7 avr. 2010

Papillons


SUITE DE PETITES MARELLES

de petites franges
beautés d'initiés
mortels par où
les triés vaquent
et retiennent
juste ce qu'il faut
de splendides
chercheurs du début
du temps trouvé
enfoui vivant
des désastres

Que l'état des lieux
compte sans contine
ni qu'histoire
reportant les naissances
au vieil âge
Chapardant leurs
ignorances pour
un savoir obsédant
d'agités un chiffre
à suicide aux nuits
sans berçeaux des rues
Faut-il tant de lâcheté
de peur...

Tant qu'il y aura
une brindille une feuille
un sourire tant que la vie
voudra vivre la Mort
vous trouvera
Briguera votre
innocente obstination
à rire la brillance
de vos yeux votre coeur
Tout ce naître l'insulte
l'enrage de ce côté
par cette voie
Terrifiante de vous
abandonner Seul.
Qui vous aimera
plus que lui-même
pour vous sortir
de l'Enfer.

6 avr. 2010

Tête Tombée

MARELLE
Et oui lentement disparaît dans le présent toutes choses.Sommes fictionnées molécularisées dans le sans fond des confins interstélaires de rien et de l'infiniment rien biologique.Un présent plein et roulant tombeau fermé.
Répétition et pensée morte comme têtes mortes de Beckett.Enfin on aura tout perdu...
Perdu quoi?
avant nature
et société
Des deux bords
la mort
"Tombeau de Zinc"*
et poussières
des fins
Tous à vos urnes
le vote terminé
Incinération
où tombe le monde
Nomanclature
Echec et mat.


Plus personne
un bruit de Mort
un moins un rouge
y en a un pour tous
à l'épuisement
des stock l'écho
des économies
des écologies
dans malstrom de
l'enfance enfuie
dans la terre
mépris entre
la semence
et l'enterrement

pas risible pas critique Un Rien sans alpha ni oméga Désert illusion et désert. En attendant si l'orignal est dans ta cour tue-le sinon l'autre va le tuer .Tralalalal'erre.Rijaune,rirouge,ribleu ritournelle un pape un trotkiste, un maoiste...part avec la bête brigue le festin...Spectraque.Vient lentement très lentement en sourdine...sur la pointe des bas...et des hauts celui...Après l'homme ayant réalisé à la place du Dieu l'Apocalypse avec son instinct de mort par Fürher ou Attila interposé bien alimenté par l'infantilisme captif hyperchrétiens de possesseur du ciel et de la terre le voilà se jetant dans le vide avec sa bébelle tombant dans les acides éternels du Monstre...la Mort vous a souri avant sa Terrible.

Ils l'attendront
par en-dessous
dessus le sauront
malgré vous ils vont
Qu'importe vos saisons
ils y seront sans
vous ils le sauront
Qu'importe vos poisons
vos vestiges vos déraisons
ils verront la moisson
Même si jamais ne reverront
l'Amour sans nom sans raison
se rappeleront par coeur
et par passion au grand
retour vous condanneront
Votre ciel votre enfer
vous y enverront Tous
les Enfants des univers
de la marelle après
la chute des cheveux
noirs.

*Brecht

5 avr. 2010

Un Des Milliers


ESQUISSE
La pensée l'extase de l'univers;déflagration

Que Coeur


DE LA DISPARITION

Le Râle raté des
masses serrées fatales
De sidérantes raffales
de souffrance des
pigments laiteux
des crachats
ou nullement rien
Tête d'Ange poignardée
d'ignorance
ce sera sans pitié
de naître à mourir
Tout aidera à en
rajouter de l'horreur
Un Cercle à t'épier
pour te déchiqueter

Des murmurs
seul à seul
ton piège masque de
sourire ou crispé
Ta mort ne rit pas
met fin à l'essentiel
bonheur des enfants
Vos nuits des grands
couteaux pas d'histoires
Seule seul
Un gouffre après tant
de contres avec le
courant des mensonges
Un torrant d'effrois
ne tenant qu'un Coeur
arraché des bêtes.

Tu savais les abattoirs
les appâts les ravins par
les bisons d'agonie
les pendaisons de l'autre
à toi que pareil
Curieuse idée donner
la mort à y croire
on penserait sauver la vie
des libérateurs
De partout du mourir
des routes aux guerres
de l'air à l'eau aux
songes création
de voyous de fieffés
menteurs.Ça ment
pour dévorer

Qu'infecte jenous
de l'arène à la mort
du bouger du fuir
et que des morts
milliard trilliard
pour la suite du bouger
du fuir des miroirs
des faces de glace
des bêtes de somme
en solde à b.b.q
un chiffre sous la dent
à médaille à retraité
sur le blanc propret
de la table d'hôte
stars à cercueils

Quel ensorcellement
nous cache la Beauté
quel damnation
nous mène chaque
jour un peu plus
à entrer dans le
désastre de nos
créations du chiffre
rouge du un moins un
pour apaiser le monstre
Argent...Du "Dieu nous
veuille absoute"*
au Dieu Mort
à l'autogénocide
Et les manitous
des fins dernières

Une Haine terrifiante
de la Vie se cache
dans l'effort des
jours des nuits
au sauve qui peut
devant l'agonie
des Enfants
un paraît
bien
qui
tue


*Villon

Au Noir Que C'Est



Espace lumière...
Dégagé désencombré
De l'aéré de l'Air
vers la lumière
Ces silences loin
ces lointains si
près en finir
en sortir avec les
fracasseries
Des faux des vrais
du règne scélérat
de ce christ d'enfer

Du Vrai rien que du Vrai!
Que les larmes des
retrouvailles enfin
chez soi ces choses
à soi.Être devenir
l'exact souvenance
des retenues d'Amour
Hors ce désert
nauséabond des bruits
des nuisances l'englue
de ce qui meurt mort
Tout perdre.
Vide vide vite!

L'enfant la mort
Décrisser d'ici...
enfant vie à Vie
Pas coupable pas plus
Abandonné mais quoi?
l'Abandon même
Hors le nommé
Oui Oui!Avant
de ne plus Aimer.
Millénaire de
compostés,de natures
mortes nous morts
vivants jusqu'aux
artaudcités de
naissance un rapt
de rapt à Tout!

Une bouillie
comprend Nulle-Part
à baise flic floc
les boues dernières
pas là c'Est faux!
Bon à curer les Bosch
bon qu'à ça
Et c'Est pas Fini!
Le Sens sans Nom!
Des abattoirs
Abattoirs!Qu'Abattoirs.
Et l'Art belle lurette
ce heurt heure leurre
Que Ça...