22 nov. 2009

L'Île Marguerite.


La ballade un tant soit peu attentive du côté du Mont Désert petite île sur le bord de l'Atlantique,minuscule bourgade,île de roches désertée de ses arbres,sa flore. Peuplée de nantis avec l'apparat de pauvreté, à l'anglaise... Ici Pénélope n'attend pas, l'Ulysse n'est pas attendu.James est passé avant...Île sans les rudesses des îles plus au nord où encore quelques pêcheurs mènent leurs petites barques.Île de la tristesse,écologique celle d'après Thoreau,comme si la Nature sans la virilité des pics vertigineux des rocheuses,des arbres à tronc solide s'ennuyait. L'île manquait de mouvance,physiquement elle s'était repliée sur son oeuvre,son désert.
Île ombrageuse,sans promesse même sans malheur. Animus sans anima...pureté du choix sans mélange.La Nature désertée par sa fable,violée et abandonnée de Picasso.Île Amazone coupée de toutes îles. Le dangereux ennui a fait fuir l'esprit de l'île vers l'Académie,la France. Beaucoup de choses de l'esprit fuient vers la France.Une reconnaissance historique sans elle? Culturellement à peu de choses près ce pays est d'Or. Cette île sans l'homme n'était que nature et désert...sans nom.

Aux Alentours




D'ailleurs et quand même
ton visage ta main à sang
le sabre de ton cerveau
Même ton armée de prières
son grabuge
extatique infantile
ta hauteur de cul-de-jatte
ton paradis de mer rouge
ta paternité
de castrat
ta violence antique
ton bon mal
ta lèvre de haine
ton fleuve à merde
n'auront raison
de ma bonne humeur
de mon désir de Vivre.

21 nov. 2009

Monde Riant


Ce nuage rouge
si loin
sur le mur
troué d'aveugles
tant de carrés
rectangles
Transes
tremblements
machines à nue
dans le décompte
du temps distrait.
Un jardin,un monde
riant
Jaune sans tournesols

Vent


Vélocité du mental
Patience!
Pour le craquement des os
pour les pompes funèbres.
L'Ouragan des pleurs
Et puis
cette raison défoliante
crisse égratigne
boursouffle
les apprêts
du capital
prépare les fanions
Scories des chairs
vertes Lolas à parade
Ni bien ni mal
À la vélocité du banal.

20 nov. 2009

de Grandes évanescences...


"Il n'y a qu'un seul plaisir,celui d'être vivant,tout le reste est misère."Pavese
On voie que c'est sans fin,interminablement sans incidence,toute forme d'existence est inutilement communicable,qu'un ramassis de malentendus,de contradictions,tellement absorbée par nos défaillances nos manques,ou l'inverse... que camper là au milieu de la vie avec quelques distances, un rire sidérant nous prend.
On voie qu'en dehors des faits divers, banals communs et par surcroît toujours fugaces,éphémères,à chaque instant tout s'efface.Ce qu'il en reste par oubli du temps n'est que rumeur intérieure,qu'un arrangement qui nous sied,la vérité est que tout est évaporation,évanescence...Et là juste là dans la présence précise où je suis c'est déjà plus.
Il y à par contre d'autres formes de présences des rencontres des croisements de regards pour des êtres des choses,objets,à jamais inoubliables...choses ridicules,sans valeurs,sans importances,ici on voie le murmure du vivant,une discrétion,une patience une attente là comblée.
Des choses petites en attente et attendues.
Je crois que créer,oeuvrer c'est tout sacrifier pour ces petits moments,qui deviennent tableaux, sculptures,ou un coup d'amour,encore une danse avec le vent...
Chez Sima dans plusieurs de ses tableaux, ces choses volatiles presqu'imperceptibles,me sont vérifiables pour le reste cela est notre incommunicable,notre attente.