7 mai 2010

Silence On Parle


LE CLIQUETIS DU SILENCE

Ducharme Louis René des Forêts Blanchot,de curieux silences kafkaïens.Somme indécise entre le Dieu de Silence et le Châtiment d'avoir parlé.
Le prix des mots,oeuvre ou l'enfermement dans la folie du non dit.
L'indécision décidée le (limbique fait oeuvre)fixe le status quo dans une fin jamais finie.Manière d'attendre.Dieu ou Diable cela arrive qui tranchera?

Un dit le religieux,un autre vers une droite violente et de même totalitaire,eux préfèrent (ne pas)avec tout de même quelques penchants pas très raisonnables.
Une ambiguité du propos de l'ensemble.
Pourtant la mort suit sa marche mortelle tandis qu'on agonise...nous tombions vivant en enfer voilà que l'on tombe figé dans l'effroyable...ce qui a changé c'est la vitesse de la desçente,en accéléré.
D'où le sauve qui peut où personne ne se sauve.
Ici se pause la radicale question du qui veut vivre?En ce qui me concerne je constate une fatale pauvreté de ravitaillement.Suite à Artaud Beckett le monde en silence s'engouffre dans la merveilleuse époque où on a tout perdu de S.Weil le tout pose problème,le tout tout Tout?
La Mort de l'Art comme la disparition de toute forme de vie il me semble qu'on en reparlera...
Les Gens que vont devenir les Gens? dit le philosophe.La peste 14-18 39-45 (...)
là huit fois la possibilité de faire sauter la sphère au carré, désir de mort une euthanasie pour tous en vente libre.
Attendre que la télé en finisse avec le limbique,avec un dernier prix Bébel Le Dernier Mot pour personne seule.
Risible ou pleurable une vieille tranchée disait Picasso.
Le Silence des arts du Silence.




Rondo



LE TEMPS S'ÉTANT ENFUI AYANT PERDU LE RYTHME LA MORT M'ENVELOPPA DE SON RONDO.

6 mai 2010

Une Bouteille Au Dépotoir


SANS TITRE ET BÉANCE

Ce manquement
cette impuissante
petite musique
de Nuit
Mortel chateau
sacrifié
au monstrueux
Passant cherchant
par le seul chant
ancrage à l'indice
pour une aurore
de lieu improbable
mille fois pervertie

Voyant les signes
de sang des fleuves
ces cris sifflants
du souffle
asphyxié
par des masses
de morts Natures
poussières
des socles
et virus racrapoté
des faims séchés
Où se retrouvera
la poésie?
Tous les mots
raclés détournés
du don de l'Enfantement
d'élévation après Célan
et le Paradis de Cristal
la table chiffrée de la fin?

Et la parole en cran
d'arrêt théorique
en best-sellers
sur les genoux
du bon Diable
de Dieu est-ce
l'éteignoir de
sa vivance le fait
de son existence?
Ses semelles de vent
la réponse aux angoisses
de son époque
le ciel de son Esprit
l'âme pour l'âme
Et ce Silence
de la joie du bonheur
des hymnes des maîtres
qu'on n'entend plus
a-t-elle vendu sa lyre
la justesse de son Amour?

L'étouffement génocidaire
du poétique la suie
sur les coeurs
les concentrations
de destruction
rendant innommable
le spectracte abscon
une bouteille au
dépotoir une apoplexie
un fourvoiement
du souffle jusqu'aux
oreilles...mise à l'index
bureaucratiquement
consentante...
est-ce son cercueuil?

Ou frappera-t-elle
encor de son choc
l'extrême risqué
la plongée vers
la source ajourée
d'allaitement intarissable
donné pour Rien
au cueilleur la céleste
lumière tenir car
les dieux sont sévères
quand ils appellent
Juste allée à la marche
peu importe car
qui suis-je moi après tout?
Qui signera la suite
de ces maîtres poêmes...

5 mai 2010

Art Vie Ou Mort?


LA QUESTION DU SENS N'EST QU'UN RELÂCHEMENT MENTAL.

Une toute petite trouée dans ce qui n'en a pas.
La Mort suit son cours.

Pillages Des Gagnants


PILLEURS DE LA TERRE ET DU CIEL

L'épuisement des stocks
des mortels dedans dehors
sans lune que brûlés
par le soleil mains
de sang séché
hypocrites amants
au taux d'intérêt
du prix des cadavres
à bouche posthume
de poissons pourris
scientifiques
Glas


Ce qui vient cette forme
de l'invisible des
millénaires sous
le joug des règnes
à petit roi
des momies du sang
des morts errants
d'amour de bonté
Oui cela les hommes
que donnés pour Personnes
dessous très en dessous
du capital des tyrans
anthropologie invisible
à la distance sapience
de ce que doit
Cela Est.

L'obligation de la joie
du bonheur même
Que de terrible encor
que de poésie à faire
par parcelle de temps
retrouvé.
Patience contenir sa rage
par les Enfers
Posthumes et survivants
par le vaste cimetière
des enfants à dépotoir
Attendre allez...
Sans espoir Rien...
Se Voir.
Pas Seul En L'Horreur.