29 nov. 2009

Pour Des Pommes


Es-ce la mienne
la leurs
rien n'y fait
la terre
vaque à ses affaires


l'avenir d'hier
plaies camoufflées
Par là ça va
beauté fardée
arrangée
De beaux yeux
la momie

Nature humaine
captif mort ou vif
Nature éternele
Usura bipède
jusqu'au last call

Ni manger ni boire
ni respirer que
trembler grelotter
pourtant
La Ste-Victoire
ton verger de tableaux
Tes Aix aussi
tous à l'écue
surtout à la fin.
Ton hirondelle
ne viendras pas.

Patience dans la Mort.


Captif de tous les possibles.L'histoire humaine montre que c'est toujours du pire qu'il s'agit.Rêvant de Paradis rapidement on se rend compte qu'on est au Temple du Soleil en Jonestown.La beauté du monde dans un monde responsable n'est pas possible.L'Art sans le regard tendu vers...sans disponibilité meurt.
Aujourd'hui c'est de ne pas être regardé vraiment qu'il meurt.
C'est le regard qui est mort.
La banalisation porte le fouilli visuel à l'échelle d'une ingurgitation de canards tel qu'il n'y a plus que de la foi aveugle..C'est bien la création à grand besoin de solitude.
Nous y sommes...en plein diktat de la Big Machine.
Le pire ennemi de l'Art c'est l'artiste et l'artiste en voulez-vous en vlà!Le guide Michelin de l'histoire de l'art a atteint avec internet sa pleine capacité d'uniformisation,sa réussite virtuelle est le chant du signe.A-BLANC.
La Solitude propice à l'écart,à la pensé.Patience dans l'Art,comme dans la mort.

27 nov. 2009

Rumeur.



L'aiguille du nord
accrochée au palmier
noirçi du sud
sans boussole
coupant les viandes
d'un texan
trempé des
pluies noires de l'hiver
indien
sans trop savoir
fait l'addition
de sa Vérité

L'Oeil de l'enclos
qui vient
rond comme un carré
de grille
Fausse l'étoile
dans un ciel sans sommeil
forré giclant
du sang des célestes

Sorciers de Paillettes
élevant du troupeau
flottant pendu à des fils
poissons
des avenirs d'hier

le progrès des sciences
finit au ciel
dans l'air à billet
sous respirateur
clowns en cascadent
D'autres astres
vont mourir

la formule est simple
un Python pour avaler
la rumeur

25 nov. 2009

Le Délai de l'Air.



Oasis des Silences des visions exigeantes.
La petite oreille Céleste ne capte plus les camouflets bruyants.Ces visiteurs fantômes des bordels ... le temps de rentrer...Pour l'arabesque des agonies de Delacroix,jamais sans Ingres refaisant les corps dedans dehors.La laideur du monde la mienne a décollé du "tout est visage".L'hibernation des oeuvres par les chairs évaporées. La sortie sera lente mais là...en fait il n'y en a pas d'illusion,les restes un monde sans portes ou cent portes à fouillis,scories,schismes,quincaillerie à création.
Ouvrant ici ces quelques "notes de poubelles" ,préférant l'Errance des désirs,de l'ouvrage à lumière,à la joie,éphémère mais Vue espérant qu'elle demeure,ce qu'elle ne fera pas...et c'est bien...tomber avec des ailes ouvertes...se faire les ailes,se préparer aux grands vents,bien voir,bien scripter...Aujourd'hui tel est mon projet.Y a du silence dans l'air.Ce qu'on ne peut dire on le peint. Magnifiques les murs quand ce sont les nôtres..

Hibernation



Dernier ajout
du soleil
après la nuit
sans fin

À l'enlèvement
des oeillères
suite au coma
des vertiges

Toutes les raisons
du monde
érigées sur des sols
vulgaires
sans racines
l'en dessous des pierres

L'oiseau nouveau
siffle les berges
de si près
qu'un nid de sels
s'érige
sur du sang
gelé et froid.