29 janv. 2012

Temps Noir D'Éblouie


RAYURE DE VIVANCE (par l'Un parfait)

Figé
en sa géométrie
de mouvance
un forclos
réglait
le sort
Toute
l'éternité
jamais
toujours
pareille
concluait
le roulement
du néant
de l'existence
un puit
sans fond
à la lumière
de l'oeil
Sanctus
...'La nuit
retombe
de bien haut...'*
au Camp
last call
du train
train
pour TOUS
en Fin...

Temps ratatinant
la pauvre
éclaircie
à bout d'enfer
de te manger
mon enfant
sans imagination
à corps
d'orifices
où s'infiltre
le TOUT
dedans dehors
marchants
de bétails
de fidèles
insuffisant
temps blacknoir
de la disparition
du Dieu
de l'Homme
des pierres
sine nomine
d'écoeurement
sanguinaire.

'Alors va! avance
sans armes le long
de la vie
ne crains rien'**
Et combien
en restera-t'il
de poètes
et où sont-ils
à présent
en ce monde
évanoui?
Discrets
écouter voir...
De toujours
eux les IL Y A
parmi la foule
des Jobs
des Séraphins
des mangeurs
de balustre
des...
condamnés
de condamner
au Paradis
de l'Un à un
de l'autre
et Dieu
emporte tout
sur son passage
quand l'art
tire le diable
par la queue.

Ciel ou Enfer
extase ou misère
la Création
en fait son affaire
quelque chose
comme la mouche
sur le cheval
du cocher
elle étant
dans la calèche
pour un ptit tour
du bloc
puis revenir
à Saïs...

Debord*
Hölderlin**

28 janv. 2012

Passé Date


SOUS SILENCE DE TEMPS MORT.'le monde dans lequel je m'étais fourvoyé n'avait pas changé d'un coup mais progressivement.'*

Sans crier gare
l'autre côté
du dire
se mit en place
sifflant
l'air du temps
acide rauque
raclant le fond
engourdi
d'un déraillant
soupir
d'étoufferie
Mise en terre
du génome
de pas moi
mais l'autre.
Désosser
poudre d'os
poussières
débris
scories
rognures
...du temps
d'un infini
liant étouffant
la naïveté
du vivre
d'aimer
jusqu'au bord
de la falaise
d'où éblouie
l'on disparaisse
dans le jamais plus

Eruatonim
de l'autre côté
du Rien
de l'entassement
d'où s'écoule
le sang
cette nourriture
des dieux
aux encans
sévères
des arènes
quotidiennes
que fait voir
Francis Bacon
sans fil d'Ariane
dans le Camp
des viandes
tauromachiques
englouties
par la splendeur
de ses tableaux
de lumière

Fruits
des feuilles
des branches
d'oasis
le sablier cassé
d'incrédulité
l'Éternité
a repris
du désert
vers le Paradis
tout rouge
du petit homme
des jours
au lourd
tombeau
de Lâcheté

Dürrenmatt*

27 janv. 2012

Guerre En Nombre


DE L'ALLÈGEMENT DE L'IMAGINAIRE

Cinq
des quatre
jeudi
Milliard
de deux par deux
14183945
20123456789
pour cent
zéro
huis clos
d'Otto Dix
au million
d'Un conte
dont on a
perdu la trace.

Elle fut
au rang
des premières
à embrasser
l'infini
insomniaque
pour un bout
de pain
mal rompu
laissant échapper
la levure
du sens
dans l'oeil
imbécile
du Tout
où l'Esprit
canonisa
Sainte-Ariane
du Troupeau
Horaire

Compacté asphyxié
retenir son souffle
augmenter le nombre
tenir invisible
dans le vide
d'un échec et mat
d'une fontaine
de R.Mutt.

'Dans mon inconscient
ce sont les autres
que j'entends'*
Il prit le chemin
qui l'avait porté
jusqu'ici découvrit
l'Amérique les myrtilles
la poudre d'os
les mouches moutardes
le professeur Bobus
et lui-même son hôte
à la file indienne.

La mort vivante
par la vie morte
achevait la fin
d'extermination
de l'insaisissable
euthanasie monde
Une biosphère
obéissait
à l'aveuglant
déterminisme
eucomomique
sans queue
ni tête
pendant qu'un Dieu
pissait en sifflant
à la fin des Jours.

Pierres de plumes
par vent céleste
rougeoyant
le festin
d'infini
Vertigineux
constat
sommant la naïve
imagination
à s'embellir
du sacrifice
de sa condition
d'imbécile heureux
attaché
sur l'épave
des significations
tristes.

Artaud*