27 sept. 2011

À Pas


ENTRE SANS JENOUS 'tout paraîtra de plus en plus comme étant insuffisamment organisé'*

Paillasse
forêt des corps
perdus rôdant
d'univers
au-dessus
des dessous
d'atômes d'Anna
pas encor un volcan
des résidus
de tristesse
bruine froide
suite aux derniers
mots d'H-Aquin
abandonnant l'épave
de la langue
devenue Speake White
pendant la traversée
mercantile
des bons dieux
d'or et d'argent
Chambardant
saisons
en bleu glacial
derrière
la cravate
l'errance
en abandon
de silence
Portant à bout
d'essoufflement
ce qui était
la Nuit des avalés
tout rond
disparaissant
avant
les mises bas
du rêve
et les atouts
du coeur

De ces bruines
là encor dernier
deuil à l'hôte
de nos semblables.
Disparition
sans port
des corps au Néant
des bas-fonds
'Et cette fois,
rien, absolument
rien ne viendra
me rejoindre
au milieu de ma nuit'**
de nos Nuits

L'ICI MAINTENANT
en bleu blanchi
humide venu
des germes
du Jeu à terre
non promise
des noyés
du capital
perdu de rien
en TOUT
En sourdine
la vraie vie
juste tourner
un peu la tête
disait Cézanne
pauvrement
pas attachée
sans attache
LÀ l'aller
vers nulle-part
sans chemin
'C'est en plein
tintamarre qu'il faut
prêter l'oreille
au chuchotement
imperceptible'***
du tintamarre
du lâcher prise
du laisser faire
du c'est ainsi
etc...

Passé présent
futur en mix me up
de la dent
d'Adam
dedans à dans
le temps
du début
comme fin
d'ex terminaison
en r de rien
de queue de poison
en tête à queue
là où la barque
est menée par
le bout des mots
'il me presse
de te faire part
de ce texte
que tu m'as demandé
pour MAINMISE.
"Faire part"
n'est pas
une expression
choisie au hasard
puisque mon texte
est mort
en chemin
et je n'en finis
plus d'en ramasser
les débris...'**
et de plus en plus
organisé
en gangue scories
magma
sans Lieu d'être.

Axelos*
Aquin**
Jankélévitch***

26 sept. 2011

Des Mots Glaçés


LE UN DU ZÉRO ...'j'y reste en attendant la fin d'une fuite sans fin.'*

À la dernière
feuille
s'étiole
sans repère
maintenant
que des mots
décimés
du sens
histoire
à barboton
pataugent
en son limon
derniers
tableaux d'Ensor
épuisé radotant
les mêmes tounes
à l'harmonium
deux temps
trois mouvements
seul...
'Ma chambre
intérieure,
seul je puis
y pénétrer:
c'est un tribunal
où je me juge
moi-même à huis clos'*
là où le christ
a pus d'allure
et les filles
belles se jouent
la saute couverte
avec le pantin
de Goya
C'est la vie...
qui pouvons-nous?

'Je me laisse
couler
sous la glace
comme le courant
d'hiver...*
Des enzymes
au chocolat
Ernest adorait
après une tapochade
avec un requin
nonef près de la place
des étoiles
où on canonise
tout ce qui passe.
Il aimait citer
Et Non!

Pas de ritournelles
des tounes
détonnes de tounes
à faire rire
les noyers
les perdus
les guenouilleux
les pas d'ici
d'ailleurs
les pas là
les justes ICI
Les A B casses
Pierre Jean
et des seins
pleins la trinité
Les fêtes
de caniveaux
Sans pêche
dans le bocal
des papas
à gales
de lits morts
Allons on s'éjecte
Édite?
On pubis?
...'sous le courant
d'hiver...'*?
Juste
de la couleur
de la couleur
juste.

Aquin*

25 sept. 2011

Ça Parle Au Diable


FIN DE PARTY...

Juste au moment
où on avait
du plaisir
vers la fin
quand la tête
se vide
que la réalité
passe à
un fait divers
que la confusion
devient confirmation
d'une maladie
du vieillissement
de l'usure
que cela puisse
par expérience
se vérifier
voilà que disparait
la dernière chance
d'un extasiant
oubli...
Ratatiné fatigué
épuisé...
on ne bande plus
on ne fait plus partie
de la bande...
Du liquide au gaz
à un je ne sais quoi
ressemblant
à ceci;
...belle journée
un début d'automne
abrupte après
des jours de chaleur
qui n'en finissaient
plus...
Là tapant ces mots
sirotant le café
un lainage sur le dos
tout semble bien
normal...
La vie s'est reprise
en main criques
ruisseaux fleuves
mers arbres forêts
villes salaires
impôts politique
pollution Dieu...
Une prise en main
la gauche et la droite
un totalitarisme
par la bande.
Un volcan bien mort.

et voilà que
Ça repart...
etc et tchetera
La quête
le quêtage
la prise en charge
les mots et la chose
la cause toujours
l'émotion la douleur
la fin de party.
Un pour soi
à se faire...ex-
Terminer!
Faut-il décourager
la vie?
Le stage
le spectacle
l'enfer...
les beaux jours
Comment sortir
du cercle de soi
de vouloir
en sortir
du nous?
Pas Là pas né
...le temps
d'une image
qui se donne
à penser...
qui tombe
qui croule
qui roule
qui roucoule
ma chérie.
Et bien sûr
quand je pense
à Fernande
à tirer le diable
par la queue
'Chaque touche
semble avoir
perdu ce pouvoir
d'appel qui fera
germer,en quelque
lieu de cette étendue,
un autre
ton imprévisible,
un écho,qui lui
renverra son appel...'*
Ne plus savoir
mêler mêlant...
Ça parle au diable
une ronronnade
avec par derrière
un grondement
(dans un seul sens)
enfin c'est l'extase.

