26 déc. 2009

Apnée



Conduire? Qui conduit?
Vraiment?

Trou du mourir
sans fin

Chemin de l'air
seul de l'erre.

Dieu... mon dieu.
Le mien, mon Dieu
Dieu!Quatre.
Haine!Scission,
Dieu mort!
Mort mots.
Néant,zéro!
Votre Dieu.

Penser? À quoi?
Voilà...( )

Savoir que la cage
est dans l'oiseau.
L'oiseau est la cage
L'oeil prend, garde.

La Grande douleur
de la Fin éclaire
la Beauté du monde,
invisible.

L'Art se Doit!

L'Attente terrifiante
infinie dans le
plus jamais!

Montée à l'hélium
ne pas monter!...
comme un Gréco!

Un souffle une terre
et plouf!

Vivant jusqu'à
la mort, l'Art
un supplice.

Toujours un Camp
Sans le Vrai Dieu
Est infini.


Faire Voir,
chauffer l'Enfer,
étincelles de la Nuit

Comme une outre
l'outrage au désert

Rouge tes lèvres
beurrées de la mer,
notre mère Rouge.
Tes Enfants
les miens.

La musique toujours
sans erreur sur Le Désir

La peinture n'est pas
ce que l'on croit
ni ce que l'on voit.
Rebellion d'Amour.

Tableau sanguinaire
tableau,
accroché le demeurant
si le sang est réel.

Le Propice,fait
défait le Monde.

La Liberté;
libre de choisir
ses Douleurs.

Le dernier mot,
à peine, pas,
ceci.


Malévich ayant
touché Dieu
devin Plouk.

Austère et orgueuilleux
le noir Seul Noir.
Dictat et Cerf Oeil.
Fifrement applat.


Boussole ou pas
le temps aide
élimine tout.
Splendeur assasine
De la Mort.

L'Art sans la vie?
L'Art on s'en fout!
La vie?

Matisse a fait du
Voleur un Hédoniste
Règnant sur le ciel
de vos pommes de terre.

Enfin écoeuré
de ce tourne en rond
il prit
la place de l'étoile
et s'y retrouva.
Il était une fois...

Deuil d'Amour


Ou des amuseurs
encartent le
couloir de la mort
pour un dollar
et du fermé
font rigolade
Éteignoir au noir

Qu'un crissement
strident une attente
idiote
Une force plombe
la Nature Morte
humaine,
au centrifuge
de son malstrom.
de son Enfer simoniaque.

Les mots des cris
sa fin du Monde
Tant d'Horreur
encore là dedans
que Ça, poids plûme
à la dent dure
corps bandé de Morts
sans amour
machine écervelée
Patience!Fin...
Vent,Seul,Silence
Odyssée Novalis
moi moi moi,

Pas une fin
de non reçevoir
des murs de rien
cauchemar de moi
de vous les camps
d'Homère à Joyce
Entre deux plaquettes
de verre dévoration
Dieu de sciences
dire le grabataire
Pour rien pour rien!

25 déc. 2009

Blanc-Beck


L'éblouissement
édenté du firmament
par les yeux
troués des cages
porte bien là
le pourquoi du comment
il peut attendre.

Un seul fait:
Terreur du Vivant.
Sans hauteur
que largeur
les géométries
du Fra Angélico
seul vrai à croire
qu'en peinture...
Quand Dieu.

Voir voir encore,
voix des yeux
des communicants
au lointain
du passe-trou
en poudrerie
des peurs, cris
Oh que oui
rater quoi?

Risible le meilleur
'Angélus Novus'
Klee et l'Enfer,
des enfants...
Suppliciés,
tous sacrifiés,
pillés volés
attendants
béquettes béquettants.

Vilains cailloux
pommes d'errelande,
mouches à jument
sur les ailes
visuelles,va, va.
ouvertes ou fermées
trappe à rien...
erreur Horreur!!!
Ah!les belles lettres.
Voyous pilleurs!

Mouches à mouches.
Mort Morts
Vos chemins retors
Vampires des pierres.
Viandes refroidies.
Lardées de Bacon.
Ceci aussi vrai
Que Mort se Doit.
Pareil à un coin
dans la glace.

Musique Music.


