17 févr. 2012

Disparition


VIVANCE (en la vie du temps)

Rapide rapt
à vent
crève
ou esquisse
l'aveugle roi
à bout portant
sa mortaise
lui qui n'avait
pas cru
à la foudre
du geai
délinquant
sans dessin
qu'orchidée
du feu
Niche de tête
et qu'un pied
de grande surface
météore de rosée
braqué immense
sur la toile
de fond où
tout est nature
Nature
organe du bon Dieu
place rouge
des cafards
des hébétés...
ah!si j'étais riche
plein de succès
mangeant la tête
par les pieds
avec la racine
terminant le cycle
on the road jack
une pauvreté
tenant le vide
entre ses bras
pour disparaître
dans la vie
du temps...

Oiseaux
des langues
arrachées
cantique
des silences
au gibet
des soupers
mercantiles
saisons
d'aplats
en coffrage
chez Viera
Da Silva
ailes
magnétiques
au nord
des chaux vives
d'où demain
s'envolent
les pierres
de bruines
arabesques
rougies
des vitraux
de vos airs
plombés.

Coule passe
couleur
de la croix
en treillis
de dos fins
en doigts
de griffes
nuit des longs
pinceaux
boue de roses
c'est le prix
Futile chemin
des suites
de vous
des moules
des pairs
à perdre de vue
au dune
des chats
bottés
que d'Amour

16 févr. 2012

Au Front Du Dedans


DEUX MAINS TENANT (le plein du vide)

...de fatigue
les illusions
rien à peine
pas de motif
descente
aux acides
ventrus
des ténèbres
abyssale froideur
humide éjection
et des carcasses
d'os émiettés
corps dissous
d'imposition
cellules
spermatrappes
cale des désirs
fourre-tout
pour cinq cennes
Peindre sculpter
mains à rien
d'ensevelies
au noir
Ingres en passe
d'élongations
d'une danse
à deux piastres
pour têtes
de Turc
portent le devenir
aux tauromachies
des Arianes


...aile
éphémère
a fleuri
le meurtri
du pensé
des fins
l'aujourd'hui
se mire
au noir
des couleurs
Temps fixe
en plein
paradis
à la seule fin
des certitudes
manganèses
d'antres temps

Ne pas
vociférer
ces mains
mortelles
garder
l'unique image
d'une vigie
des ombres
rapportées
au compas
des merveilles
de l'étrange
engorgement
de l'arrivée


La peinture
en fin...
à sa nuit
elle se fond
claudique
à son royaume
flagellé
de bonheur
passe va...
Mord charogne
hurle
égorge
danse au
cliquetis
des os
regarde bien
c'est sans
impossibles
et bien réglé

Ne plus bouger
aux parois
des marbres
de Paros
invisiblement
trace un trait
dès maintenant
dans l'énigme
translucide
du passage
'Dis-moi si rien
fût jamais fait'*
au solide règne
du sans-abri
veines froides
du sans savoir
en sa lumière
Pas plus Ariane
pas plus que bombes
guerres destructions
que rois gueux maîtres
ou esclaves...
Pas un croqueton...
Pas une ligne
Une vivance
haut lieu
des évanescences


Vinci*

15 févr. 2012

Brouillon De Ciel Brûlé


ENTRE LES DENTS'Deux façons de voir les choses:pour moi,dans le pain couronne,ce qui compte,c'est le trou.Et la pâte de la couronne?La couronne on la mange le trou il reste.*

Bulles
en soufflets
eau salée
absence
étrange Là
et étranger
en la
prostration
de l'air
des fins
déchiffrées
au sceau de mer
coupées rouges
d'Attente
langue morte
derrière
la momie
du protocole
de l'association

White
en cul-de-sac
tout au bout
méduser
milles têtes
d'asiles
un carnage
moderne
d'épaves
Tableaux
ardents calcinés
de croix
brûlées
intransigeants
exclusifs
aux racoins
contradictoires
à lire
par bon pouchoir
des migrations
métissées
tonnes d'ordures
transfuges
d'or et de diamants
sang pour
une collusion
hors la loi
des morts
à la cime
des cendres
évanouie
du tombeau
d'amour
Ce rien
où tu n'es plus
qu'un effacé
un trait de Music
sous la corde
à danser de Degas
Brouillons
de ciel brûlés.

Ni vous
personne
minois
ni le miaulement
du chat
mais sous le tapis
cache mort
cache-mire
coconmomique
l'Un saisissant
le saint-impasse
gogh staël wols
voir voyez-vous
corps mourants
d'art sans mots
peut-être
quelque chose?
Somme de silence
à chaque instant
où où le tableau
devient chair

Mandelstam*