Au diable au vert
est-ce que Ça existe?
'A quel moment,
dès lors,une oeuvre
nous semble-t-elle
finie?'*
Tôt, un soleil
rayonnant
au maximum
de ce qu'il peut
donner à ce temps-ci
de l'année
belle journée
qui commence...
Non...ça ne va pas
j'ai perdu le fil
de quelque chose?
Mais quoi?

Bazaine*

24 sept. 2011

Artchum!!!


ACCROCHEMENT À LA CIME

Quelques rejets
imprévisibles
à peine
un picotement
impromptu
voilà le moment
où s'ouvre
le dedans
de la Chose
chance unique
où l'art
s'accrochant
à ces malvenues
de pureté
verra le Lieu
de reproduction
de l'Éternité
Espace et Lumière
jardin d'Éden
où la pomme
pour un pépin
de sacré
belle fille
...Artchum!!!

Et la méchanceté
les trahisons
complots
assassinats
guerres
bombes
sur la pouponnière
nucléée pour en finir
avec le pervers
l'ignominie
...bref avec la mort
du rejet par
le plus grand
que soi.
Et les beaux jours
la terre bleue
comme le ciel
La Paix après tout.
La sainte paix
avant tout.

Les grands acteurs
nous menant
enfin à ce prologue
cidre de pommes
vinaigre à bon dieu
ces meneurs
d'Apitchoum
bien appuyé
d'un crachat céleste
formant une boule
toute rougeote
des décisions
pour en finir
enfin avec ce cancer
de bordel à virus
banni du corset
de l'infiniment
parfait pour
quelques doullars
de plus au bout
de l'intestin
du voisin
qu'est devenu
mon camarade
...difficile
artchum...
quand l'univers
grégairien
tout entier
est rejeté
de sa perfection
bien grippée.
Artchoum,atchoum
abichboom!

22 sept. 2011

L'Où Vers


PERDRE LA CARTE 'C'est pour te retrouver que je pars et pour te réinventer que je fais semblant de te perdre'*

La tête
d'Arcanes
du rocher
de la dame
au trou
de solitude
charriant
paysage
du bon dieu
désuète
distance
surréel
de l'agapè
d'Agathe
assassinée
d'oiseaux
de passage
où crissent
encor
les cailloux
cherchant
l'apaisement
de Mélusine
sous les pieds
de l'homme
impuissant
du poème
murmuré
et crié
cherchant
Sainte-Agathe
en-dessous
des lignes
de gel
des sans mots
de misère
à poésie
au linceul
de faim
d'Amour
qui n'a ...
'plus de visage
pour rien de rien'**...
qu'un artefact
de partouze
dans l'Un
insipide
parfait.

Aquin*
Miron**

21 sept. 2011

Que Le Mensonge


UN TRAIT APRÈS LA TRAITE DU MONDE

L'en-dessous
dessus
à la disparition
de la nuance
tira sa ligne
imaginaire
sur le courroux
de la Nature
qui d'un trait
devint or.
Dieu reprit
sa parole
et le silence
de la Mort
reprit son règne
Un rêve prit fin
et l'Enfer
chauffé à vif
de globules
rouges
reprit sa courbe
au feu roulant
tout Naturel
de l'inconvénient
de n'être pas né
ICI pas là
juste ici
à brûler vif
égaré en plein
bombardement
de tête
d'un puant
merdier
d'entre nous
Wrong address
au O des sables
mouvants
L'impossible
suicide
flambe
en l'éternel
TOUJOURS

Ébulluant
d'éméliore
interciel
une délivresse
délirium
modularirium
vers...mix
à marmittâge
moimoimoiiii y
on sur le À du Z
en vent doux
et léger
vers mes îles
Zéphiriantes
à la tom-trom
entre encore
le goût
par quelques
cellules
pas spottés
par jenous
et de décrisser
en  de Lauzier
pêcher la grosse
grise au fond
d'un tableau
de Giacometti
Faut d'abord
mourir dans
la cuvette

Murmures
ou bruissements
effleurement ou
hallucination
Perdre le fil
alors...
si sous la plage
le pavé
dit trendedit
à E.G.Robinson
mieux serait
d'étendre
le couvre-feu
à midi et entre
les repas ou
tirer tout
ce qui bouge
entre nous
y a pus personne.

L'Art n'est pas
n'a jamais été
il a créé
ce que l'on nomme
réalité
comme diversion
à l'immonde
dévoration
de (la vraie vie
qui est ailleurs)
ICI MÊME
LÀ JUSTE LÀ
qui est le flou
le vague
l'évanescent
Moi Monde
l'enfoui
sous des tonnes
de tombeaux.
Un jeu
de gouache
errant
en son attente
non d'un sens
ni que d'insensé
Lumière d'être LÀ
JUSTE LÀ