

L'Effroi
fondateur
remonte
à la surface
des corps rougis
des autels
sanguinaires
Des sursauts
venus du miroir
éteint
des tombes
en bas
remontent
à la surface

Des assassins
apprivoisés
à la moulée
des génocides
imbus de religion
d'escrimes
et du talion
ont pris
possession
des poules
de Soutine.

Les enchères
everything is sold
l'imagination
hors d'atteinte
une décence
même de l'au-delà
s'écroule
De la main
plus forte qu'elle
se porte au rouge
forme un nihilisme
bouclant l'espèce
vert sang à la
Nature

Quand le flou le vague
des cendres
d'ailes à la levée
des oiseaux
enfin ce Sera
pour nous
mon âmecoeur
la levée
de notre Vie
d'Ailleurs Ici
sous le règne
technicien
du Dieu Piton.

18 juin 2010

Stable D'Amour


HYBRIDE
Les quelques
détournements
de pétales
d'îles
sur la plage
à Fossembault
où le vent fouille
d'angoissantes
possibilités

Le linceul aux
cadastres par
la mouvance
aujourd'hui
possible
du retrait
sarcastique
de la réalité
fait monter
les enchères
enfûme le joint
de la connaissance
et lui vide le sac.

Des effrois
multicolores
entament la fin
de la fin
Des mobiles
de Calder
en raffale
corpsesprit
embrûment
les octroies
des chairs
dictatoriales
qui fluctuent
se retrouvent
sur le fleuve
Héraclite.

La stable
d'Amour
où je me gite
et me saoule
d'un rien du tout
m'enrichit
imperceptiblement
et m'ordonne
de déplaçer
l'entrée voir
l'entrebailler
et laisser l'inconnu
lumineux s'emparer
l'erre du temps.

17 juin 2010

Pour Le Moment


"MOURIR OU MENTIR"*
Transit
d'arnachés
sauf-conduit
fisqué de bitumes
touladis
propagation
d'ancestraux
gardes armés
des vérités
à se faire la peau
le sac a organe
baie des chaleurs

La suite du soleil
éteint les yeux
au jour neuf
Des pas de
jacasse, compilés,
un tous ensemble
s'assurer la raison
de la déraison
des couleurs
sans vert fumé
ni l'artère
bouche port inclus..

Des doublons
des milliards
préparent
le dieu nouveau
c'est sûr
un deux piastres
protégé par deux
pilastres
proclament
la paix d'enfer
entre les dents
des greffes
d'agonies
de souffrances
aux morts
survivants

Céline*

16 juin 2010

Le Corps Excisé


LA DÉMANCHE
L'art ce qui fait courir les gens dans les musées
où tout le monde coure.
Impropre à la consommation propre à consumer.
Un état dans l'état d'Esprit.Un cheval de Troie en soi.
Du malheur s'en amuser à l'ancienne sans casque protecteur.
L'art une vieille peau millénaire tendue, un attrappe pour vieux pinçeaux hauts en couleur.
L'art pour ceux qui admettent la Solitude, les signes en désespoir des mots de l'autre.
A la fin des temps ou non quand il ne restera que quelques pommes ou raisins
sur un tableau que vont devenir les gens?
Il y a l'art de masse et l'art en messe.
J'aime ou j'aime pas ou un livret pour suivre le guide? Vaut mieux passer outre
et revoir ça une autre fois.
L'art un fourre-tout. Lacan?Picasso?
L'oeuf ou la poule...de la mort.La mort où ça vie?
Tout n'est pas bon mais sur le tas et à la longue...on voit plus rien!
Penser mais l'art ça ne pense pas.Ça pense mal. Ça qu'on panse.
L'art ça n'existe pas,pas encore...
Sans fin la fin depuis le début.
Renoir s'attache à ses pinçeaux de Staël s'en détache.D'autres n'ont pas d'attaches.
Pas voler...s'envoler.
L'art un Rien d'humain une fausse route à corriger.
Un art pour bégayer un art pour balbutier un art pour se Terrer.
Enfin... une Histoire sans histoire.