6 août 2018

Médium


Oiseaux Sur Fil


Le vent bruine
lueur la fin
ne fait qu'un temps
aux rives de l'infini
l'attidude d'altitude 
inséparable
de celui des mots
détruire construire
il s'agit d'autre chose
Lumière

Fatigue erreurs
errance abîme
du LÀ
hors sa vérité
d'éblouissement
de prégnance
du chez lui
d'Amour Certain

Tant de morts
temps de disparus
tentant le tyran
Voir...
Cet en faire
par lui le UN
le MÊME
ni Dieu ni diable
ni maître
sans sang
ni chaud ni froid
pas d'eau bénite
que de l'élévation
tombant de RIEN

Raison en plus
en moins
combats d'idées
menant guerre
avide de lard
sur mer gelé
à l'art des à musées
des atomes crochus
Des larmes
il est très tard

Adieu adiable
au vert vos vers
des abattoirs
d'enfermement
à coeur éclaté
aux cris voyant
d'oeil au formol
donnant lieu
d'arche à noyer
faux croire
faut vrai
tout a fauché
des langues
et des veines
des cons damnés
à la peine capitale
liste pondue
à crête de pot aux feu
kippas képi la mitre
aux boules à mythe
fondant le fond
d'ennui d'accroire
le croissant luné
aux fours amers
de règles stériles
à matrices germinales
plus d'un million
d'années d'artefacts
Sortir attiré tiré
par un courant d'air
menant au mur
emmuré de murmures
...Sautant
"Figure toi mon Amour"*
étonné au bûcher d'un rapt
lumineux inattendu
surprenant la mort
en pleine abstraction
géométrique
insultant la disparue
qui donne la fin
pour qu'elle se réveille

C'était le verbe
finissant soufflé
d'un conte maux
en mots donnés
Entrée sortir
du coït?
Glusglus gliglis
médium saignant
milliards de pétards
mouillés
du Dieu multiplié
et le Paradis du RIEN
afin de VOIR
ce quelque chose
..."Un éclair...puis la nuit!
- fugitive beauté..."**
La Fin enfin quoi?
Que s'est-il passé?
Main tenant ces restes?
Après l'effroyable
désir de mort
des Disparus
techniquement k.o
Penser en lignes
de cordes suspendues
de rêves à dessein
relevant la main
dessiner
au-dessus dedans dehors
du vertigineux
au-delà eau de là
au début le but
vers d'autres débuts
ayant bu le sur nature
elle passa muse a musé
recréant sans cesse
des en corps encadrés
d'encor LÀ
en ce RIEN
loin du TOUT
dissout difus
partout flottant
enmarbré
parfait infini
en sa FIN




Lavoie*
Baudelaire**