De pâles papiers délavés déchiquetés là dans l'eau le sel la glace fondue,la sloch,la gadoue,de la ville,une agitation a eu lieu.Des habitudes,à chaque année au solstice on nous ressort ce conte...Les vendeurs du temple ont la part du loup...Gros party en l'honneur des dividendes sous les palmiers dans la fête orgiaque d'une revenante d'un pauvre innocent qui par ses crucificateurs...Bon allons vieille peau.
..."Malévich aime poser,c'est évident sur toutes les photos que Golo a pu voir de lui,depuis celle de la gare de Vitebsk jusqu'à celle où il git
décharné sur son lit de mort,veillé par ses tableaux"*...Fin des icônes début d'un tourne en rond dans la fosse à Babel...comme tout se tient...Abélio, Malévich petite perçée après l'éteignoir de l'histoire de compte de sous pour de riches mourirs.
Traversée du mouroir,depuis les Esprits partis sortis,la question qui fait reste;Le Sens.Comment recréer du Sens...
Dieu mort,bien Mort,l'homme évanescent, nu,au carbone 14 et L'art et la technique...des enfants pas forts.Imaginons plutôt le sourire de Zoran Music,et son "il y en aura d'autres après nous".Ce monsieur ayant tout vu de la terreur,s'engage en une seule voie l'unique synthèse du temps portée jusqu'à sa mort.
À moins de voir pour ne rien voir comme les dernières secondes avant et pour jamais plus ce monde,ce monsieur est le dernier grand maître de cette effrayante histoire
d'étêtés à croix de brigands à pétards, ici juste là dans un au-delà dans dessous des sous-sols.Ne pas voir autre chose...à moins que à moins que comme dit le philosophe,l'Apocalypse pas celle des mécréants celle du plus grand que ces virus mangeurs de mouches mangeant des mouches...
Leroi, Eugène montre bien à quel point la vision d'un visionnaire et la quête d'une figure ayant eu lieu n'a pas la même portée sur l'appel de ce "Peuple Qui Manque" tellement signifié par toute la peinture,la musique la poésie en particulier,tout ce qui se présente après et bien Malraux parlait d'un musée imaginaire disons plutôt
un musée néanterre.
De Music à ce qui Est Réellement pour les uns la Mort de l'Art,pour les autres
Rien dire pour rien, plus de Guide Michelin Rien c'est à Voir!

*Juliette Kahane
"La Fabrique"

24 déc. 2009

Poétrie


Les Grands vents grands déluges,détritus et tout le bataclan qui de la Fin des temps de la réalité à grand déploiement sur nos écrans. La Mort qu'est-ce que c'est quand on est mort?
Une Fin de rigodon.Et puis ça se vend bien!Fuite de Vérité toute pareille à celle de la pensée; un universel tralala..Les invités doivent quitter par noms et numéros la liste est longue mais le numéro est court.Terminer Bacon,derniers lambeaux liquidés!après celui du "traité des sensations"* et la levée de fonds pour sauver les derniers mensonges à semences.Giacometti bien branché et bon Voyant a très tôt fait d'y ramasser poussières et têtes sachant que les corps évaporés ne tenaient plus qu'à une tige..Restera quelques in-sectes rapidement à l'insectarium sans sens sent le bon sang et hop!
L'acte mystérieux du désespoir des lignes et des couleurs,décochées en larguant d'étroites platitudes comme autant de ruptures.La Nuit des Signes."Quest-ce qui est préférable:un bonheur vulgaire ou des souffrances élevées?"**La nuance ayant capitulée disparue alors de but en blanc du paradis à l'enfer en deux temps deux mouvements,autant dire qu'il n'y a rien eu,un lieu Irrespirable.
Un lapon, un lapin...coléoptère un coloc erre , un mirage faisant du rase motte,furtif et ni vu ni connu.La Nature aidant d'une douce pluie à un séisme engloutissant toutes rêveries.
Simultanément spectateur et acteur, le sol la tête en une mouvance sans le fleuve D'Héraclite.Annihilation simultanée...."Cette opération résulte de l'imagination qui présente à l'esprit des signes dont on n'avait point encore l'usage,et de l'attention qui les lie avec les idées.."* Et des pensées pour les glaces à Daudelin,son Embacle à Paris...sculpture monumental de plus en plus vrai pour là bas et moins pour ici.Quelque chose comme Miro meurt un 25 décembre,alors qu'au même moment boules et sapins par les fenêtres cassées retournent à l'hiver.Une Traversée
sans la Barque à Charron.Un paquebot à Placebos pour un quatuor de la fin des temps de Messiean.
..."Marcelle figure initiatique s'il en est.Elle occupera une place névralgique dans l'ensemble de l'oeuvre de Michel Beaulieu d'abord comme une montagne de silence,pour faire l'impasse,taire et se taire à soi la vision de la douleur absolue et l'énivitable conscience coupable"**...Et le grand poète traversa sa barque et l'inverse... Beaulieu par L'Aile Salée D'Amour.
L'immense table est mise,les pièces de l'appartement semblent habitées d'une, de présence invisible on pourrait croire que quelque chose a lieu...ou aura lieu?...
Et finalement rien n'aura Lieu.








*Condillac
**Dostoievski
*Condillac
**G.Cloutier-in Trivialités.