28 janv. 2019

Neiges


Fenêtre Auvent


Instants
d'instinct
distinct
crayons
eau
pigments
couleurs
au noir
soulignant
le blanc
délavé
de l'entour
repasse
trépasse
passe
aux Gestes
+ que LÀ
Tas de choses
à trier
frayant
filant
la ligne
aux vues au Su
du je tu il
nous vous ils
terrés atterrés
dans le sens
de la roue
du moulin
à paroles
machinées
de la luette
ont plumé le bec
et la tête
et les restes
des pets en gaz
du Paradis
à partir en cendres
et poussières
...
La liberté
guidoune
du peuple
lampe
sans lumière
gouffre
de vertiges
disparus
en la nuit
du temps
courant
au compte
d'A lie-Blablas
pour langustes 
lincuistes     
aux langues
d'étrons gères
là des cons
positions
de chaussures
à son pied
autant en emporte
le vent...
Nature tu voies
Arcimboldo
tant pis tant temps
ceci aura été
Tenant eut lieu
enfant seul
le monde s'éteint
en même temps
trop vieux...
Neige noircie
des villes
"vivre tue"*
Alors redondance
froide est la mort
et tremble la chair
seule à Seul lucide
claques les dents
quand la bête meurt
Bien voir
relativant le relatif
puis quoi?
Et ce qui crie
s'écrivant
en nous
seuls à Seul
entre nous
ce che-main
fais ans le Sacrifice
de Tarkovski
Enfin il faut le dire
la fin du quelque chose
pour les Disparus
de la terre
et du ciel...
ceux du conte
d'Eau Mère
où les personnages
demeurent invincibles
pendant des jours
des ans et des siècles
et s'effondrent à la fin
histoire oubliée terminée
et Personne ayant
retourné à RIEN

Manière couillarde
peindre un biscuit
en signe de victoire
sur le soleil de s'éteint
satin satan pas à cela
un soulier de Van Gogh
en Rodin
pour Auguste Claudel
saint et Paul la suite
à Meudon un château
les autres tranches de vie
aux deux Poussins
sur natures Sissi...
autant de jars
sans cul plein de culot
et culotté post zenné
gauche coeur penchant
tombant gogod art muet
attache coupe coupe
montage en épingle
Bref noir et blanc
Eisenstein
Welles Hitchcock
martiens oiseaux
radeau de la Méduse
Titanic Jonas
avalant les pellicules
jaunies du silence
traduit du chinois
suicidé en grappe
ayant payé hara-kiri
Un étang une grenouille
et plops...
Il était ce qui était
collant à mouches
enfantant fantômes
totalitaires privés de tout
seront privés de vivres
en spectres actes
derniers sauts dans le vide
atomique...

De l'autre côté ici
peu pas l'astre
ayant passé à bleu
comme une orange
surréaliste secouée
ses puces transmutées
en poussières
cendres à la mère
au perd éternel
Amour premier
à la passion du créé
RIEN d'autre
qui reste solide
bien ancré
à la falaise
qui s'écroule
en des balbutiements
de babilles en ruine
babines Massada
où les Trois Soeurs
de Percé
aux fous de Bassan
en déclin
de l'île des fleurs
ou des glaces
jusqu'au dégel
tu enseignais
Allons passons
t'a passé et tout avec
Verdun l'église
les bottes les colonels
les She love you
la fille-mère cachée
l'hiver le froid monde
la slush neige noire
oxyde de carbone
la bommerie la peur
14-15 ans
en fils amusé de cadavres
d'un océan l'autre
et ta mort
en habit cravate
dans les bras de Marie
semblable à Gary
un taxi pour ailleurs
folie d'espèce écrivant
erratique de mains
à plume sur un banc
de neige rêvé




Aquin*