9 juin 2010

La Guerre Qui Golfe


LE VOL

Il y a le golfe
de toutes
les ignorances
des siècles
de tant de mains
rouges
du sang des morts
de nos morts
d'entrailles
toujours et bénis
Des ors de ravage
pour se gazer
en se lavant
d'essence
d'oiseaux Montréal
Paris pâtés

En fait l'en-dessous
la source le sang
du temps noir
de la vérité
remonte à la surface
c'est nous pour vrai
de l'énergie
de résurrections
de tous filant
par les poussières
d'étoile
s'approvisionnant
en gaz céleste
saluant Rimbaud
en passant

La Terre la terre
bleu comme un effroi
de Pascal de la chair
de Jérome Bosch
sur un air de brûme
voguant pavillon
la nef des trous
"Les porcs prennent
plaisir de la boue
plutôt que de l'eau
pure"*

Héraclite*

7 juin 2010

Money is mortné


L'ÉRUDIT

Money money
porte l'enfer
à s'engorger
Sel miel ciel
follow no guide
par ici la Nature
faunes et flores
d'hommes piégés
dômons le ciel
offrons la fin
à l'art porteur
de la disparition
des momies

Petits dessins
petits tableaux
infiniment Rien
Lumière rhytme
les poussières
d'Amour...
"La peinture
est une évocation
une opération
magique(si nous
pouvions consulter
la-dessus l'âme
des enfants..."*

Tous sans
les illusions
du sauve qui peut
on ferme la boutique
...en fin sans fin
les souffrances
à façétieux dominent
les drôles de mots
(magique,âme,enfant...)
L'Attente, passés
la rage le mépris
après les derniers
soufflés par manque
de ventilation
de la porte
magique du coeur.

*Baudelaire

5 juin 2010

La Mort Est Morte


LA MORT MEURT

Tant qu'à ne pas y être.
et qu'à faire
Autant être mort
et sauver les meubles
Bien appuyer
à l'union du réel
et du rêve.
Festif hécatombale
pour une page
éditoriale
sur Abraham ou les Cantos
au choix et marcher sur
les eaux des mers pavées
se coller harakiri
et visiter les failles
les vertiges de la
conscience visuelle
par les cimetières
d'outre-tombe.

De toute manière
quand on est mort
on est vivant...
Mort ou vivant
quand on est mort
on s'en fout.
On a compris
n'en jeter plus
la mère est pleine.
De rien on fait tout.
C'est Ça rien d'autre.
L'invisible; Sentir
sa tête sur les épaules
quand elle est à nos pieds
toute prête à prendre
Racine par les pieds.

L'agonie tire la fin
derrière le soleil
vers le champ où
la mort est immortelle

"en forme de brûme
inconsistante..."*

Bataille*













4 juin 2010

La Veine Des Dieux


COQUILLAGE
L'Aurore d'Abysse
sa lumière de rire 'je'
dieu de sang noir
d'effroi giclé
Cinglant ravalement
de la matrice
Stèle de cacaboum
compost de tournesol
La Nature sèche
la dernière feuille
Collée des glues
les Gens Tous
à la saignée
des coeurs.

Blanc de rien de la fin
d'un ennui écoeurant
m'éloignant de l'à-propos
Trop de transfusion
des morts de me dévorer
cadavre sous la lumière
sans poignée de main
à poème
Rendre les larmes
au paradis plaqué
des armes
La porte du Silence
grince asséchée
des Morts de la mort
dans la mort.
Festin de foetus
rose.
A propos;
Veine des dieux
par la Nature
à son Aurore.

1 juin 2010

Diversion


NO BODAY

D'un tombeau l'autre
une à une des cages
d'insignifiés
forment un mur
ficellent ratatinent
torturent en un
mortel aggloméré
d'immondices
résidus de chair
de sang séché
pour la délectation
d'un je ne sais quoi
qui s'efface hors sens
abandonnant les restes
pour l'épopée suivante
délégué à ses vers de cris

Point infime de lumière
un rien incommensurablement
rien par le Grand Oubli
de toute les vies
passées présentes et à venir
De là comment dire?
Ça ne se dit pas.
Du bruit de l'horreur
des tas de diversions
à nos peurs condition
de nos jours nos nuits
Pas fils de Caïn
fils de mis en cage
pour un peu Voir
le monstre dément
sénile du dieu
termine son
autodévoration
par les bottes
prenant la fuite
vers son paradis
fécal

Ébauche d'un nuage
d'une nuée
un schisme d'univers
infini gonflable
insondable germination
d'englue
jusqu'au sang
noir
des os liquéfiés
où loge Abraham
Job et Ti-Cul-Tremblay
tous pour Trom
sous couvert
d'élection gnosique
dabracadabrante
apeauxcalisse.

Un détournement mineur
des masses leurs dieux
de bouffeurs de châteaux
de cartes valsent à la fois
prochaine aux cancers
des beaux jardins
Tout petit murmure
d'Édvard tombant pétale
crissement de crayons
dans le pot aux roses
Amour stellaire
amourachement de la
bien-aimée chienne de vie.
Une émotion suffit
à l'oeil bien exerçé
à la "Quinta del Sordo"