2 mars 2012

Babille Babylon


LE VOL DE LA CHAIR

Au retour
ferme les yeux
cul bute
sur des paroles
en l'air
L'art et l'absence
de lois d'exécuteurs
un rêve de juristes
prudents
de grabats menteurs
en circulation
asilaires
inconnus hordes
d'instinct
aux fausses
monnaies d'amour
sous le jupon
d'eau froide
brûleurs à main
de gestes
incongrus
face aux disparus
en particules
du prix de Rome
Pour ces raisons
la création
échappe à l'aumône
des sèches peaux
C'est affaire
rugueuse
bouillante
troublante
effrayante
Pendu suspendu
par les gosses
entre déesses
et le Dieu
Voir à passer...
Oust Z...après
Tout ce qui
n'est pas tableau
épinglé dévoré
de mouches
noires brûlots
frappes à bord
vingt-et-un
rugissants
de marécage
portes croix
enluminures
Monde n'a rien
à voir

Que fly flop
flip prévisions
faussetés d'hier
nomenclature
jaune rouge bleue
trouée de morts
tas de composts
d'os et poussières
qu'embrayent
les triés du bordel
les rois bourreaux
black fox caméléons
double face
ange fait le yable
Fausseté commune
à lupanar feseux
de marde...
quadrature
à géométrie
invivable...

Feu les sources
miel sève héroïques
des fricassés de rien
du bleu geai
bison ravis
de la sainte victoire
Cartes du ciel
de l'enfer de tes jambes
au feu du centre
des oublis
des germes à viandes
aux crochets des abattoirs
de la vie...
Guerre vous dites?
Mort sous vide
échantillons
de cris de larmes
désespoirs
des sauvent qui peut
qui tapent à la vitre
au fond du coeur

Faire comme si
camps de roses
pestilentielles
cimes de saumures
chiffres d'assassins
vents doux
de dépotoirs
Faire semblant
Lions bien gardés
aux panthères
fastfoods
hanches de baleines
étouffées d'ennuyés
de parfaits disparus
Balzac par Rodin
en queue de poêlon
fissures au sang
torrentiel
en écumes des jours
aux encules
de compostages
des lendemains
de fausses notes
six pieds sous
la bécosse
des maîtres Menauds
Des fêtes
escortées de védeux
des villes d'ozones
et de lumières
au Paradis paraît-il
aux esquisses
d'éternité
de quotidienneries
d'entrailles
à Cendrillon

1 mars 2012

Transe Passage


FOLILÈGE

Printemps
des brises
de redoux
air lourd
étrange
ciel bas
très bas
Bonnard
haut lie
de la terre
une communion
un entre
deux eaux
passage
et traverse
haut lieu
des grands ducs
Un des sous noirs
des haillons
cités des restes
à rognures
pour âmes vertes
scories
desmodontinaes
et la maison
d'auréole
cylindre
au bas du cul
l'étoile
de tes lèvres
qui brûle
les têtes
chercheuses
scrappent
l'envie de mourir
dans les bras
de Daoust
qui suce tout
aux conditions
des mots
En fait yé jlé
avant de passer
y veut pas trembler

Poitrine douce
la terre
échevelée
virevolte
crame la croix
du bagne
prends la porte
de tous les côtés
difficile de passer
quand le passé
écrase les champs
de blé
Et les étés
des robineux
provoquent
tes niaiseries
ta face mal pris
entre deux vacances
de clichés
Sort Albert
transe ton passage
au-delà
du glas des côtes
de rats
corbeilles
à bébelles
passe pousse pas
ton trépas
même si le système
yé là pour ça

Vallées des armes
noces de brochettes
perds casse-toi
prends le taureau
prends Walden
et décorne
ton caca d'amérique
roule ton corps
ravine l'eau
triche ton mentor
encor coupe la queue
du diable pis sort
dessine androgyne
passe l'autre bord
décrisse pas de flics
du tiers de ton hospice
ta droite de fêteux
immobile bilieux
craque ton lampion
des collabos
des studios
fais pas le nono
comprends quié
très tard
que té passé
de l'autre bord
d'une rive
à l'autre
sans ingurgiter
le fil
de tes fèces
qui domine
tes pensées

Traîne pelle
crécerelle
de lit
au fond
des autobus
à la ligne
elle va en faire
courber le chat
des passages
ronds viens
viens
plus que quelques
embranchements
par le vert
à droite
Ce n'est pas
de cela
qu'on parle
L'appel
aux étoiles
dominantes jaunes
brodées
de tournesols
au million près
cent fois
adjugées
Voilà tout ça
passe à passer
à la transe

25 févr. 2012

Mort Sans Suive


BARREAUX DES MOTS

Stérilité
du temps
de la verve
L'état
du château
de faire
en liaison
des sorties
de cases
des éboueurs
du fourre-tout
dans la maison
du jouir
d'un go
et ne jamais
revenir
en poche
des verts
sortilèges
d'une farce
de sol fèces
Mieux eusse
été là
à t'est t
d'Amour
hachurant
le neir
des lèvres
à poèmes
juste là
la tête penchée
sur le clavier
à suivre la mort
de la Trom
à voir défiler
des cailloux
au parquet
des Vingt cents
tournants le sol
la nuit
en plein jour
amassant
des coeurs
de pierres

Doigts percés
des acides
yeux brûlants
ventru
courbé odeur
d'urine
un bestiaire
tout près
du cimetière
et de la voie
rapide
du futur antérieur
penché s'épiphanise
dans l'air
de ses pensées
de la vanité
du même
de la viol
de hanches
aux baisers
de deux sous
des pattes
en l'air
raide et mort
Le graveur
grave
Rembrandt
nous met
la viande
en croix

Énorme la frayeur
de Solitude
en un
en mille
une foirade
de rien de tout
une agitation
une branlade
cosmique
en la mer
céleste
par perd gagne
interposé
fiction friction
d'un monstre
sur la cuisse
de jupiter
con de Nature
malfrat microbien
dur en rond
noyé en la mort
sans suive

...quelque chose
Dieu mais quoi?
Une banane
se faisant
un chou gras
de tous les mots
Qui croyez-vous
que vous croyez?
Spineuze
ou les absents
là LÀ + que LÀ
avec lui
heureux comme
avec une fornication
escronomique
à la sainte table
en-dessous des morts
sans R...
Silence entendu
entre les pattes
de Dydyo et celles
de AArie
en couleurs
blablamascopes
Poétatawin
Dissipées
par la Nature
femmes de Delvaux
solo si sol
si d'eau...
en messe pour
la fin des temps
si seul si deux
trois fois
passé...
mot perdu
désaxé
disparu
sans pensée
à quoi?

Mots à pots
rots sots
maux à pain
rot daim
Mes pieds
brûlent
sans garde
du corps
Là tout avait
disparu
des mots
des barreaux
défernics
ariens
des poules
à coqs
aux crêper
le chignon
du derrière
les gales
du soleil
et peaux mortes
littéraires