6 déc. 2009

De La Guéguerre.


Et là, ne conserver après le fouilli des quotidienneries des mille et un usages de l'esprit grégaire,assez de vivance pour partir commencer un point une ligne,qu'importe la force de bouger un doigt la main tenir un outil ou à la limite tracer dans le sable le vide,un signe,sachant que rien, rien ne viendra,jamais rien ne vient...des milliards de faits et gestes inutiles tentatives dans le trou béant infernal,que d'être.

Ici il y a une traversée à atteindre,une limite à franchir,un voile de Saïs à déchirer.Et de soi-même,assumer la part qu'on n'a pas franchie,pas voulue franchir,car un quelque chose plutôt que rien ce soi-même de l'autre côté ici,avec des tableaux des sculptures,des oeuvres non pas de chimères,de faire valoir,non un ce faire voir comprendre que tout l'Art n'a été que l'instrument majeur de ce voile cette réalité quotidienne,de tous les jours celle qu'on appelle l'ordinaire...l'Art était cette ensorcellement,cette illusion de ce que l'on nomme la vie.
La racine et l'origine d'un voir corps et âme se racontant des petits songes et mensonges de Franco ou Guernica.
L'Art théatre de tous les possibles.Le reste suit.
La Force d'un faire Voir d'un dire et faire dire ce que Créer veut bien.
Invisiblement présent,dans toutes les sphères non du vivant mais de la vie.
Nature et Art luttant pour une vraie Vie car l'origine de l'Art est le Manque.La Nature cherche sa métamorphose par tout ce qui est pour elle, ce qui doit sera...
Cézanne explique cela on ne peut plus clair.
Et le plus Grand que tout celà si on le questionne tombe inévitablement dans la religion.
S'il y a une forme idéale de "prière" elle ne peut-être que poétique ou musicale.
Sans prier,les arts visuels sans mot dire(sans maudire,cent mots,etc)culminent des visions arrêtées,fixéés,d'une efficacité jusqu'à ce jour démontré.L'Amour,la beauté,l'émotion,ryhmes et formes...Pour ne nommer que les plus importants.
Créer c'est le Sens.La quête du sens c'Est créer.
Tous les noms sont des Oui à la Vie.
La destruction écologique est une métamorphose de Nature.
L'Art se doit de tenir...il tient.

4 déc. 2009

L'Oui Dire.



Oui de l'autre côté
ici liant les vagues
grisaillardes
aux chants balançés
des interstices.
Gouffre étourdissant
futur fleuve à larme
Rien d'analogue
non plus que Peyotl

Tous des Breughel
Face à Géricault
en plein coeur
d'un cauchemar
de Dürer
Plus minuit ni nuit
ni noir
De l'autre côté ici

Des trésors de vomies
de peaux séchées
rebuts crachats
de mains percées
hyènes et cochons
mêlés présents
pour la mort.
Ce sera prêt.

Grosse Fête
Gros Party
pas d'échappée
rien à donner
rien à apporter
c'est La Peau-Calisse.
Le mystère, le Dieu
qu'on s'est donné.

L'Évincé




Il y a de l'invisible
tellement le cratère
l'encreu le trou
à testaments s'est élargi.
L'envers fait des bosses
l'essoufflement est mortel.
Il y a du mystère
car la Nature s'Enfante
et s'Enseveli.

Une tonne de rouge
de Manzoni
dans un musée
pour une tonne de gens,
aveugle le directeur.
Le Rouge crée le maître,
et s'envole comme une plume
pour signer.

La mort n'a pas de prix
sans faussaires
l'art jase pavanne
car la solitude du dieu
grandit à vue d'oeil
dehors la horde
s'échauffe d'envie,
un manque de silence
ébruite les prix.

La Nef Des Sous.



"La mort... c'est le but de la vie".
Baudelaire

Le feu du jour,
exécrable miracle
comme des mouches
aux bourdonnements
de l'En Vie.

En trombe,un sifflement
strident là sourd
et aveugle
à un mat attaché
un peintre et un malstrom
s'apprivoise
sur un navire désemparé.

Embarquement pour se taire,
radeau de mes dires
Et le tigre sur le dos
De Borges
Des miracles exaucés
L'aveuglement du physique
du mental pour le dormeur
du val.
Pendant que Sima
se refaisait le visage.

2 déc. 2009

L'Usurpation Du Corps


Tri des cris
jugement d'avant
à la source
en chemin faisant
vers les abattoirs
des yeux convulsés
aux corridas entre
deux lignes

Cela revient
par blanchiment
d'absence à la table
infini du vide
tous boeufs écorchés
que noyés d'ossements
grugés en vain miroir
de mal infini




Un babel bébelle
bas des bas
des morts chiffrés
rognures de génies
méprisant les corps
exaucés par la joie
de l'axe d'un saut
entouré de lumière.