1 déc. 2009

Après La Rage.



Avec ou sans
le rêve
exil ou demeure
l'ensablement
des larmes
à la tombée
des aiguilles
fait fleurir
les millénaires

Et le sans limite
porte justement
hors des hordes
perverses
nihilistes
à la venue
de l'invisible
saillie
de l'ombre.

De blanc de blanc
l'assombrie
ouvre enfin
la Partance.
Le rétablissement
des couleurs
sans les premiers
cris des mondes
nouveaux

30 nov. 2009

Le Chemin de Passage


Voir c'est détruire un voir,désancrer.Ce qui viendra s'imposera,parce que c'est celà,ce ne peut-être autre chose sous peine de ne pas.
Ce voir nouveau à nouveau,comme un jamais vu auparavant,ce qui était mais évanescent,ou entrevu mais rejeté parce qu'en contradiction avec le plus familier.
L'objet d'art commence à la résolution des contradiction.En une pleine coïncidence,pleine renaissance,naissance.Cette Coïncidence se produit à l'ouvert à recherche de ce qui doit pour que l'objet passe à l'éternel du regard,j'arrive à l'autre image,à l'image de l'autre par cette résolution.On dit "j'aime j"aime pas,ou les goûts ne se d..."ou etc.Voir c'est se désencrer.
Voir c'est savoir que tout pourrait être autrement,que c'est autrement!
Mais le monde n'aime pas les mutations,les transformations,le changement.En cela il préfère crever sous le joug des idioties des no way politiques.L'État n'aime pas l'Art.On Voit.Un jour voilà de nombreuses années je lus un mot personnel qui devait être caché au regard de l'autre car griffonné en aide mémoire sur le bureau d'un sculpteur très connu et s'affichant fédéraliste,ce mot disait "La masse c'est dlà marde" la marde?les composts,les fruits,les arbres,..et Nous. Manipuler manipulant,ça donne ce que ça donne.Encore le "bras droit" de René Lesvêque qui me dit "je n'aime pas les artistes"
Les artistes ici je pense à Borduas et "La question Nationnale" et ce "je n'aime pas les artistes".Ce mot de Beckett cité par C. Juliet? "Méfiez-vous de vous et de moi."

Kandinsky dit "Du Spirituel dans L'art." F.Leduc parle des "Iles lumières", pour ces deux approches théoriques qui ne valent pas "la note jaune" du Vincent,ou le "je suis peintre" de Klee,ces faits, après le Cézanne de "la Terre Promise" marquent, signent la Modernité.Il y a autre chose que le réel et on le nomme on le fait Voir.
Autrement que par l'Icône religieuse l'Art avec ses qualités intrinsèques,y Arrive.
Ici l'Art qui n'est qu'un moyen pour la route le chemin...et que tous les Ministères veulent pour tapisser...c'est là que ça se joue...entre le joug d'obéissance et la liberté de l'admirer.On Verra.

Ils Vont...




Oiseau...de l'enfer et du ciel,l'espace des oiseaux,ceux des peintres ceux du Fra,de da Vinci, Braque,Arp,encore une fois il faudrait tous les nommer.L'oiseau pétroglyphe, de l'Arche,oiseau oiseaux,partout toujours des oiseaux...et les vents fous de nos excès d'usufruit,n'y changent rien...que veux bien dire tant d'oiseaux collés dans la peinture,collés dans les goudrons,oiseaux sacrifices,emprissonnés,mangés, dévorés,oiseaux que Vinci libère,oiseaux de génocides,Ortolans, palombes,tourtes,des gratte-ciel catasthrophes coupant le ciel,l'espace...à leurs errances synchronisées,à leurs présages de vie nouvelle...
Et l'air asphyxié..on sait qu'ils tombent. Je connaissais quelques oiseaux de Braque,mais hier A.B m'en a fait voir d'inoubliables,ne pouvant les trahir par la parole,vous les laisse voir en quelque part...n'aimant pas spécialement Braque mais ses oiseaux plus que tout.Ce même A.B m'a offert un tout petit dessin à l'encre de Chine (miniature) d'Hiroshige..ayant appartenu à Vierra Da Silva,(Vierra "les oiseaux")représentant ce qui me semble le mont Fuji en arrière plan et tout en bas trois fruits...bien définis,mais ce qui ressort,ce que l'on observe en premier,ce sont les oiseaux, quatres petits traits perdus par main de maître et l'image s'envole...vers un ailleurs, ici même,là toujours comme à l'épreuve de toutes saisies humaines de toutes hécatombes.Créateurs d'air et d'espace,créatures de rêve.Créatures qui volent avec un coeur.Qui voient avec les ailes des yeux.

29 nov. 2009

Pour Des Pommes


Es-ce la mienne
la leurs
rien n'y fait
la terre
vaque à ses affaires


l'avenir d'hier
plaies camoufflées
Par là ça va
beauté fardée
arrangée
De beaux yeux
la momie

Nature humaine
captif mort ou vif
Nature éternele
Usura bipède
jusqu'au last call

Ni manger ni boire
ni respirer que
trembler grelotter
pourtant
La Ste-Victoire
ton verger de tableaux
Tes Aix aussi
tous à l'écue
surtout à la fin.
Ton hirondelle
ne viendras pas.

Patience dans la Mort.


Captif de tous les possibles.L'histoire humaine montre que c'est toujours du pire qu'il s'agit.Rêvant de Paradis rapidement on se rend compte qu'on est au Temple du Soleil en Jonestown.La beauté du monde dans un monde responsable n'est pas possible.L'Art sans le regard tendu vers...sans disponibilité meurt.
Aujourd'hui c'est de ne pas être regardé vraiment qu'il meurt.
C'est le regard qui est mort.
La banalisation porte le fouilli visuel à l'échelle d'une ingurgitation de canards tel qu'il n'y a plus que de la foi aveugle..C'est bien la création à grand besoin de solitude.
Nous y sommes...en plein diktat de la Big Machine.
Le pire ennemi de l'Art c'est l'artiste et l'artiste en voulez-vous en vlà!Le guide Michelin de l'histoire de l'art a atteint avec internet sa pleine capacité d'uniformisation,sa réussite virtuelle est le chant du signe.A-BLANC.
La Solitude propice à l'écart,à la pensé.Patience dans l'Art,comme dans la mort.